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    Nathalie Bondil dans la liste des candidats pour diriger le Louvre

    22 mars 2013 |Isabelle Paré | Arts visuels
    La directrice du MBAM, Nathalie Bondil, qui est pressentie pour diriger le Musée du Louvre en France, a l’intention de rester à la tête du musée montréalais.
    Photo: Pedro Ruiz - Le Devoir La directrice du MBAM, Nathalie Bondil, qui est pressentie pour diriger le Musée du Louvre en France, a l’intention de rester à la tête du musée montréalais.

    La flamboyante directrice du Musée des beaux-arts de Montréal, Nathalie Bondil, s’est retrouvée sur la courte liste des candidats potentiels pour diriger le Musée du Louvre, première institution culturelle de France.


    Selon un article publié mercredi par Libération, la directrice du MBAM fait partie des noms qui ont circulé ces dernières semaines dans les officines de la ministre française de la Culture, Aurélie Filippetti, pour remplacer le président-directeur actuel du Louvre, Henri Loyrette. Bien que dix candidatures aient été envisagées, la ministre aurait décidé d’arrêter son choix sur une femme, ce qui plaçait Nathalie Bondil parmi les favorites, aux côtés d’autres compatriotes françaises, dont Sylvie Ramond, actuelle directrice du musée de Lyon et Laurence des Cars, de l’Agence France Muséums, chargée du Louvre à Abu Dhabi, selon d’autres informations relayées par Le Figaro.


    La ministre de la Culture doit transmettre aujourd’hui sa recommandation au président de la République française, François Hollande, de qui relève au final la nomination par décret du président-directeur du premier musée français. Toujours selon Libération, Sylvie Ramond serait finalement la candidate prisée par la ministre Filippetti. Mais tout se jouera dans le bureau du président Hollande, au terme d’un processus de nomination alambiqué, teinté par des jeux politiques, que les médias ont fortement critiqué au cours des dernières semaines. Tant Le Figaro que le magazine L’oeil plaçaient Mme Bondil parmi les prétendants ciblés pour diriger le « plus grand musée au monde ».


    Mais jeudi, la directrice des communications au Musée des beaux-arts de Montréal (MBAM), Danielle Champagne, a confirmé que Mme Bondil, surprise de voir son nom associé à la course à la direction du Louvre, avait bel et bien l’intention de rester à Montréal. « Ça fait plusieurs mois que des noms circulent, dont celui de Mme Bondil, pour remplacer M. Loyrette. Bien qu’elle en soit très flattée, elle n’a jamais sollicité ce poste et n’a pas l’intention de quitter le musée », a-t-elle fait savoir.


    On attribue à la gouverne de Nathalie Bondil, une diplômée de l’École du Louvre, « la dimension internationale » acquise ces dernières années par le musée montréalais. Après avoir réussi en 1994 le concours de l’École nationale du patrimoine de Paris, Mme Bondil a obtenu le titre de directrice du patrimoine, un statut l’habilitant à devenir conservatrice dans les musées d’État. Élève de Guy Cogeval, elle est venue s’installer au Québec en 1999, quand ce dernier a été nommé à la tête du MBAM.


    En 2007, après le départ de Cogeval pour la direction du Quai d’Orsay, Mme Bondil a pris les commandes du MBAM, qui depuis n’a cessé de prendre du galon. Après l’ouverture d’une salle de concert et d’un nouveau pavillon d’art canadien en 2011, le MBAM ajoutera un cinquième pavillon à son « campus » en 2017 pour accueillir l’imposante collection de Michal et Renata Horstein. Avec tous ces projets sur les rails, il n’est pas question de départ, a ajouté Mme Champagne.

     

    Secousses au MAC


    Par ailleurs, des changements semblent se profiler au Musée d’art contemporain (MAC), où la conservatrice en chef, Marie Fraser, quittera ses fonctions à la fin mai, a appris Le Devoir. Nommée à ce poste clé peu de temps après l’arrivée de Paulette Gagnon à la direction, Mme Fraser a confirmé jeudi qu’elle retournait à ses activités de recherche et d’enseignement universitaires. « J’avais été prêtée par l’UQAM pour trois ans. Je suis venue au MAC avec une vision très claire, qui était celle de faire du développement international. Je pense que c’est en partie mission accomplie, avec les prix remportés avec la Triennale québécoise d’art contemporain », a-t-elle dit jeudi au Devoir.


    La directrice des communications, Danielle Legentil, a aussi annoncé son départ, pour une retraite bien méritée après 25 ans de service. Ces départs ouvrent la porte à des changements au sein de l’institution qui, depuis l’arrivée d’Alexandre Taillefer à la présidence du conseil d’administration, cherche à rendre la programmation du MAC plus accessible au grand public et à accroître sa visibilité. Nommé avant la défaite du gouvernement libéral, le jeune homme d’affaires a rapidement mis la bride au coûteux projet d’expansion proposé l’an dernier par la directrice actuelle, Paulette Gagnon, se montrant favorable à un plan beaucoup plus modeste.

     
     
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