Passer à la version normale du sitePasser à la version large du siteTaille d'écran
  • Facebook
  • Twitter
  • RSS
  • Connectez-vous

    Premiers coups de sonde du Mois Multi

    Pour sa 19e édition, le festival propose un volet de musique électronique

    8 décembre 2017 |Jérôme Delgado | Arts visuels
    Le spectacle «Trois pièces avec des titres» d’Alexandre Burton et Julien Roy
    Photo: Bruno Destombes Le spectacle «Trois pièces avec des titres» d’Alexandre Burton et Julien Roy

    Le 19e Mois Multi sera plus long, plus étendu et surtout plus musical. Ainsi, selon les premiers éléments dévoilés cette semaine, le festival de février démarrera en janvier. L’événement d’arts multidisciplinaires et électroniques de Québec sortira aussi de la coopérative Méduse, son quartier général. Et la musique sera en 2018 la grande nouveauté.

     

    Le Mois Multi restera néanmoins le même, un mariage de spectacles et d’expositions. Fin janvier, le premier spectacle programmé a été confié au très mécanique Théâtre Rude Ingénierie (TRI), le collectif chargé de clôturer l’édition… 2017. Le festival reprend là où il s’était arrêté.

     

    L’édition à venir est la dernière des trois programmations conçues par Ariane Plante, commissaire invitée depuis 2016. Les oeuvres qu’elle a retenues sont encore portées par le thème du réenchantement du monde, et son désenchantement.

     

    « Cette édition sera davantage [une invitation à] penser la suite du monde et notre rapport à la nature. Les oeuvres sont très près des éléments de la nature, elles figurent notre place dans l’environnement », disait-elle en marge du « prédévoilement » du festival.

     

    Avec Saison complète, TRI propose un nouveau spectacle éclaté et évolutif, qui s’étalera, pendant neuf jours, en trois temps. Ou trois épisodes, à la manière d’une télésérie. L’oeuvre commandée par les Productions Recto-Verso, l’organisme derrière le Mois Multi, prendra d’abord la forme d’une installation, sorte de théâtre de machines cinétiques, puis celle de plateau de tournage, avec performeurs. Çase terminera par la projection des scènes tournées sur place.

     

    Deux expositions seront en place dès la mi-janvier chez des partenaires basés à Méduse. Le centre VU accueillera un corpus d’oeuvres photographiques, vidéographies et sculpturales de Scott Massey, artiste de Vancouver préoccupé par les phénomènes naturels. Dans Movement Without Moving, il oppose inertie et mouvement par le trafic d’appareils optiques.

     

    La Montréalaise Magali Babin, artiste sonore de renom, occupera la petite salle de L’Oeil de poisson. Celle qui s’intéresse au paysage acoustique signe Ça ne peut pas durer toujours. L’oeuvre puise dans le répertoire de la musique populaire et suggérera « un moment d’arrêt et d’introspection contemplative ».

     

    L’offre pour les oreilles sera importante dans ce Mois Multi, du moins selon ce qui a été jusque-là dévoilé. L’Italienne Michela Pelusio, parmi d’autres, proposera une performance optique et sonore à partir d’un objet vertical en « perpétuelle métamorphose ».

     

    Mais c’est l’invitation faite à Michel Plamondon qui rendra la 19e édition musicale. Cet acteur de la scène électronique minimale de Québec a été chargé d’une programmation dont l’élément marquant sera la présence de Robert Lippok. Le compositeur allemand est associé depuis longtemps à Berlin et à la musique expérimentale qui en émane. Ancien musicien punk, Lippok sera à Québec pour une des soirées dites « indomptées ».

     

    Michel Plamondon a aussi concocté des fins de soirées avec DJ, à vivre ailleurs qu’à Méduse. Le bar La Cuisine, un lieu déjà réputé pour sa programmation musicale, devient ainsi la deuxième antenne du festival.













    Envoyer
    Fermer
    Les plus populaires

    Abonnez-vous à notre infolettre. Recevez l'actualité du jour, vue par Le Devoir.