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    MBAM: en route vers les cultures du monde

    Les oeuvres de Picasso côtoieront celles d’artistes africains et afro-canadiens en 2018

    29 novembre 2017 |Jérôme Delgado | Arts visuels
    L’œuvre «Femmes à la toilette», de Pablo Picasso, fera partie de l’exposition «Face à face: d’hier à aujourd’hui, les arts premiers et Picasso», qui tournera autour du maître espagnol.<br />
 
    Photo: Succession Picasso/SODRAC. RMN-Grand Palais/Art Resource/Mathieu Rabeau L’œuvre «Femmes à la toilette», de Pablo Picasso, fera partie de l’exposition «Face à face: d’hier à aujourd’hui, les arts premiers et Picasso», qui tournera autour du maître espagnol.
     

    Trois figures historiques, Napoléon, Picasso et Calder, ponctueront l’année 2018 du Musée des beaux-arts de Montréal (MBAM). La programmation ne fera pas cependant que célébrer le passé, selon ce qui a été présenté mardi aux médias.

     

    Dans un souci d’équilibre entre les cultures et de mise à niveau de ses collections, l’établissement dirigé par Nathalie Bondil fera une belle place aux créateurs africains, ainsi qu’aux artistes afro-canadiens.

     

    Sept expositions seront inaugurées entre février et septembre, mais le MBAM aura déjà les yeux tournés vers 2019 alors qu’on inaugurera les espaces consacrés aux cultures dites du monde.

     

    Cette nouvelle section, qui aura peut-être un jour son propre comité d’acquisition, occupera les salles vidées avec le transfert des tableaux de grands maîtres vers le Pavillon pour la Paix. L’inauguration de celui-ci en 2016 a permis de réorganiser le bâtiment de 1991, celui conçu par Moshe Safdie.

     

    « Les cultures du monde, c’est le troisième grand chantier du musée, après l’art-éducation et l’art-thérapie. Il faut s’intégrer dans le Montréal d’aujourd’hui, être branché dans la diversité. Travailler pour ça est complexe », reconnaît Nathalie Bondil.

     

    Le 4e étage du pavillon de 1991 abritera ces collections qui ratisseront large dans le temps, de l’archéologie à l’art contemporain, et dans l’espace. Le projet, qui conclut le programme humaniste né avec le Pavillon pour la Paix, nécessitera une campagne de financement sur le point d’être amorcée.

     

    La riposte à Picasso

     

    Le MBAM profitera de 2018 pour acquérir des oeuvres d’artistes africains actuels. L’été, ceux-ci se trouveront même sur le même pied que le grand Pablo Picasso.

     

    L’exposition Face à face : d’hier à aujourd’hui, les arts premiers et Picasso tournera autour du maître espagnol. Mais avec l’intention de repenser la relation établie par un art eurocentrique avec des arts jugés primitifs ou tribaux.

     

    « [L’exposition offre] une relecture de l’histoire de l’art. [Elle s’interroge sur] des notions acquises, abondamment commentées », dit Nathalie Bondil. À l’« art nègre » de Picasso riposteront les Yinka Shonibare et autres Samuel Fosso.

     

    Conçu par le Musée du quai Branly avec l’appui du Musée national Picasso, ce « face à face » abordera autant l’appropriation culturelle que sa réappropriation.

     

    La question identitaire et l’esprit d’ouverture seront relayés par l’autre exposition estivale, Nous sommes ici, d’ici : l’art contemporain des Noirs canadiens. Conçue à Toronto, elle prendra une voie québécoise au MBAM.

     

    Le musée vise à acquérir pour l’occasion des oeuvres de ces artistes encore souvent marginalisés. L’exposition Connexions, prévue pour la fin de l’été, mènera aussi à des acquisitions, au bénéfice cette fois d’artistes issus de la diversité artistique.

     

    L’établissement montréalais profitera du programme de subventions Nouveaux chapitres du Conseil des arts du Canada pour mener à bien ses objectifs autour de l’exposition Connexions. Cet argent s’ajoute au budget d’acquisition du MBAM, qui tourne autour du million de dollars.

    Trois grands rendez-vous de 2018 Napoléon. Art et vie de cour au palais impérial, du 3 février au 6 mai. Deux centaines d’oeuvres et d’objets, dont la moitié fait le voyage pour la première fois en Amérique du Nord, composent cette expo bâtie avec le concours des collections nationales françaises. « [On comprendra] comment vit l’empereur, qui sont les gens qui l’entourent. C’est un art marqué par la propagande, par la légende. Et c’est un mythe que l’homme était seul face à son destin. Il n’était pas du tout isolé », suggère le commissaire Sylvain Cordier.

    Face à face : d’hier à aujourd’hui, les arts premiers et Picasso, du 12 mai au 16 septembre. Cette expo menée sous la lunette anthropologique est actuellement en place au Nelson Atkins Museum of Art de Kansas City.

    Calder. Le monde mobile d’un inventeur radical, du 22 septembre au 17 février (2019) Première rétrospective depuis 1988 du travail d’Alexander Calder, la toute première au Canada, l’expo regroupera 200 oeuvres, issues de toutes les périodes de l’auteur de L’homme, la sculpture phare d’Expo 67. L’accent sera mis sur la représentation du mouvement, notoire dès son travail sur le thème du cirque.
     












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