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Pointe-à-Callière - Montréal, un million de fois!

Ces collections qui racontent notre histoire

30 mars 2013 | Martine Letarte | Arts visuels
Un cadran solaire en ardoise a été mis au jour lors de fouilles menées par l’école de fouilles archéologiques de Pointe-à-Callière.
Photo : Alain Vandal Pointe-À-Callière Un cadran solaire en ardoise a été mis au jour lors de fouilles menées par l’école de fouilles archéologiques de Pointe-à-Callière.
Ce texte fait partie d'un cahier spécial.

Fragments de pipes amérindiennes datant des années 1300-1600, ossements de gibier, de petits oiseaux sauvages et de castors qui en disent long sur l’alimentation des premiers colons, perles de verre issues de la traite effectuée entre les Français et les Amérindiens : voici quelques exemples de ce qu’on retrouve dans les imposantes collections de Pointe-à-Callière.


Le musée lui-même fait également partie des trésors, puisqu’il a été construit sur le site archéologique de la fondation de Montréal. « Les vestiges archéologiques visibles sont une grande force de Pointe-à-Callière », affirme Francine Lelièvre, directrice générale du Musée d’archéologie et d’histoire de Montréal.


Les collections impressionnent aussi sur le plan quantitatif : on dénombre trois quarts de million de pièces anciennes et diverses à Pointe-à-Callière ! « Elles touchent à toutes les périodes de notre histoire : amérindienne, française, britannique, contemporaine, indique Mme Lelièvre. Les pièces sont aussi très rares, presque uniques. Par exemple, nous avons retrouvé un cadran solaire gravé sur ardoise qui date du XVIIe siècle. À notre connaissance, c’est le plus ancien en Amérique. De plus, 75 % des objets amérindiens trouvés à Montréal proviennent de notre site de la place Royale. »


« Le musée est situé dans le noyau de la fondation de la ville, donc où étaient les premiers colons, mais c’était aussi un lieu de rassemblement des Amérindiens au temps de la préhistoire, explique Louise Pothier, archéologue et directrice des expositions à Pointe-à-Callière. Le matériel que nous avons trouvé sur le site depuis 1980 est très précieux, parce que nous avons très peu de documentation sur ces périodes de l’histoire et de la préhistoire. »

 

Le travail de fouille se poursuit


Les fouilles archéologiques se poursuivent à Pointe-à-Callière, si bien que les collections sont appelées à prendre des proportions encore plus importantes ces prochaines années. « On a retiré un autre demi-million de pièces du nouveau site archéologique du marché Sainte-Anne/Parlement du Canada-Uni, fouillé en 2011-2012 », indique Mme Lelièvre.


« On y a retiré entre autres un service de thé, le symbole british par excellence, qui porte des traces de l’incendie du Parlement en 1849 », indique Louise Pothier.


« Nous le présenterons d’ailleurs aux visiteurs lors de l’exposition Les routes du thé, dès le 30 avril », ajoute Francine Lelièvre.


L’École de fouilles archéologiques de Pointe-à-Callière sur le site du fort Ville-Marie et du château de Callière, créée en 2002 en partenariat avec l’Université de Montréal, a également découvert une pièce particulière l’an dernier. « C’est un fragment d’écorce de bouleau qui porte des traces de couture, explique Mme Pothier. Nous soupçonnons que c’est un morceau de canot d’écorce possiblement de la période préhistorique. Ce fragment a été retrouvé aux abords de la petite rivière Saint-Pierre, un lieu où on abritait les canots. »


« C’est un privilège que nous avons à Montréal d’avoir préservé les traces de l’histoire de la fondation de la ville et de l’avoir rendue accessible. Plusieurs villes ont tout détruit avec leurs projets de transformation, alors que le Vieux-Montréal a été laissé un peu à l’abandon pendant plusieurs années, de sorte que le site fondateur a été préservé », explique Mme Lelièvre.


D’hier à aujourd’hui


Pointe-à-Callière préserve aussi dans ses collections des pièces de l’histoire plus récente de Montréal, comme une collection de photographies originales sur plaque de verre datant du premier quart du XXe siècle, ainsi que des objets provenant d’Expo 67 et des Jeux olympiques de 1976.


Le musée acquiert aussi des oeuvres d’art. Entre autres, Nicolas Baier a créé Vanité 3. Les miroirs du temps pour le musée. Cette murale photographique est constituée de 75 images numérisées de miroirs anciens ou contemporains. L’oeuvre couvre la quasi-totalité d’un mur du hall d’entrée de la Maison-des-Marins.


« Nous sommes ouverts à l’idée d’acquérir des oeuvres contemporaines lorsqu’elles apportent une connaissance, lorsqu’elles aident à comprendre l’histoire, indique Mme Lelièvre. C’est intéressant d’allier art, histoire et archéologie, puisque les disciplines s’enrichissent les unes les autres. »



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