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    Un Titien restauré et exposé au Musée des beaux-arts du Canada

    4 janvier 2013 |Isabelle Paré | Arts visuels
    Un portrait de Daniele Barbaro (1514-1570), par Tiziano Vecellio dit Le Titien (Italie, 1488 -1576), réalisé en 1545 (huile sur toile 85,8 x 71,5 cm) a été acheté en 1928 par le Musée des beaux-arts du Canada, à Ottawa.
    Photo: Musée des beaux-arts du Canada Un portrait de Daniele Barbaro (1514-1570), par Tiziano Vecellio dit Le Titien (Italie, 1488 -1576), réalisé en 1545 (huile sur toile 85,8 x 71,5 cm) a été acheté en 1928 par le Musée des beaux-arts du Canada, à Ottawa.
    Un véritable tableau du maître vénitien Le Titien a retrouvé sa place dans l’histoire de l’art et sur les cimaises du Musée des beaux-arts du Canada (MBAC) à Ottawa, après avoir été considéré comme une pâle copie d’un tableau du Prado pendant plus de 60 ans.

    Le portrait de Daniele Barbaro, exécuté en 1545 par Titien, la seule toile du maître au Canada, est de nouveau exposé au public après avoir subi, au cours des cinq dernières années, d’importants travaux de restauration.


    Resté jusque dans les années 1920 dans la famille de Paolo Giovio, l’évêque de la ville de Côme qui commanda l’oeuvre au Titien au XVIe siècle, le portrait de Barbaro a été vendu à une famille viennoise, puis acheté en 1928 par le Musée des beaux-arts du Canada à la Sackville Gallery de Londres. Mais très vite, des doutes seront soulevés sur son authenticité, étant donné qu’un portrait similaire est conservé au Musée du Prado à Madrid. À l’époque, les spécialistes estiment que la toile du MBAC est une copie d’atelier du tableau détenu par le musée madrilène et qu’elle n’est probablement pas issue de la main du maître.


    Après avoir été brièvement exposée à Philadelphie dans les années 1980, aux côtés de son double, la toile est reléguée aux voûtes du MBAC.

     

    Une redécouverte


    Mais il y a cinq ans, la lettre d’un amateur d’art, se plaignant au MBAC que l’unique toile du Titien au Canada ne soit pas exposée, pique la curiosité de Stephen Gritt, directeur de la conservation et de la recherche technique, récemment engagé au musée. Ce dernier décide d’effectuer une révision de l’oeuvre et constate son piètre état.


    « On a sorti le tableau des réserves pour en constater le très mauvais état. Toute la surface était écaillée et craquelée. M. Gritt s’est mis au parfum des informations qu’on détenait sur l’oeuvre et cela l’a incité à approfondir les recherches, et même à se rendre au Prado avec l’oeuvre pour la comparer à son double », explique Josée-Britannie Mallet, attachée de presse au MBAC.


    Le voyage sera amplement justifié, et réservera une tout autre surprise au nouveau directeur de la conservation. Des images des deux oeuvres prises au rayon X révèlent que le tableau, peint avec minutie et force détails, ne peut être une copie. « J’ai passé un après-midi devant la table lumineuse avec le documentaliste technique du Prado. Grâce à une comparaison minutieuse des détails techniques d’exécution révélés par les rayons X, il a été possible d’établir que les tableaux avaient été réalisés à peu près à la même époque, et que la toile d’Ottawa était celle de la genèse de l’oeuvre, celle qui en avait été le fondement », explique Stephen Gritt.


    Les radiographies de la toile du MBAC présentent de légères modifications aux vêtements et aux couleurs, ce qui laisse supposer que les deux toiles ont été faites côte à côte, comme cela se faisait souvent à l’époque, mais que celle du musée canadien a été la première ajustée, puis achevée.


    « La restauration de l’oeuvre a nécessité plus de 700 heures de travail, réparties sur trois ans. Aujourd’hui, la toile est dans un état impeccable, affirme Mme Mallet. On peut l’attribuer sans aucun doute à Titien et c’est une grande nouvelle pour le musée et pour nos visiteurs, qui peuvent l’admirer [...] dans la section C203 dédiée à l’art européen. »

     
     
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