Vingt-neuf postes abolis au Musée des beaux-arts du Canada
«C’est un déficit que l’on voyait venir depuis longtemps et c’était inévitable», relate le directeur général, Marc Mayer
Le Musée des beaux-arts du Canada (MBAC), à Ottawa, vit lui aussi une ère de turbulences budgétaires. L’institution muséale canadienne a réuni ses employés jeudi après-midi pour annoncer d’importants changements organisationnels qui se traduiront notamment par l’abolition de 29 postes.
Le directeur général du MBAC, Marc Mayer, a indiqué au Devoir que cet important remaniement découlait de difficultés persistantes qui laissaient prévoir pour l’année prochaine un manque à gagner de 5 millions de dollars pour le musée canadien, doté d’un budget annuel de 39 millions. La perte d’une subvention ponctuelle et les importants travaux de rénovation entrepris pour rénover l’immense verrière du musée obligent aujourd’hui l’organisme à mettre le frein sur ses dépenses.
« Les projections n’étaient pas très encourageantes pour les prochaines années. C’est un déficit que l’on voyait venir depuis longtemps et c’était inévitable. Nous avons dû repenser nos façons de travailler pour éliminer les duplications et réduire les budgets dans tous les secteurs », a-t-il dit jeudi.
Six postes seront abolis à la bibliothèque du musée, la plus grande en arts visuels au Canada. Les autres emplois supprimés le seront dans les secteurs du design graphique, des technologies de l’information et du site Web. En tout, 21 employés à temps plein perdront leur emploi, et 6 postes vacants ne seront pas pourvus.
Le MBAC embauchera dans la foulée sept nouveaux employés pour trouver de nouvelles sources de financement dans le secteur privé et améliorer l’expérience des visiteurs. Selon la direction, ces suppressions d’emplois n’affecteront en rien les services rendus aux visiteurs. Toutefois, Marc Mayer a reconnu que plusieurs petites expositions n’auront plus cours et que la rotation normale des oeuvres de la collection permanente sera ralentie. La direction entend augmenter les expositions et activités qui lui rapporteront davantage de recettes.
Alors que les bâches et les échafaudages viennent d’être mis en place dans la grande verrière pour amorcer le remplacement de 1400 panneaux de verre au coût de 8,1 millions de dollars, on s’attend en sus à une chute du nombre de visiteurs pour les mois à venir.
Après le succès remporté au guichet par Van Gogh, de près, l’an dernier, on s’attend aussi à des recettes moins importantes cet été avec la tenue d’une vaste exposition sur l’art actuel autochtone.








