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Château Dufresne - Dans le palais du verre

La bourgeoisie canadienne-française ici s’affiche

30 mars 2013 | Martine Letarte | Arts visuels
Tableau des épousailles d’Orphée et d’Eurydice, œuvre majeure du décor profane de Nincheri au Château Dufresne.
Photo : Sylvain Majeau Tableau des épousailles d’Orphée et d’Eurydice, œuvre majeure du décor profane de Nincheri au Château Dufresne.
Ce texte fait partie d'un cahier spécial.

Symbole de la vie de la bourgeoisie canadienne-française, le Château Dufresne, voisin du Stade olympique, permet de découvrir les oeuvres de Guido Nincheri (1885-1973). Prochainement, le grand public pourra aussi visiter le studio Nincheri, situé au rez-de-chaussée du Château.


« C’est le plus vieux studio de verre encore existant au Québec ; il date de 1925 et il a été en fonction jusqu’en 1996 », affirme Paul Labonne, directeur général du musée du Château Dufresne.


Nincheri louait le studio aux frères Oscar et Marius Dufresne, respectivement président de l’usine de chaussures familiale et ingénieur civil. « Aujourd’hui, le studio appartient à la famille de Nincheri, mais le musée a un droit d’occupation depuis juillet 2009, précise M. Labonne. L’acquisition devrait être officielle dans les prochains mois. »


Le musée du Château Dufresne prendra aussi possession des collections liées au studio. « Il y a plus de 1345 oeuvres, comme des huiles sur toile, dont deux tableaux qui avaient été retirés du Château Dufresne, raconte Paul Labonne. On retrouve aussi des maquettes ayant servi à la production de 5000 verrières à la grandeur de l’Amérique du Nord, dont certaines ont été dédiées au Château Dufresne et à la bibliothèque de l’Assemblée nationale. Henri Perdriaux avait eu ce contrat, mais Nincheri a été son assistant. Tout un patrimoine québécois et canadien est mis en valeur dans ces collections. »


Le musée présente déjà plusieurs oeuvres murales et vitraux réalisés par Nincheri. « Il décorait le Château en échange d’une réduction de loyer, explique M. Labonne. On y retrouve ce qu’on considère comme son oeuvre profane la plus importante au Canada. »


Nincheri a laissé sa marque dans plusieurs églises de la métropole, dont l’église Saint-Viateur à Outremont et l’église Notre-Dame-de-la-Défense, dans la Petite Italie.


Une visite au musée du Château Dufresne permet aussi de jeter un coup d’oeil sur la vie de la bourgeoisie canadienne-française. « Le Château Dufresne est l’une des rares résidences privées à Montréal, sinon la seule, où on retrouve le mobilier d’origine », affirme M. Labonne.


Le musée du Château Dufresne injectera 675 000 $ pour renouveler son exposition permanente, qu’il inaugurera au début d’octobre.



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