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    7e festival Art souterrain

    Israël invité d’honneur sur le thème de la sécurité

    18 février 2015 |Caroline Montpetit | Arts visuels
    Graham Caldwell, «Compound Eye», 2008
    Photo: Gracieuseté de l’artiste Graham Caldwell, «Compound Eye», 2008

    Selon Jean de Lafontaine, le désir excessif de sécurité est l’adversaire d’une vraie liberté. Et cette recherche de sécurité est au coeur de la thématique du 7e festival d’art contemporain Art souterrain, qui prend l’affiche du 28 février au 15 mars dans différents lieux de Montréal.

     

    Pour discuter sur ce thème, le pays invité d’honneur n’est nul autre qu’Israël, qui sera représenté ici par de nombreux artistes d’art visuel, et aussi par la commissaire Carmit Blumenshon. Celle-ci écrit d’ailleurs, sur le sujet du festival : « Dans la deuxième décennie du XXIe siècle, ce besoin humain universel, fondamental, semble trop fragile. Les oeuvres des artistes que j’ai choisi d’exposer à Art souterrain 2015 offrent un vaste aperçu de la sécurité personnelle, sociale et culturelle au-delà des frontières historiques. Cet aspect transpire d’origines humaines universelles, adoptant les mythes, traditions et rituels ancrés profondément dans la culture humaine. »

     

    De ce groupe, les Israéliens tels que Merav Svirsky, avec son oeuvre Common Swift Birds, Inbal Hoffman et They’re Everywhere, et Maya Landmans, avec The Pact, exposeront au Centre de commerce mondial de Montréal.

     

    Sélection des oeuvres

     

    De son côté, le commissaire québécois Raymond Cantin, qui est aussi l’instigateur de l’événement annuel World Press Photo, a sélectionné des oeuvres de photographes québécois et étrangers. Il explique son choix en ces mots : « Les séries choisies explorent comment la photographie a été utilisée à la fois comme un instrument de surveillance et comme un outil pour documenter, exposer et contester l’impact de la surveillance sur la surveillance, sur les libertés civiles, les droits de la personne et les libertés fondamentales. » Des photographies de Martin Girard et de Frank Gross seront ainsi exposées à la Place Ville-Marie, de Leda Montereali et de Mari Bastashevski au CDP Capital, de Florian Bohm au Palais des congrès de Montréal et de Clément Valla au Complexe Guy-Favreau.

     

    Parmi les installations qui sont considérées comme « à ne pas manquer » par les organisateurs du festival, on retrouve À table, de Mélanie Désourdy, qui permet au visiteur d’entrer dans l’intimité alimentaire de l’artiste et de sa famille, au Complexe de la gare Centrale. Stanley Février propose pour sa part 1927 au Complexe Guy-Favreau, une réflexion sur la sécurité dans les écoles, en particulier les écoles américaines. « Malgré tout le système de caméras de surveillance installé dans les écoles et un peu partout dans les grandes villes du monde, cela n’empêche pas des individus armés de commettre des crimes de masse. Cette installation symbolise l’attentat de Bath Consolidated School qui a eu lieu le 18 mai 1927 », peut-on lire dans le descriptif de l’oeuvre.

     

    Le festival compte également des visites de collections privées, des visites d’ateliers et de nombreuses rencontres d’artistes.

    Graham Caldwell, «Compound Eye», 2008 Photo de la série «Wait for Walk» de Florian Böhm OpenEndedGroup, «Pedestrian», 2002 Détail d'une oeuvre de le série «Eyestalkers» de FRONT404 Michel de Broin, «L'abîme de la liberté», 2013 Photo de Leda Montereali Marie-Ève Levasseur, «Ein Kleines Paradies», 2012 Eva Clouard, «Monréel»












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