À voir à la télévision le jeudi 30 octobre - Tableau noir, couleurs vives
La volonté pédagogique est manifeste derrière une série comme 100 Québécois qui ont fait le XXe siècle, mais il n'est pas mauvais de rappeler à sept millions de Québécois, qui ont trop souvent la mémoire oublieuse, la contribution exceptionnelle des personnages importants de notre histoire.
Petit cours animé sur l'évolution de la peinture depuis les premières ruptures esthétiques et politiques opérées par Paul-Émile Borduas, l'épisode consacré aux «Hommes de couleurs» s'attarde sur quatre figures incontournables dont les destins, parfois, s'entrecroisent. L'ombre de Borduas ne cesse d'ailleurs de planer, car il sera le professeur d'un déjà turbulent Jean-Paul Riopelle ainsi que l'ami d'Alfred Pellan, avant qu'un large fossé idéologique ne se creuse entre les deux artistes. Dans son coin, sans dire un mot, comme il le fera souvent de son vivant, Jean-Paul Lemieux continue d'être «le visiteur de son propre pays», allant vers un dépouillement des formes pour célébrer la vie quotidienne de ses ancêtres et de ses contemporains.
Différents spécialistes de l'histoire de l'art, dont l'incontournable François-Marc Gagnon, réussissent, dans des segments, parfois trop courts, d'une dizaine de minutes, à tracer les grandes lignes de l'existence et surtout de l'apport de ces créateurs à leur discipline artistique. Les extraits d'archives, entrecoupés de nombreuses images des tableaux les plus célèbres de chacun, se succèdent à un rythme qui laisse peu de temps pour l'admiration: nous ne sommes pas au musée mais à la télé...
Ceux qui sont déjà bien informés des tristes exils de Borduas, du rayonnement international de Riopelle, du «surréalisme joyeux» de Pellan et de la simplicité légendaire de Lemieux n'y trouveront pas grand-chose de neuf à contempler. 100 Québécois qui ont fait le XXe siècle est d'abord et avant tout une invitation à la curiosité et à la découverte.
100 Québécois qui ont fait le XXe siècle
Télé-Québec, 22h
Petit cours animé sur l'évolution de la peinture depuis les premières ruptures esthétiques et politiques opérées par Paul-Émile Borduas, l'épisode consacré aux «Hommes de couleurs» s'attarde sur quatre figures incontournables dont les destins, parfois, s'entrecroisent. L'ombre de Borduas ne cesse d'ailleurs de planer, car il sera le professeur d'un déjà turbulent Jean-Paul Riopelle ainsi que l'ami d'Alfred Pellan, avant qu'un large fossé idéologique ne se creuse entre les deux artistes. Dans son coin, sans dire un mot, comme il le fera souvent de son vivant, Jean-Paul Lemieux continue d'être «le visiteur de son propre pays», allant vers un dépouillement des formes pour célébrer la vie quotidienne de ses ancêtres et de ses contemporains.
Différents spécialistes de l'histoire de l'art, dont l'incontournable François-Marc Gagnon, réussissent, dans des segments, parfois trop courts, d'une dizaine de minutes, à tracer les grandes lignes de l'existence et surtout de l'apport de ces créateurs à leur discipline artistique. Les extraits d'archives, entrecoupés de nombreuses images des tableaux les plus célèbres de chacun, se succèdent à un rythme qui laisse peu de temps pour l'admiration: nous ne sommes pas au musée mais à la télé...
Ceux qui sont déjà bien informés des tristes exils de Borduas, du rayonnement international de Riopelle, du «surréalisme joyeux» de Pellan et de la simplicité légendaire de Lemieux n'y trouveront pas grand-chose de neuf à contempler. 100 Québécois qui ont fait le XXe siècle est d'abord et avant tout une invitation à la curiosité et à la découverte.
100 Québécois qui ont fait le XXe siècle
Télé-Québec, 22h
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