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Rien ne sera jamais parfait dans le petit univers des récompenses cinématographiques. Chaque année, des reproches, des manquements, des limites se font entendre et sentir. Je me rappelle qu'il y a quatre ans, les nominations aux prix Jutra récompensant le meilleur du cinéma québécois avaient été accueillies avec une volée de bois vert en raison d'oublis majeurs (notamment de Tout est parfait, d'Yves Christian Fournier) qui, aux yeux de plusieurs, discréditaient le système universel de votation au premier tour.
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Le chauvinisme donne parfois des ailes. Au Québec, on est si ravis de voir Philippe Falardeau et son Monsieur Lazhar en selle pour l'Oscar du meilleur film en langue étrangère. Assez pour comprendre la liesse des Français devant la marche triomphale de The Artist de Michel Hazanavicius, un des favoris de la course américaine à la statuette dorée. Vrai baume pour l'ego hexagonal, ces dix nominations, et non les moindres. Le champagne sert à arroser des moments pareils.
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La technologie évolue vite. Trop vite. Qui peut suivre? À peine nous sommes-nous équipés des derniers gadgets en matière de cinéma-maison qu'on nous promet, sous peu et pour tous, le cinéma en relief (3D) au salon. Et combien d'autres révolutions, dont la dématérialisation accélérée du film à emporter.