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    La peinture new-yorkaise de Borduas

    27 juillet 2013 |Frédérique Doyon | Arts visuels
    À Mont-Saint-Hilaire, une exposition est consacrée à la période new-yorkaise de Borduas.
    Photo: Source Musée des Beaux-Arts de Mont-Saint-Hilaire À Mont-Saint-Hilaire, une exposition est consacrée à la période new-yorkaise de Borduas.

    Le Musée des beaux-arts de Mont-Saint-Hilaire pose un regard inédit sur l’oeuvre de Paul-Émile Borduas, qui est au coeur de sa mission. Son exposition estivale s’attarde à la période new-yorkaise de l’artiste né à Mont-Saint-Hilaire. Une étape moins connue que son exil parisien ou ses débuts à Montréal.

     

    Paul-Émile Borduas s’installe à New York de 1953 à 1955 dans la foulée de la parution du manifeste Refus global, avant de s’exiler en France. Certains tableaux qu’il a peints pendant ce séjour sont réunis au musée de la Rive-Sud, grâce à plusieurs prêts, notamment ceux des musées des beaux-arts de l’Ontario, de Montréal et du Canada.

     

    « À ma connaissance, c’est la première fois qu’une exposition est consacrée à sa production spécifiquement new-yorkaise, confiait au Devoir Isabelle Pichet, commissaire de l’exposition, en juin dernier. C’est une période de changement très effervescente dans son travail. Borduas va découvrir et explorer la lumière. »

     

    Dans la métropole américaine, le chef de file du mouvement automatiste va côtoyer l’avant-garde artistique de l’époque, notamment le peintre Franz Kline. Sa rencontre avec l’expressionnisme abstrait donne un nouvel élan à sa peinture, qui devient plus matérielle.

     

    « La relation fond-forme va disparaître de son travail ; il va plutôt réfléchir à l’espace du tableau, poursuit Mme Pichet. À New York, il se rend compte qu’il n’est pas le seul à se questionner sur ces éléments. »

     

    L’exposition, qui réunit 13 tableaux du maître jusqu’au 15 septembre, aborde aussi l’héritage de Borduas, tel que transmis par Françoise Sullivan, qui a été son élève. Les oeuvres de celle-ci ainsi que celles de huit artistes ayant reçu son enseignement à leur tour, sont présentées dans la salle polyvalente du musée. Elles portent aussi, quoique indirectement, l’empreinte du maître.













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