La Joute de Riopelle: nouveau démantèlement
Photo : Jacques Nadeau
À moins qu’une entente n’intervienne, le démantèlement de La Joute se fera d’ici samedi.
L'ensemble de sculptures La Joute, de Jean-Paul Riopelle, n'est pas au bout de ses peines. En effet, une ordonnance de sursis de la Cour supérieure, datée du 16 octobre, faisait en sorte que La Joute ne pouvait rester plus de trente jours à son nouvel emplacement du Quartier international (QI). Cette échéance tombe samedi.
Le démantèlement de la sculpture commence samedi, a confirmé au Devoir Clément Demers, directeur général du QI. On croyait que La Joute allait rester, mais elle doit rentrer à la maison. «À moins qu'une entente n'intervienne d'ici là», confirme Demers. L'ordonnance prononcée le 16 octobre dernier par le juge Jean-Pierre Sénécal, de la Cour supérieur, prévoit cette éventualité.
L'oeuvre n'a jamais été installée au complet. Le Chien n'est pas installé sur son socle et la plaque qui aurait été préparée par Riopelle en 1975-76 non plus. «On a obtenu du tribunal de faire les tests avec le feu et l'eau. Ç'a donné des résultats superbes. On l'a essayé plusieurs soirs. Mais tant que la décision finale ne sera pas rendue par un tribunal, concernant la validité du règlement de l'arrondissement, on ne peut exposer l'oeuvre de façon complète et de façon continue», explique le directeur du QI.
La partie centrale va être entreposée sur place. Les huit pièces l'entourant vont être démontées et entreposées au Centre des collections nouvellement inauguré. Une bâche ou un autre système de recouvrement devrait être utilisé pour la partie centrale.
Normalement, la sculpture connaîtrait les affres de l'hiver. Il est prévu pendant la saison froide que l'oeuvre et son bassin restent complètement visibles. «On a conçu le bassin pour qu'il n'ait pas l'air d'une piscine. Le fond est en granit. On a conçu le tout pour que ça puisse rester l'hiver, sans eau, sans feu évidemment, parce que le feu ne peut fonctionner sans eau, le système est développé comme ça.» C'est de mai à octobre que La Joute fonctionnerait, avec son cercle de feu qui éclairerait les environs à chaque heure, pour environ huit minutes.
En novembre 2002, le QI avait contesté un règlement voté un mois plus tôt par le conseil d'arrondissement de Mercier-Hochelaga-Maisonneuve qui interdisait de s'emparer de La Joute sans avoir obtenu au préalable son aval. La procédure de l'arrondissement cherchait à assimiler le démantèlement de La Joute à une démolition. Le QI a entrepris aussitôt de faire déclarer ce règlement ultra vires. En septembre dernier, le QI aurait demandé à l'arrondissement d'installer temporairement La Joute. Devant le refus, c'est vers la Cour supérieure que les deux parties se sont tournées, avec les résultats que l'on sait aujourd'hui.
Rien n'est définitif dans le dossier, en attendant que les parties en litige s'entendent ou que les tribunaux se penchent sur le règlement voté par l'arrondissement.
Dans une lettre envoyée au Devoir, le comité SOS La Joute, représenté par Jacques Keable et André Piché, déplore que les huit millions que coûte le déménagement de La Joute «n'auront servi qu'à défigurer le parc Olympique et à dépouiller l'est de Montréal d'une oeuvre majeure sans que naisse la moindre oeuvre nouvelle». Depuis avril 2002, ce comité s'oppose farouchement au déménagement de l'oeuvre de Riopelle, qu'elle considère comme un vol.
Le démantèlement de la sculpture commence samedi, a confirmé au Devoir Clément Demers, directeur général du QI. On croyait que La Joute allait rester, mais elle doit rentrer à la maison. «À moins qu'une entente n'intervienne d'ici là», confirme Demers. L'ordonnance prononcée le 16 octobre dernier par le juge Jean-Pierre Sénécal, de la Cour supérieur, prévoit cette éventualité.
L'oeuvre n'a jamais été installée au complet. Le Chien n'est pas installé sur son socle et la plaque qui aurait été préparée par Riopelle en 1975-76 non plus. «On a obtenu du tribunal de faire les tests avec le feu et l'eau. Ç'a donné des résultats superbes. On l'a essayé plusieurs soirs. Mais tant que la décision finale ne sera pas rendue par un tribunal, concernant la validité du règlement de l'arrondissement, on ne peut exposer l'oeuvre de façon complète et de façon continue», explique le directeur du QI.
La partie centrale va être entreposée sur place. Les huit pièces l'entourant vont être démontées et entreposées au Centre des collections nouvellement inauguré. Une bâche ou un autre système de recouvrement devrait être utilisé pour la partie centrale.
Normalement, la sculpture connaîtrait les affres de l'hiver. Il est prévu pendant la saison froide que l'oeuvre et son bassin restent complètement visibles. «On a conçu le bassin pour qu'il n'ait pas l'air d'une piscine. Le fond est en granit. On a conçu le tout pour que ça puisse rester l'hiver, sans eau, sans feu évidemment, parce que le feu ne peut fonctionner sans eau, le système est développé comme ça.» C'est de mai à octobre que La Joute fonctionnerait, avec son cercle de feu qui éclairerait les environs à chaque heure, pour environ huit minutes.
En novembre 2002, le QI avait contesté un règlement voté un mois plus tôt par le conseil d'arrondissement de Mercier-Hochelaga-Maisonneuve qui interdisait de s'emparer de La Joute sans avoir obtenu au préalable son aval. La procédure de l'arrondissement cherchait à assimiler le démantèlement de La Joute à une démolition. Le QI a entrepris aussitôt de faire déclarer ce règlement ultra vires. En septembre dernier, le QI aurait demandé à l'arrondissement d'installer temporairement La Joute. Devant le refus, c'est vers la Cour supérieure que les deux parties se sont tournées, avec les résultats que l'on sait aujourd'hui.
Rien n'est définitif dans le dossier, en attendant que les parties en litige s'entendent ou que les tribunaux se penchent sur le règlement voté par l'arrondissement.
Dans une lettre envoyée au Devoir, le comité SOS La Joute, représenté par Jacques Keable et André Piché, déplore que les huit millions que coûte le déménagement de La Joute «n'auront servi qu'à défigurer le parc Olympique et à dépouiller l'est de Montréal d'une oeuvre majeure sans que naisse la moindre oeuvre nouvelle». Depuis avril 2002, ce comité s'oppose farouchement au déménagement de l'oeuvre de Riopelle, qu'elle considère comme un vol.
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