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On arrive presque au bout du FFM. L'heure du petit tour d'horizon. Bilan provisoire, car quelques films restent à voir: le volet compétitif, fer de lance d'un festival, manque de tonus et ennuie plus souvent qu'à son tour. Un problème récurrent d'une année à l'autre. Encore qu'on ait connu des crus plus fastes. Pas celui-ci. Que le Festival des films du monde, pris entre Venise et Toronto, n'ait pas accès à tous les films désirés, on le conçoit, on le comprend, sans attendre l'ascension des sommets. Sauf que certains choix semblent incompréhensibles. Au moins cinq films, soyons généreux, en lice pour le Grand Prix des Amériques, paraîtraient déplacés dans tout rendez-vous de films digne de ce nom.
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Déjà, à la conférence de presse du FFM, les films et les invités français sélectionnés frappaient par leur grand nombre. L'œil aguerri qui année après année soupèse les œuvres d'une programmation trop vaste, s'alluma illico: Tiens donc! On a droit au grand débarquement hexagonal cette année. Que nous vaut soudain pareille offensive?
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C'est bien pour dire. Après s'être farci ce matin en compétition le très mauvais film japonais The Box de Banmei Takahashi — nous y reviendrons—, le désespoir s'est fait sentir. D'où l'envie de fuir à toutes jambes cette compétition de niveau globalement trop faible, en pestant contre cette pochade nippone qui serait déplacée dans tout festival de cinéma.