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    Un budget au goût amer pour les musées d’État

    Les projets d’immobilisation des musées sont maintenus. Le Musée d'art contemporain de Montréal aura ses 18,9 millions prévus pour remanier et agrandir ses espaces.
    Photo: Pedro Ruiz - Le Devoir Les projets d’immobilisation des musées sont maintenus. Le Musée d'art contemporain de Montréal aura ses 18,9 millions prévus pour remanier et agrandir ses espaces.

    Les musées sortent encore un peu meurtris du premier budget du gouvernement Couillard. Les crédits alloués aux musées d’État sont encore revus à la baisse. Et l’appel à l’aide de l’ensemble du réseau muséal, après des années de sous-financement dont témoignait un rapport ministériel rendu public en novembre dernier, n’a pas été entendu.

     

    Les Musées de la civilisation à Québec (MCQ) sont les plus touchés par les nouvelles ponctions, selon les chiffres de la Société des musées québécois (SMQ). Près d’un million de dollars sera soustrait de leur enveloppe de 2014-2015. Le Musée national des beaux-arts du Québec subit pour sa part des compressions de 550 000 $ et le Musée d’art contemporain, un retrait de 445 000 $.

     

    « Ces coupes sont très importantes, dit le directeur général de la SMQ, Michel Perron. On est dans un paradoxe : on demande de plus en plus à ces musées d’être des chefs de file et on leur impose des coupes. »

     

    La bonne nouvelle, c’est que les projets d’immobilisation de ces musées sont maintenus. Le MAC aura ses 18,9 millions prévus pour remanier et agrandir ses espaces. Le MNBAQ touchera aussi les 45 millions prévus pour son nouveau pavillon Lassonde. Et les 17 millions de travaux nécessaires aux MCQ ont également reçu l’aval du gouvernement libéral.

     

    Encore, là, M. Perron souligne malgré tout le caractère paradoxal de ces jeux d’emplissage et de désemplissage… « La pression financière [exercée sur le fonctionnement] risque de s’amplifier. »

     

    Quant aux autres institutions du réseau, leurs enveloppes réservées au fonctionnement demeurent intouchées. Une autre bonne nouvelle qui a un goût amer dans la bouche des administrations muséales, car, il y a quelques mois, le Groupe de travail sur les musées, mis sur pied par le gouvernement Marois, confirmait l’état fragilisé du réseau et recommandait d’injecter de l’argent frais dès maintenant pour le remettre à flot.

     

    La Société des musées québécois trouve encore plus encourageants lapérennisation du programme Mécénat Placements Culture et le maintien de la Stratégie numérique proposée par les péquistes. Mais elle signale l’écart notable entre les enveloppes accordées par chacun des gouvernements : outre les 100 millions pour les besoins en infrastructures technologiques, « on passe de 50 millions en cinq ans à 10 millions en trois, note M. Perron. Est-ce que ce sera suffisant ? ».

     

    La SMQ invite ses membres à rester vigilants lorsque le ministère de la Culture et des Communications ventilera les crédits accordés par le ministère des Finances. Une opération qui devrait se dérouler d’ici la mi-juillet.

     
     
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