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Outaouais - L’art autochtone en vedette

Champlain et Rubens partagent l’affiche avec Monsieur Patate!

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	Richard Bell, La vie sur une mission, 2009, acrylique sur toile, Musée des beaux-arts du Canada, Ottawa.</div>
Photo : MBAC / Greg Hill
Richard Bell, La vie sur une mission, 2009, acrylique sur toile, Musée des beaux-arts du Canada, Ottawa.

Ce texte fait partie d'un cahier spécial.

Pour plus d’informations: www.civilisations.ca et www.beaux-arts.ca/fr

Un moment fort cet été sera l’inauguration le 27 juin d’une nouvelle sculpture, créée par Mary Anne Barkhouse, membre de la bande de Nimpkish de la Première Nation des Kwakiutl : une sculpture grandeur nature, composée d’un canot de cuivre et d’un loup de bronze, qui sera exposée en plein air dans le bassin adjacent à la Grande Galerie du Musée canadien des civilisations. Quant au Musée des beaux-arts du Canada, il donne largement la parole aux artistes autochtones, cet été, avec Sakahàn, ou comment s’attaquer aux clichés dont les Premières Nations sont victimes avec humour et réflexion. Mais il y a bien d’autres choses à voir en Outaouais.

Pour qui ne les aurait pas encore vues, les deux expositions phares de cet hiver et du printemps seront encore à l’affiche, cet été, au Musée canadien des civilisations (MCC). D’une part, Vodou, qui réunit plus de 300 artefacts provenant de la collection d’objets de Marianne Lehmann, l’une des plus importantes au monde. Résultat : une véritable plongée dans l’univers vodou, au-delà des mythes et des clichés ; des représentations sculptées d’esprits vodou, drapeaux, autels, miroirs, objets utilisés dans les cérémonies, témoignages, vidéos, etc. Le visiteur part à la découverte des racines de cette spiritualité complexe et vivante.


Quant à Volte-face. Portraits de Canadiens fascinants, elle présente une soixantaine de personnalités marquantes de l’histoire du Canada. Avec notamment Jacques Cartier, Maurice Duplessis, Mary Pickford et Joni Mitchell, l’exposition réunit plus d’une centaine de tableaux, de photographies, de dessins ainsi que des artefacts qui jettent une lumière nouvelle sur la vie d’athlètes, militants, poètes, politiciens, explorateurs et excentriques qui, sans être nécessairement illustres, ne méritent pas moins qu’on s’arrête sur leur histoire et leur oeuvre.


Trois autres personnages seront en vedette cet été. D’abord le fleuve aux grandes eaux. Le Saint-Laurent, berceau des premiers établissements, passage obligé de millions d’immigrants vers les Grands Lacs et l’Ouest, aura droit dès le 21 juin à sa propre exposition. Portés par le fleuve retrace l’histoire du majestueux cours d’eau en décrivant la présence millénaire des Iroquoiens sur le territoire, les alliances franco-amérindiennes, l’établissement d’une population française dans la vallée du Saint-Laurent, ainsi que l’immigration européenne pluriethnique dont le Québec est la porte d’entrée.


Monsieur Patate sera également à l’honneur dès le 8 juin, pour la plus grande joie des petits… et des grands qui ont gardé leur coeur d’enfant. Une exposition interactive, puisque ce tubercule mythique grâce auquel des générations d’enfants se sont familiarisées avec la physionomie humaine a besoin de l’aide de tous. Expéditions éducatives, rencontres avec d’étonnantes créatures au cours d’un safari dans la jungle, réparation d’une station spatiale, expédition sur la planète Neptato, fouilles archéologiques, etc. Une expérience « épatatante » !


Plus sérieusement, Samuel de Champlain sera la grande vedette de l’été. Créée pour souligner le 400e anniversaire de son voyage dans l’Outaouais, cette nouvelle présentation est axée sur les Autochtones qui ont habité la région bien avant l’arrivée de Samuel de Champlain, le périple de l’explorateur français dans la vallée de l’Outaouais en 1613 et les répercussions de sa venue sur les Premiers Peuples. Une cinquantaine d’artefacts sont présentés, notamment l’astrolabe, que, pense-t-on, le fondateur de la Nouvelle-France a eu en sa possession, de même que ce que beaucoup croient être l’authentique baptistaire de Champlain, retrouvé en France en 2012. Le public n’a encore jamais vu ce précieux document. L’exposition, qui démarre le 29 mai, donnera lieu à de multiples activités, conférences, spectacles de danse, concerts, présentations sur le savoir traditionnel, etc.

 

Art autochtone


Éclectisme encore du côté du Musée des beaux-arts du Canada (MBAC), où les Autochtones jouiront là aussi d’une place privilégiée. Dès le 17 mai, Sakahàn, terme qui signifie « allumer un feu », chez les Algonquins, entre en scène.


Cette exposition sera le plus vaste survol d’art autochtone actuel jamais organisé par le MBAC. Une centaine d’oeuvres créées par plus de 75 artistes à travers le monde seront réunies, y compris des installations conçues spécialement pour ce projet. Poétiques, surprenantes et audacieuses, ces oeuvres proposeront une relecture des enjeux culturels et sociaux auxquels font face les peuples autochtones.


Une exposition qui complète ainsi de manière magistrale Perspectives émergentes du Nouveau Nord, qui a pris l’affiche en avril et qui présente des oeuvres exceptionnelles d’artistes inuits tirées de sa collection. Sculptures, oeuvres sur papier et vidéos sont accompagnées de commentaires d’artistes, d’aînés, de jeunes, d’animateurs culturels et de leaders politiques inuits, mettant de l’avant des points de vue multiples sur l’histoire et l’évolution des sociétés inuites et sur la vie actuelle dans le « nouveau » Nord.


Cette exposition est présentée dans les galeries d’art inuit, là où sera également déployée une grande bannière intitulée La terre et le ciel, oeuvre conjointe de Shuvinai Ashoona (Cape Dorset) et John Noestheden (Amsterdam). De la collaboration entre ces deux artistes est née une vision poétique des paysages de l’Arctique mêlés à des images cristallines du cosmos.

 

Art européen


Les adeptes d’oeuvres classiques seront eux aussi comblés avec deux expositions mettant en vedette de grands peintres européens. L’art noble des Carrache et de leur école, d’une part, présente une sélection d’une vingtaine de dessins et estampes, oeuvres de l’illustre famille des Carrache et de leurs disciples, marquant l’apogée de l’art bolonais dans le dernier quart du XVIe siècle.


Mais surtout, comme pour mieux compléter un survol, les cimaises s’orneront de Comprendre nos chefs-d’oeuvre : Rubens, Van Dyck, Jordaens, installation qui donne à voir des oeuvres maîtresses de ces trois génies de la peinture du XVIIe siècle et de leurs collaborateurs, toutes tirées des collections du Musée. L’exposition fait découvrir aux visiteurs l’univers créateur des artistes, tout en révélant les mystères que recèlent les objets.


Collaboratrice

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	Richard Bell, La vie sur une mission, 2009, acrylique sur toile, Musée des beaux-arts du Canada, Ottawa.</div>
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	Monsieur Patate sera également à l’honneur au MCC.</div>
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	Pwen Ibo (point Ibo). Fait de terre cuite, os, bois et tissu. Exposition Vodou au Musée canadien des civilisations.</div>
Atelier de Jacob Jordaens. Les jeunes piaillent comme chantent les vieux, 1640, huile sur toile, achetée en 1969, Musée des beaux?arts du Canada, Ottawa.
 
 
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