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    Une toile du président Trump mise en vente chez Barnebys.co.uk

    8 septembre 2017 |Stéphane Baillargeon | Arts visuels
    Une œuvre similaire à celle-ci, qui sera bientôt aux enchères, a déjà été adjugée à près de 30 000 $US.
    Photo: Barneby’s Une œuvre similaire à celle-ci, qui sera bientôt aux enchères, a déjà été adjugée à près de 30 000 $US.

    Une oeuvre de la main du président américain, Donald Trump, sera bientôt mise en vente par un encanteur d’Hollywood. La toile très épurée représente les gratte-ciel d’une ville, vraisemblablement New York. La ligne des immeubles a été réalisée d’un seul trait noir.

     

    Des diagonales rehaussées de lignes dorées traversent les immeubles. Le même crayon a servi pour la signature dans le coin droit. Elle-même imite déjà une sorte de ligne d’horizon de mégalopole moderne.

     

    Le travail sans titre a probablement été réalisé en 2005 pour un encan-bénéfice qui comprenait aussi des oeuvres du sénateur John McCain, candidat à la présidence défait par Barack Obama en 2008. L’hôtel Nate D. Sanders de Los Angeles avait alors lancé les enchères à 9 000 $US pour une toile semblable de Trump. Le marteau du pupitre l’avait adjugée à 20 000 $ de plus.

     

    Malgré plusieurs tentatives jeudi, aucun spécialiste universitaire ou galeriste montréalais n’a répondu aux demandes de commentaires sur la valeur marchande ou artistique de cet objet de curiosité.

     

    Bébelles de vedettes

     

    Quand Donald Trump l’a réalisée, il n’était qu’un richissime animateur de télé-réalité. L’encanteur Pontus Silfverstolpe, cofondateur de la maison Barneby’s, avouait jeudi dans un communiqué que ce genre de pièce défie l’entendement et les prédictions. L’agrégateur artistique en ligne (« le Google des arts ») proposait jeudi 667 670 lots en provenance de quelque 2000 maisons d’enchères du monde entier. La toile de Trump sera prochainement mise en marché par la maison Julien’s, de Californie, spécialisée dans les « bébelles » de vedettes.

     

    Celle du président se retrouvera alors en drôle de compagnie sur le site de Barneby’s. On y offre déjà un dessin sur papier d’Andy Warhol de la Trump Tower (14 000 $) ; un portrait de Ronald McDonald Trump de la Suédoise Kalle Mattason (300 $), représentant le président en clown ; une affiche militante au titre éloquent : Oi Trump You Fucking Dip Shit (50 $) ; et plusieurs objets typiquement américains signés par le républicain (un drapeau, une balle de baseball, un dollar).

     

    Des précédents

     

    Donald Trump n’est pas le premier président peintre des États-Unis d’Amérique. Le général Ulysses S. Grant, devenu le 18e président, avait un talent certain, cultivé dès l’académie militaire de West Point. Dwight D. Eisenhower se mit aux pinceaux sous l’influence de Winston Churchill, réputé aquarelliste. On lui attribue quelque 250 toiles pleines d’entrain, mais assez médiocres techniquement.

     

    Jimmy Carter, beaucoup plus prolifique et talentueux, réalisa des oeuvres colorées et figuratives, souvent des natures mortes. Une de ses toiles s’est vendue 750 000 $US en 2016.

     

    George Bush fils peint depuis sa retraite. Il chérit les représentations d’animaux, surtout les chiens. Il a réalisé des portraits de soldats reproduits dans un album intitulé Portraits of Courage. Les toiles sont exposées dans sa bibliothèque présidentielle de Dallas jusqu’en octobre.













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