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    Espace pour la vie

    Un repère pour amoureux de la nature

    13 mai 2017 | Claude Lafleur - Collaboration spéciale | Arts visuels
    L’artiste Patrick Dougherty créera en direct ses œuvres à partir de tiges de saules tressées dans l’Arboretum du Jardin botanique. Les visiteurs seront aussi invités à créer à ses côtés une œuvre.
    Photo: Hatten L’artiste Patrick Dougherty créera en direct ses œuvres à partir de tiges de saules tressées dans l’Arboretum du Jardin botanique. Les visiteurs seront aussi invités à créer à ses côtés une œuvre.
    Ce texte fait partie d’un cahier spécial.

    Peut-être ignorez-vous que le regroupement du Jardin botanique, de l’Insectarium, du Biodôme et du Planétarium constitue l’Espace pour la vie ?

     

    « Il n’y a pas beaucoup de villes à travers le monde qui disposent de quatre institutions de cette ampleur, constate Charles-Mathieu Brunelle, directeur d’Espace pour la vie. Nous sommes vraiment très chanceux ici à Montréal ! »

     

    Lorsque M. Brunelle est entré en fonction en 2008, ces quatre institutions étaient déjà regroupées administrativement. Toutefois, son équipe a eu l’idée de créer une mission commune afin de propulser ces institutions dans le XXIe siècle. « Nous avons donc eu l’idée de reconnecter l’humain avec la nature », dit-il.

     

    Quelques années plus tôt, M. Brunelle avait fondé la TOHU, un établissement d’un nouveau genre, combinant cirque, terre et humain, et qui a depuis obtenu de nombreux prix dans le domaine de l’architecture, de l’urbanisme et des affaires. Voilà donc qu’il récidive en créant l’Espace pour la vie, qui se veut un projet inventif, participatif et ouvert sur le monde. C’est ainsi que le Biodôme, l’Insectarium, le Jardin botanique et le Planétarium constituent un lieu où la nature et les sciences sont à l’honneur.

     

    Ce complexe muséologique se veut en plus un « mouvement participatif des citoyens », ainsi qu’un engagement envers la biodiversité. On parle même de cocréation avec les visiteurs.

     

    Rendez-vous horticole : le beau à manger

     

    Ainsi, du 26 au 28 mai, nous sommes conviés au Rendez-vous horticole du Jardin botanique. En cette 20e édition, on nous initiera au foodscaping, c’est-à-dire à la création de jardins ornementaux constitués de plantes comestibles. « Fruits, fleurs et légumes font désormais bon ménage dans nos platebandes urbaines », explique-t-on. Plus besoin donc de cultiver un potager, on n’a qu’à intégrer des plantes comestibles ou productrices de fruits et légumes à nos aménagements paysagers !

     

    « Nous mettons vraiment l’accent sur les contenus en créant des jardins nourriciers », résume Charles-Mathieu Brunelle.

     

    On vous présentera également l’aquaponie, une technique de production qui combine l’aquaculture et l’hydroponie (ou agriculture hors-sol). De plus, le Rendez-vous horticole dévoilera l’échinacée de Montréal, qui a été produite pour souligner le 375e anniversaire de la ville.

     

    Jardin botanique : les sculptures Dougherty

     

    Patrick Dougherty est un artiste de land art de renommée internationale. Cet été, dans l’Arboretum du Jardin botanique, il créera en direct de spectaculaires sculptures fabriquées à partir de tiges de saules tressées. On sera même invité à créer avec lui l’une de ces oeuvres végétales.

     

    L’artiste sera à l’oeuvre du lundi au vendredi, de 9 h à 17 h, du 15 au 22 juin et du 3 au 22 juillet.

     

    Par ailleurs, chaque dimanche après-midi, le Jardin botanique reçoit des artistes. C’est ainsi que cet été, l’harmoniste Guy Bélanger, le duo mère-fille Carol Young et Coral Egan, ainsi que Luce Dufault et Shaw Phillips seront en concert « dans un environnement tout à fait enchanteur », souligne M. Brunelle.

     

    Planétarium : des ondes aux petites planètes

     

    Pour sa part, le Planétarium Rio Tinto Alcan présente depuis le 9 mai un programme double : Kyma, ondes en puissance et Voyageurs de l’ombre.

     

    Fruit d’une première collaboration entre l’Office national du film et le Planétarium, Kyma est un film artistico-scientifique qui nous fait explorer la gamme des ondes, de celles qu’on perçoit à l’aide de nos yeux ou de nos oreilles ou que l’on ressent sur notre peau jusqu’aux plus mystérieuses ondes en provenance de l’univers. On nous promet une expérience immersive insolite où artistes, musiciens et acrobates donnent corps aux mondes invisibles des vibrations.

     

    Avec Voyageurs de l’ombre, on nous fait découvrir les origines du système solaire et les petites planètes (dont Pluton, Charon et Cérès), de même que les comètes (dont la célèbre 67P/Tchouri explorée par la sonde Rosetta).

     

    Charles-Mathieu Brunelle indique au passage que le Planétarium développe une expertise en scénarisation propre à Montréal. « Nous sommes à Montréal un berceau de créativité, rappelle le fondateur de la TOHU. Et nous, nous recourons aux meilleurs créateurs pour concevoir des projets uniques en leur genre. »

     

    Insectarium : des insectes au menu

     

    « Et si les insectes faisaient partie de l’alimentation de demain ? » C’est la proposition audacieuse que nous fait l’insectarium cet été… avec dégustation à l’appui !

     

    En effet, l’Insectarium nous invite à « élargir nos horizons gustatifs » en nous conviant à goûter à des aliments confectionnés à partir d’insectes. On nous propose des bouchées aux saveurs étonnantes. « Allez-y, croquez ! Vos papilles n’en reviendront pas ! » nous promet-on.

     

    À ceux et celles que l’idée rebute, M. Brunelle précise qu’on ne mange pas les insectes en tant que tels, mais qu’il s’agit plutôt de farines fabriquées à base d’insectes.

     

    Biodôme : la forêt et la mer au menu

     

    Cela vous dirait-il de goûter à du sirop de bouleau blanc, à du sapin en gelée, à des boutons de marguerite, à des algues du golfe ou de savourer une tisane de thé des bois ?

     

    Rendez-vous donc au Biodôme où des entreprises québécoises présentent leurs produits de la forêt et des rives du golfe du Saint-Laurent.

     

    Et si nous devenions des biophiles ?

     

    Comme l’illustre la programmation de cet été, Espace pour la vie met l’accent sur les interactions avec les visiteurs, indique Charles-Mathieu. « On veut aller de plus en plus en implication avec le citoyen », dit-il.

     

    « Nous, nous célébrons la vie, poursuit-il, et notre approche c’est : vivre la vie. Nous cherchons donc à faire apprécier les beautés et les bienfaits de la nature. »

     

    Le complexe muséologique cherche même à répandre le concept de la biophilie, c’est-à-dire à nous faire « tomber amoureux de la nature ». « Notre programmation vise à mettre en valeur la nature inspirante », résume le directeur d’Espace pour la vie.

     

    « Et comme j’aime à le répéter, lance-t-il, si vous voulez voir du 3D, déposez votre cellulaire et venez nous voir ! »













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