Passer à la version normale du sitePasser à la version large du siteTaille d'écran
  • Facebook
  • Twitter
  • RSS
  • Amis du Devoir
    Connectez-vous

    Galeries et centres d'artistes - Entre visite rare et grandes rétrospectives

    12 janvier 2013 |Jérôme Delgado | Arts visuels
    À la galerie Simon Blais d’abord puis à Occurrence et à Vox, l’événement Irene F. Whittome se décline en trois expos et une monographie aux éditions du Passage. Ici: l’œuvre Room 901 no 27.
    Photo: Source Galerie Simon Blais À la galerie Simon Blais d’abord puis à Occurrence et à Vox, l’événement Irene F. Whittome se décline en trois expos et une monographie aux éditions du Passage. Ici: l’œuvre Room 901 no 27.

    Le Montréal de l’art contemporain foisonne littéralement. Bien malin qui saura saisir toutes les occasions qui se présenteront à lui ces prochains mois. Devant l’abondance, voici quelques suggestions qui promettent.


    1. De la visite rare: Claudie Gagnon. L’artiste basée à Québec, saluée pour ses tableaux vivants et abondantes oeuvres in situ, a très rarement exposé à Montréal en solo. La voici qui ouvre l’année au centre Clark, dès le 24 janvier, mais à sa manière, avec l’installation immersive Les queues de comète qui fera de la grande salle autre chose qu’un cube blanc. À noter que la petite salle subira aussi une transformation, sous la main de Karen Kraven, fraîchement émoulue de Concordia.


    Autre rareté à signaler : la délégation montréalaise qui débarque à New York pour l’événement Brooklyn/Montréal, qui débute ces jours-ci.


    2. Elle est partout: Irene F. Whittome. À la galerie Simon Blais d’abord (dès le 16 janvier), puis à Occurrence (dès le 18 janvier) et à Vox (dès le 24 janvier) : l’événement Irene F. Whittome se décline en trois expos et une monographie aux éditions du Passage. L’accent sera mis sur des corpus méconnus de cette grande dame de l’installation, active depuis 40 ans avec une pratique marquée par les éléments naturels. Peinture à l’encaustique, objets en cire, bestiaire en dessins, photos, films, boîtes-maquettes composent cette rétrospective inusitée.


    Autre cas d’ubiquité : Gwenaël Bélanger et ses deux solos en mars, aux centres Clark et Vu, ce dernier à Québec.


    3. À surveiller: Édith Brunette. On l’avait découverte en 2011, lors d’un solo fort bien mené à la galerie de l’UQAM - il s’agissait de son travail de fin de maîtrise autour des caméras de surveillance. Au centre Skol, Édith Brunette présente dès ce samedi un projet inspiré du documentaire Faut-il se couper l’oreille ? (1970), de Jacques Giraldeau. Avec Faut-il se couper la langue ?, la jeune artiste poursuit dans la même veine éthique et politique, ne craignant pas de bousculer les institutions.


    Autre « jeune » attendu : le collectif Séripop, dont les installations seront à voir à la galerie B-312, dès aujourd’hui, et à Engramme, en mars, à Québec.


    4. La galerie à mieux connaître: Nicolas Robert. Parmi les nouvelles galeries locataires du Belgo, la galerie Nicolas Robert fait sobrement, mais sûrement, sa niche. Sa programmation 2013 continuera à faire valoir des pratiques encore méconnues, telle que la peinture de Péio Eliceiry (en avril).


    Autre galerie à suivre : René Blouin, qui annoncera sous peu à quelle adresse du Vieux-Montréal elle logera désormais.


    5. Les nouveaux pas: Catherine Bolduc, commissaire. C’est une tendance forte dans l’art actuel que celle des artistes dans le rôle de commissaire. La galerie [sas] a invité cette fois Catherine Bolduc à jouer le jeu. En mars, son expo, intitulée Ailleurs, réunira six artistes autour d’une préoccupation qui lui est chère, soit celle de quitter la réalité tangible et logique.


    Autre saut similaire : celui que Marc-Antoine K. Phaneuf fera, en compagnie de Nadège Grebmeier Forget, avec une expo de groupe à L’Écart, au centre de Rouyn-Noranda (en avril).


    6. Temps, matière, créativité. Les traces matérielles, à la galerie Leonard et Bina Ellen de l’Université Concordia, proposera en février un bilan sur les pratiques récentes qui mettent le processus artistique en évidence. Des oeuvres des quinze dernières années seront exposées. Douze artistes sont concernés, dont les Alexandre David et Tricia Middleton d’ici et, parmi les étrangers, Francis Alÿs et Alicia Frankovich.


    Autre retour dans le temps : la rétrospective Michael Snow mise en circulation par la Galerie de l’UQAM et présentée enfin dans ses salles, depuis vendredi.


    7. La peinture en événement. Pour une rare fois, aucune manifestation de type biennal ne figure au calendrier. Place donc à des propositions plus inusitées, et non moins ambitieuses, tel que Projet peinture, en mai, à la Galerie de l’UQAM. L’exposition, qui comprendra un second volet en été, dressera le portrait de la pratique picturale au Canada. Pas moins de 60 artistes sont annoncés, dont l’iconoclaste Simon Bilodeau ou le radical Jérôme Bouchard. Et pas de Marc Séguin en vue.


    Autre tir groupé : celui que proposera, en avril, la galerie Lilian Rodriguez sur la jeune peinture.


    8. En audio: deux interventions à Laval. Audioparc, projet de commissariat de l’artiste audio Magali Babin mené depuis l’automne pour le compte de la galerie Verticale, vise à relever les bruits sourds en milieu urbain. Nalatliya Petkova intervient ce samedi au métro Montmorency et au Carrefour Laval. La seconde intervention, de Patrice Coulombe, prendra place en mars, au parc Saint-Claude.


    Autre projet sonore : Jeux de bols et de voix de la céramiste Marie Côté, à Oboro (en avril).


    9. En images: un duo de photographes. Yan Giguère et Gwenaël Bélanger pratiquent la photographie, mais de manière fort distincte. Le premier accumule les clichés et l’ordinaire, le second morcelle des compositions fort étudiées. Les revoilà réunis en mars au centre Clark, avec leurs nouveaux projets.


    Autre rapprochement : deux films de deux artistes de réputation internationale, Harun Farocki et Hito Steyerl, regroupés sous l’intitulé Fabrique d’images, à la galerie SBC. Lancement lors de la Nuit blanche, en février.


    10. En performance: un projet cinéphile. Le Mois multi, festival multidisciplinaire de Québec enraciné au complexe Méduse, ne dévoilera sa programmation que la semaine prochaine, mais déjà on sait que le collectif britanno-allemand Gob Squad présentera en février une des performances de cinéma en direct qui font sa renommée. Les sept artistes tenteront de reproduire sous nos yeux le film Kitchen d’Andy Warhol.


    Autre rendez-vous d’art action : une rencontre Québec-Pologne au centre Le Lieu, de Québec (en avril).


     

    Collaborateur

    À la galerie Simon Blais d’abord puis à Occurrence et à Vox, l’événement Irene F. Whittome se décline en trois expos et une monographie aux éditions du Passage. Ici: l’œuvre Room 901 no 27. <div>
	La galerie Leonard et Bina Ellen de l’Université Concordia explorera les traces matérielles avec notamment le travail de Tricia Middleton, dont on voit ici l’installation Form Is the Destroyer of Force, Without Severity There Can Be No Mercy, datée de 2012.</div>
<div>
	C’est Claudie Gagnon qui ouvre l’année au centre Clark avec l’installation immersive Les queues de comète.</div>












    Envoyer
    Fermer
    Les plus populaires

    Abonnez-vous à notre infolettre. Recevez l'actualité du jour, vue par Le Devoir.