Enchères - Drouot à Montréal avec Saint Hippolyte
15 novembre 2004
Arts visuels
Drouot Holding tiendra aujourd'hui à Montréal sa première vente aux enchères d'oeuvres d'art à l'extérieur de la France.
Des représentants de la maison de ventes aux enchères française étaient venus tâter le pouls du marché montréalais en septembre dernier en tenant des journées d'estimation gratuite; devant le succès de l'exercice, il a été décidé d'organiser une première vente à Montréal en collaboration avec Iegor-Hôtel des encans, devenue, depuis, la représentation permanente de Drouot à Montréal.
Des pièces d'art européen et canadien principalement seront mises en vente ce soir à l'hôtel Ritz Carlton de la rue Sherbrooke par les commissaires-priseurs Georges Delettrez — président de Drouot Holding — et Iegor de Saint Hippolyte, de l'Hôtel des encans qu'il a fondé — avec Martine de Saint Hippolyte — en 1983.
Deux tableaux de Jean-Paul Riopelle — Soleil de minuit sur LBJ (la baie James) réalisé en 1973 et Cavée, de 1966 — figurent parmi les tableaux offerts, de même qu'un Jean-Paul Lemieux. Autre pièce d'intérêt, un bronze de Louis Philippe Hébert représentant Le Moyne de Sainte-Hélène sauvant un drapeau, qui a été ramené de France pour la vente et dont le seul autre exemplaire connu se trouve au Musée des beaux-arts d'Ottawa, ont précisé les organisateurs de la vente.
Des tableaux de Suzor-Côté, Rita Letendre, Luis Feito, Guido Molinari et d'Henri Michaud seront aussi mis en vente.
Plusieurs lots de bijoux, dont des créations en or et rubis de Piaget et Delrue et «une exceptionnelle parure en or, diamants et émeraudes signée Roger Lucas», figurent aussi parmi les 250 lots du catalogue.
Drouot Holding compte actuellement quatre lieux de vente à Paris, en plus de la Gazette de l'hôtel Drouot, un hebdomadaire publié à 60 000 exemplaires qui renseigne sur les activités de la société.
Iegor de Saint Hippolyte, qui a commencé sa carrière en France — en 1978, il participait à sa première vente à l'hôtel Drouot en tant qu'expert —, ne cache pas sa fierté d'être associé à la célèbre maison française. «Les commissaires-priseurs ont été créés en 1556 et, depuis 1556, les commissaires-priseurs de Paris n'ont jamais fait une vente aux enchères, c'est-à-dire, Drouot n'a fait aucune vente aux enchères à l'extérieur de Paris. Donc, le début de leur conquête du monde, c'est Montréal», a dit M. de Saint Hippolyte au cours d'une entrevue, hier.
Peu après son arrivée à Montréal, hier, en vue de la vente de ce soir, Me Delettrez a indiqué qu'il espérait que Drouot pourrait tenir à Montréal des journées d'estimation et des ventes «deux fois par année et peut-être plus» dans l'avenir. Selon lui, les «cousins canadiens» ont «pris conscience qu'ils avaient un beau patrimoine et que ce patrimoine valait beaucoup d'argent».
Des représentants de la maison de ventes aux enchères française étaient venus tâter le pouls du marché montréalais en septembre dernier en tenant des journées d'estimation gratuite; devant le succès de l'exercice, il a été décidé d'organiser une première vente à Montréal en collaboration avec Iegor-Hôtel des encans, devenue, depuis, la représentation permanente de Drouot à Montréal.
Des pièces d'art européen et canadien principalement seront mises en vente ce soir à l'hôtel Ritz Carlton de la rue Sherbrooke par les commissaires-priseurs Georges Delettrez — président de Drouot Holding — et Iegor de Saint Hippolyte, de l'Hôtel des encans qu'il a fondé — avec Martine de Saint Hippolyte — en 1983.
Deux tableaux de Jean-Paul Riopelle — Soleil de minuit sur LBJ (la baie James) réalisé en 1973 et Cavée, de 1966 — figurent parmi les tableaux offerts, de même qu'un Jean-Paul Lemieux. Autre pièce d'intérêt, un bronze de Louis Philippe Hébert représentant Le Moyne de Sainte-Hélène sauvant un drapeau, qui a été ramené de France pour la vente et dont le seul autre exemplaire connu se trouve au Musée des beaux-arts d'Ottawa, ont précisé les organisateurs de la vente.
Des tableaux de Suzor-Côté, Rita Letendre, Luis Feito, Guido Molinari et d'Henri Michaud seront aussi mis en vente.
Plusieurs lots de bijoux, dont des créations en or et rubis de Piaget et Delrue et «une exceptionnelle parure en or, diamants et émeraudes signée Roger Lucas», figurent aussi parmi les 250 lots du catalogue.
Drouot Holding compte actuellement quatre lieux de vente à Paris, en plus de la Gazette de l'hôtel Drouot, un hebdomadaire publié à 60 000 exemplaires qui renseigne sur les activités de la société.
Iegor de Saint Hippolyte, qui a commencé sa carrière en France — en 1978, il participait à sa première vente à l'hôtel Drouot en tant qu'expert —, ne cache pas sa fierté d'être associé à la célèbre maison française. «Les commissaires-priseurs ont été créés en 1556 et, depuis 1556, les commissaires-priseurs de Paris n'ont jamais fait une vente aux enchères, c'est-à-dire, Drouot n'a fait aucune vente aux enchères à l'extérieur de Paris. Donc, le début de leur conquête du monde, c'est Montréal», a dit M. de Saint Hippolyte au cours d'une entrevue, hier.
Peu après son arrivée à Montréal, hier, en vue de la vente de ce soir, Me Delettrez a indiqué qu'il espérait que Drouot pourrait tenir à Montréal des journées d'estimation et des ventes «deux fois par année et peut-être plus» dans l'avenir. Selon lui, les «cousins canadiens» ont «pris conscience qu'ils avaient un beau patrimoine et que ce patrimoine valait beaucoup d'argent».
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