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    Décès du mécène Michal Hornstein

    28 avril 2016 |Philippe Orfali | Arts visuels
    Michal Hornstein en 2013
    Photo: Simon Villeneuve / CC Michal Hornstein en 2013

    Homme au parcours extraordinaire, le grand collectionneur d’art et mécène montréalais Michal Hornstein est mort lundi à l’âge de 95 ans, à quelques mois de l’inauguration du nouveau pavillon du Musée des beaux-arts de Montréal (MBAM) qui porte son nom.

     

    Évadé d’un train qui devait le mener tout droit vers Auschwitz, ce rescapé polonais de l’Holocauste vivra clandestinement en Tchécoslovaquie, puis en Hongrie, avant de s’enfuir à Bratislava, pour ensuite s’installer à Rome, où il épousera son épouse Renata. À travers elle, il se découvrira une passion pour l’art, particulièrement la peinture européenne des XVIe et XVIIe siècles.

     

    C’est finalement à Montréal qu’il élira domicile, en 1951. Il fondera l’entreprise immobilière Federal Construction Ltd., qui lui permettra de faire fortune en construisant immeubles d’habitation et centres commerciaux, puis d’établir au fil des années l’une des plus imposantes collections privées d’art au Canada. Il devint au cours des cinquante dernières années le plus grand mécène de l’histoire du MBAM.

     

    « À la fois bâtisseur et rassembleur, ce philanthrope a joué un rôle clé à Montréal en s’investissant pour la protection et la promotion des arts, mais aussi de la santé et de l’éducation. Michal Hornstein a laissé une empreinte indélébile au MBAM, ayant siégé à son conseil d’administration pendant 46 ans », a commenté mercredi soir Nathalie Bondil, directrice et conservatrice du Musée.

     

    « Au fil des décennies, Michal a changé le profil de notre musée grâce à des dons remarquables et à un appui constant », a-t-elle ajouté.

     

    Des dons par centaines

     

    Ce décès survient quelques semaines seulement après celui de son complice Bernard Lamarre, et à huit mois de l’ouverture du pavillon pour la Paix Michal et Renata Hornstein, qui accueillera plusieurs oeuvres parmi la centaine de peintures et 423 dessins donnés par les Hornstein à l’institution muséale. « On aurait pu vendre cette collection en une journée, estimait M. Hornstein en 2013, dans une entrevue à La Presse. À New York, les gens ne comprennent pas pourquoi je ne vends pas. Mais je n’ai pas besoin d’argent. […] Je ne regrette rien. J’espère que je verrai le musée construit… »

     

    M. Hornstein avait pu visiter, il y a peu de temps, l’édifice en construction, dont l’inauguration doit coïncider avec le 375e anniversaire de la métropole, a précisé le musée mercredi.

     

    Avec son épouse, M. Hornstein comptait également parmi les principaux bienfaiteurs de nombreuses institutions montréalaises telles que l’Hôpital général de Montréal, l’hôpital juif et Royal Victoria, de même que la plupart des universités de la métropole. Il laisse dans le deuil sa femme Renata, ses enfants Sari et Norbert, quatre petits-enfants et de nombreux proches. Les obsèques se dérouleront jeudi à Montréal.













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