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    Quand Montréal rime avec sport national

    24 novembre 2017 |Philippe Papineau | Arts visuels
    L’érudit verra son cœur battre à la vue d’objets phares, comme une série de bâtons historiques.
    Photo: Caroline Thibault L’érudit verra son cœur battre à la vue d’objets phares, comme une série de bâtons historiques.

    Le monde du hockey est lié si intensément et depuis si longtemps à Montréal que son musée d’histoire, Pointe-à-Callière, a décidé d’y consacrer une exposition complète, bourrée d’artefacts de toutes les époques, et tout simplement nommée Passion : hockey.

     

    Les astres étaient aussi alignés pour l’établissement du Vieux-Montréal, car l’exposition qui débute samedi arrive non seulement à la fin du 375e de Montréal, mais aussi au moment où la Ligue nationale de hockey (LNH) fête son centenaire et où son trophée mythique, la coupe Stanley, souffle 125 bougies. Trois fêtes en une, c’est un tour du chapeau.

     

    Deux anciens joueurs du Canadien, Mathieu Dandenault et Steve Bégin, étaient sur place jeudi lors d’une visite de presse. « Je crois qu’ils n’auraient pas pu trouver un meilleur titre pour l’exposition, croit Bégin, qui a joué pour cinq équipes de la LNH dans sa carrière. C’est très simple, mais totalement vrai. Et si on avait voulu ajouter un mot à ça, on aurait pu dire que c’est une religion ! »

     

    Pour la directrice générale de Pointe-à-Callière (PàC), Francine Lelièvre, c’était un sujet « en or ». Le Musée canadien de l’histoire (MCH) l’avait déjà exploité plus tôt cette année à Gatineau, et comme un bon duo de défenseurs, les deux établissements ont travaillé de concert. Les aspects plus historiques de Passion : hockey viennent du MCH, mais 60 % de l’exposition est propre à ce que présente PàC.

     

    « Nous avons “montréalisé” l’exposition, si on peut dire, en y racontant l’histoire des lieux de hockey à Montréal, des événements marquants et des rivalités des Canadiens, explique Mme Lelièvre. On a aussi fait un appel au public, et plus d’une centaine de fans et de collectionneurs nous ont offert au moins 500 objets. » Du lot, 250 sont exposés dans la dizaine de salles réparties sur deux étages.

     

    Hockey en tout genre

     

    C’est par un recul historique que commence la visite. « Il fallait aller plus loin que le hockey d’aujourd’hui et les quelques vedettes des 40 dernières années », précise Mme Lelièvre.

     

    On tombe rapidement sur un impressionnant artefact, soit le plus vieux bâton de hockey existant, daté de 1835. Presque une branche d’arbre en arc, à la palette toute droite, que n’aurait probablement pas aimée Marty McSorley.

     

    Puis tout près, des cartes de hockey miniatures datant de 1910, ainsi qu’un hommage à Berthe Lapierre, qui a joué au hockey dans les années 1930 avec Les Canadiennes de Montréal.

     

    « Le hockey, ce n’est pas juste la LNH, précise la directrice générale Francine Lelièvre. Il fallait parler du hockey féminin, du hockey olympique, paralympique, mais aussi celui des amateurs et des familles. » Une section de Passion : hockey est d’ailleurs aménagée comme un vestiaire, dans lequel les plus jeunes pourront essayer de l’équipement de hockey.

     

    Le contrat de Maurice

     

    Le néophyte trouvera dans Passion : hockey plusieurs informations sur l’ancrage du hockey à Montréal, en capsules écrites, en objets de toutes sortes, mais aussi en vidéo et en production interactive — on peut y tenter de décrire un match en temps réel.

     

    L’amateur d’art ne sera pas en reste, car on peut retrouver sur les murs de l’exposition des oeuvres d’art à saveur sportive, dont des créations signées Serge Lemoyne.

     

    L’érudit, lui, verra son coeur battre à la vue de certains objets phares, comme deux masques du gardien Jacques Plante, le casque Jofa bleu de Wayne Gretzky, une série de bâtons historiques et plusieurs chandails mythiques, dont celui porté par Paul Henderson lors de la Série du siècle en 1972.

     

    Mais pour Mathieu Dandenault, c’est un tout petit bout de papier qui lui fait briller les yeux presque autant que les diamants de la bague de la Coupe Stanley qu’il arbore pour l’occasion. « Ce qui m’a impressionné, c’est le contrat de Maurice Richard, écrit au crayon à mine ! » dit-il en montrant le papier à lettres avec l’en-tête « The Forum » et la mention « Smoke Export cigarettes » en bas de page. Montant : 14 000 $. Et 1000 $ de plus si le Rocket marquait 35 buts. « C’est vraiment spécial de voir ça, comment le hockey a évolué, et où il est rendu aujourd’hui », ajoute-t-il.

     

    La direction de Pointe-à-Callière se réjouit de voir la variété des angles abordés dans Passion : hockey, et croit que l’exposition lui permettra d’élargir sa clientèle. « Je pense qu’on a un sujet qui va toucher des gens qui ne seraient pas toujours venus dans un musée pour une expo sur la culture antique par exemple », dit Francine Lelièvre.













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