L'Entrée du Christ à Bruxelles, version vivante
21 mars 2005
Arts visuels
Bruxelles — Des manifestants ont proposé hier à Bruxelles une version vivante de l'Entrée du Christ à Bruxelles, oeuvre du peintre belge James Ensor, afin de dénoncer l'absence du célèbre tableau dans l'exposition La Belgique visionnaire, célébrant les 175 ans de la Belgique.
Après deux ans de négociations, le Musée Getty de Los Angeles a en effet refusé de prêter l'oeuvre qui, le cas échéant, aurait été placée à l'entrée de l'exposition.
Sous le calicot «Vive la Sociale» reproduit fidèlement à partir du tableau, c'est un Jésus en chair et en os, sur un mulet et accompagné de majorettes, fanfares, représentants de l'Église, bourgeoises, pêcheurs d'Ostende ou encore vrais et faux policiers, qui a fait son entrée vers 14h à Bruxelles.
«Ce tableau est un concentré de la belgitude. L'insolence, les blasphèmes, tous ces traits qui caractérisent les artistes belges se retrouvent dans ce tableau», a expliqué hier à l'Agence Belga le président du Comité Wouse, Xavier Tricot. «Mais le commissaire de l'exposition avait peu de chance de voir le tableau en Belgique, car même lors de la grande exposition consacrée à James Ensor en Belgique en 1999-2000, l'oeuvre n'avait pas été prêtée», a rappelé le président du comité culturel ostendais, organisateur de la manifestation.
«C'est scandaleux de vendre de tels tableaux à l'étranger. C'est un manque de respect envers notre patrimoine culturel», s'est-il indigné.
Le cortège a ensuite rejoint le Palais des beaux-arts, puis la place du jeu de Balle dans le quartier des Marolles, avant de se disloquer en fin d'après-midi.
Après deux ans de négociations, le Musée Getty de Los Angeles a en effet refusé de prêter l'oeuvre qui, le cas échéant, aurait été placée à l'entrée de l'exposition.
Sous le calicot «Vive la Sociale» reproduit fidèlement à partir du tableau, c'est un Jésus en chair et en os, sur un mulet et accompagné de majorettes, fanfares, représentants de l'Église, bourgeoises, pêcheurs d'Ostende ou encore vrais et faux policiers, qui a fait son entrée vers 14h à Bruxelles.
«Ce tableau est un concentré de la belgitude. L'insolence, les blasphèmes, tous ces traits qui caractérisent les artistes belges se retrouvent dans ce tableau», a expliqué hier à l'Agence Belga le président du Comité Wouse, Xavier Tricot. «Mais le commissaire de l'exposition avait peu de chance de voir le tableau en Belgique, car même lors de la grande exposition consacrée à James Ensor en Belgique en 1999-2000, l'oeuvre n'avait pas été prêtée», a rappelé le président du comité culturel ostendais, organisateur de la manifestation.
«C'est scandaleux de vendre de tels tableaux à l'étranger. C'est un manque de respect envers notre patrimoine culturel», s'est-il indigné.
Le cortège a ensuite rejoint le Palais des beaux-arts, puis la place du jeu de Balle dans le quartier des Marolles, avant de se disloquer en fin d'après-midi.
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