Musée national des beaux-arts du Québec - Dans l’attente du nouveau pavillon prévu en 2015
Une collection offerte en sept salles distinctes
Fondé dans les années 1920, ce n’est qu’en 2002 que le « Musée des plaines » prendra le nom officiel de Musée national des beaux-arts du Québec (MNBAQ), confirmant du même coup sa mission particulière.
« Notre mission et notre vocation principale sont de collectionner et de présenter l’art québécois sous toutes ses formes et à toutes les périodes historiques, explique Anne Eschepasse, directrice des expositions et des publications scientifiques du MNBAQ. Nous possédons évidemment quelques oeuvres internationales, mais la présence de l’art international est surtout assurée au MNBAQ par les expositions temporaires. »
La collection du MNBAQ contient 36 000 oeuvres, toutes collections et tous champs de production confondus. Malheureusement, l’espace ne permet d’exposer que 2 % de cette collection, contrairement aux 12 % qui sont la norme. « Notre nouveau pavillon, qui sera consacré uniquement à l’art québécois et canadien post-1960, permettra de doubler notre surface d’exposition. » L’ouverture de ce nouveau pavillon est prévue en 2015. Bon an mal an, le MNBAQ accueille de 270 000 à 300 000 visiteurs.
La collection permanente
La collection du MNBAQ est présentée dans sept salles permanentes : la collection d’art inuit Brousseau ; la collection Riopelle, une des collections les plus représentatives de l’oeuvre de Jean-Paul Riopelle, où l’on trouve notamment le célèbre Hommage à Rosa Luxemburg ; une salle consacrée à la figuration et à l’abstraction au Québec entre 1940 et 1960, où l’on trouve des oeuvres de Borduas, Pellan, Ferron, etc. ; une salle vouée à la tradition et à la modernité au Québec ; une autre salle dédiée à Québec, l’art d’une capitale coloniale, mettant en lumière le rôle de la ville de Québec en tant que capitale artistique des débuts de la colonie jusqu’à la fin du XIXe siècle ; enfin, une salle nommée « Je me souviens, quand l’art imagine l’histoire », où sont exposées des oeuvres rappelant les figures et les faits marquants de l’histoire du Québec. L’offre est complétée par l’espace Pellan, un espace éducatif destiné aux jeunes. L’accès à toutes les salles permanentes est gratuit.
«Comme l’accès est gratuit, il est difficile pour nous de tenir un compte précis de l’achalandage. D’autant plus que la clientèle des expositions temporaires nourrit celle des salles permanentes, et vice-versa. Par contre, nous savons que la salle dédiée à Riopelle, celle dédiée à l’art inuit tout comme celle dédiée aux peintres québécois d’entre 1940 et 1960 sont les plus populaires, selon ce que nous disent les visiteurs. » Évidemment, une certaine rotation est faite quant aux oeuvres exposées dans les salles permanentes. « Par exemple, les oeuvres sur papier, plus délicates, sont changées plus souvent. Mais il y a des oeuvres incontournables qu’on ne peut pas ne pas présenter. »
À venir cet été
Le MNBAQ présentera cet été trois expositions temporaires, dont l’une est consacrée au céramiste canadien Léopold J. Foulem. La seconde exposition s’intitule Kaléidoscope : variations sur le verre. « Cette exposition sur le verre est loin des métiers d’art. Elle découle d’un courant artistique des années 60, le Studio Art, qui considérait que le verre pouvait être une forme valable d’expression artistique. Les trente oeuvres exposées ont une préoccupation de contenu plutôt que de technique, un peu comme la sculpture ou l’installation, mais avec du verre. »
La troisième exposition sera sans doute celle qui attirera le plus de gens, puisqu’elle est consacrée à Alfred Pellan. Elle s’intitule Alfred Pellan, le grand atelier. « Le but de cette exposition est de proposer au visiteur une immersion dans l’univers de cet artiste québécois. Il s’agit donc d’une rencontre avec le peintre. On y fera connaissance avec sa personnalité mais aussi avec sa démarche créative. » On pourra y voir une quarantaine de tableaux ainsi que plus de 300 oeuvres graphiques du peintre. Mais ce n’est pas tout. « Le MNBAQ est l’héritier du legs de l’atelier de Pellan. On y trouve des lettres et d’autres correspondances, des photographies et des esquisses diverses. L’exposition s’appuie donc sur ces documents qui seront exposés et qui serviront à recréer non seulement l’atelier physique, mais aussi l’atelier mental, si on peut dire ainsi, d’Alfred Pellan. » L’exposition sur Pellan aura lieu du 13 juin au 15 septembre.
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