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    En région

    Un tour du Québec peut être muséal

    Il y a à voir de Lachine à Rimouski

    10 mai 2014 | Marie-Hélène Alarie - Collaboratrice | Arts visuels
    L’exposition <em>Québec en crimes</em> garde ses portes ouvertes jusqu’au 28 septembre.
    Photo: 5600 K L’exposition Québec en crimes garde ses portes ouvertes jusqu’au 28 septembre.
    Ce texte fait partie d'un cahier spécial.

    Aux quatre coins du Québec se cachent des petits bijoux de musées. Il suffit d’en pousser la porte pour y faire de belles découvertes. Cet été, au détour d’une balade, pourquoi ne pas en explorer quelques-uns ?


    Notre petite excursion muséale débute à Montréal, plus précisément à une dizaine de kilomètres de son centre-ville, en bordure du fleuve au Musée de Lachine. Ici, on mêle allègrement art contemporain et histoire, puisque le musée niche dans un bâtiment du XVIIe siècle érigé sur le site LeBer-LeMoyne. Il possède une collection archéologique classée, et dans son jardin se dressent 50 sculptures contemporaines. Au Musée de Lachine, en plus de proposer une exposition permanente axée sur l’histoire, on présente annuellement une exposition d’art contemporain.

     

    Jusqu’en novembre, l’exposition permanente La Maison LeBer-LeMoyne, un site, un rêve… propose des objets archéologiques et historiques qui relatent le mode de vie des occupants successifs de la maison au cours des siècles. Cette maison est en fait le plus ancien poste de traite des fourrures toujours debout au pays et le plus vieux bâtiment complet de l’île de Montréal.

     

    Cette année, l’exposition temporaire Disparition regroupe les oeuvres de Patrick Bernatchez, Gilles Boisvert, Olivia Boudreau, Roxane Chamberland, Yves Gaucher, Henri Hébert, Marie-Andrée Houde, John Heward, Rita Letendre, Lauréat Marois, Richard Mill, Daniel Olson, Claude Tousignant et Bill Vazan. S’articulant autour des grands concepts que sont le temps, l’espace et la perception, Disparition permet d’aborder des sujets comme l’absence, la mémoire, le passage et le non-lieu. Jusqu’au 30 novembre 2014.

     

    En Laurentides

     

    En quittant l’île et en continuant notre route vers le nord, on arrive au Musée d’art contemporain des Laurentides, situé à Saint-Jérôme, qui propose l’intrigante expo Le musée fait mouche…, où sont associés art contemporain et artefacts de pêche ! Les thèmes explorent l’idée de mouches, de poissons, de canots et de sites de pêche.

     

    On y verra des oeuvres de Jean-Paul Riopelle, Nadine Bariteau, Lise Labrie, Michèle Héon, Laurent Lamarche, Mathieu Latulippe, Aislinn Leggett, François Morelli, Bonnie Baxter, Louise Bérubé, Marie-France Tremblay, Elena Willis, Alain Lefort, Claire Brunet et Frédéric Lavoie. Cette expo est réalisée en collaboration avec le Musée de la pêche à la mouche de Montréal et monsieur Ronald Raymond, représentant de Fondation Rivières.

     

    Le samedi 9 août sera une journée toute particulière où une foule d’activités seront proposées, toutes en lien avec l’expo : initiation à la pêche à la mouche, atelier de montage de mouche et ateliers artistiques pour la famille. Jusqu’au 14 septembre.

     

    À Trois-Rivières

     

    Si on longe la rive nord du Fleuve, on arrivera doucement à Trois-Rivières, où se cache le Musée québécois de culture populaire. Pour ceux qui l’auraient manqué l’an dernier, on y présente encore cet été et jusqu’au 7 septembre 2014 l’exposition La petite vie,qui met en scène la mythique famille Paré, tout droit sortie de l’imagination débridée de Claude Meunier.

     

    On y découvre la genèse de l’émission de télévision culte, et on pourra rencontrer virtuellement tous les membres de la famille. Grâce à la reconstitution du plateau de tournage, les visiteurs pourront même s’asseoir sur le canapé et regarder la télé de Popa.

     

    De son côté, Québec en crimes retrace l’histoire criminelle du Québec au XXe siècle : d’Aurore en passant par l’affaire Coffin et le FLQ jusqu’aux tueries comme celles du Parlement et de Polytechnique. Images d’archives et artefacts des sciences médico-légales, on retrouve tout ça jusqu’au 28 septembre.

     

    Jusqu’au 14 septembre, on pourra aussi aller faire un tour du côté de l’expo consacrée à l’univers de Fred Pellerin, La boîte à jouets de Fred, où les sculpteurs inspirés Marie-Annick Viatour et Gaétan Berthiaume ont créé des oeuvres de bois peintes avec des couleurs vives qui plongent les visiteurs au coeur de l’univers du célèbre conteur de Saint-Élie-de-Caxton.

     

    Dans le cadre de la Biennale nationale de sculptures contemporaines de Trois-Rivières, le Musée accueille une installation de l’artiste camerounais Barthélémy Toguo jusqu’au 7 septembre, ainsi que l’expo Le Québec raconté par sa pub, où l’on verra les grandes étapes de l’évolution de la publicité d’ici à compter du 20 mai prochain.

     

    En Estrie et plus…

     

    En traversant le fleuve, on se retrouve du côté de Valcourt, où le Musée J. Armand Bombardier et le Centre culturel Yvonne L. Bombardier méritent un petit détour. Ici, c’est le rendez-vous des amateurs de motoneige qui veulent se rafraîchir un peu lors des jours de canicule… Oui, oui, ils reviendront !

     

    Cette année, la nouvelle exposition au Musée J. Armand Bombardier, Complètement génie, propose un tour d’horizon des innovations dans le secteur des transports. On y découvre comment, de tout temps, l’homme a imaginé les véhicules les plus extraordinaires pour se déplacer dans l’eau, dans le vent ou dans la neige. Des véhicules conçus par Joseph-Armand Bombardier y sont bien sûr exposés, mais aussi d’autres, inventés par un certain Léonard de Vinci… On pourra aussi admirer les prototypes Omer et Chinook réalisés par des étudiants de l’École de technologie supérieure de Montréal.

     

    De son côté, le Centre culturel Yvonne L. Bombardier présente les oeuvres de l’artiste Michel Farruggello, originaire de Nice et installé au Québec depuis 25 ans. L’expo Farruggello 2014/25 rappelle les années québécoises de l’artiste. Jusqu’au 1er septembre. D’autres activités sont prévues au calendrier comme des concerts dans le parc et des animations théâtrales.

     

    La route nous mène maintenant jusqu’à Sherbrooke au Musée des beaux-arts de la ville. Cet été et jusqu’au 14 octobre, le Musée rend hommage à Jean McEwen, un artiste qui a contribué par son oeuvre à faire de l’art abstrait une force de la scène des arts visuels dans le Québec des années 1960 et 1970.

     

    Toucher. L’art poétique de Jean McEwen rend compte de la recherche de l’artiste pour l’utilisation des textures et des jeux de couleurs qui semblent s’adresser d’abord aux sens plutôt qu’à la conscience. Au cours des dernières années, plusieurs expositions d’envergure ont été consacrées à Jean McEwen et ses oeuvres se retrouvent dans les principaux musées du pays et à l’étranger.

     

    La seconde exposition présentée au Musée des beaux-arts de Sherbrooke, Sylvain Bouthillette. Espace capital, propose une réflexion de l’artiste sur la place des valeurs individuelles dans les systèmes sociaux en place aujourd’hui. Devant une oeuvre de Sylvain Bouthillette, un artiste pluridisciplinaire qui s’inspire de la philosophie bouddhiste, le public partage une spiritualité vivante et engagée.

     

    Et pourquoi ne pas conclure ce tour du Québec en poussant une pointe jusqu’à Rimouski, où le Musée régional proposera dès le 15 juin Mathieu Beauséjour. La révolte de l’imagination — une rétrospective ?

    Collaboratrice













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