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    Place aux cultures du monde

    À travers sa programmation 2013, le Musée des beaux-arts de Montréal s’exporte dans six villes avec trois expositions différentes

    5 décembre 2012 |Frédérique Doyon | Arts visuels
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	Mille Fiori (détail), de Dale Chihuly, (Chihuly Garden and Glass, Seattle, Washington, 2012, 58 x 20 pieds)</div>
    Photo: Terry Rishel
    Mille Fiori (détail), de Dale Chihuly, (Chihuly Garden and Glass, Seattle, Washington, 2012, 58 x 20 pieds)
    Le Musée des beaux-arts de Montréal (MBAM) s’ouvre plus que jamais aux cultures du monde en 2013 et s’active sur la scène internationale. 


    Pérou : royaumes du Soleil et de la Lune lancera en février le bal des trois grandes expositions « maison » de l’année.
     
    « C’est une année assez remarquable du point de vue de la production des expositions du musée, a souligné mardi la directrice et conservatrice en chef Nathalie Bondil en conférence de presse. Cette année, toutes les expositions présentées sont conçues et produites par le musée et ensuite exportées. »
     
    Il faut dire que l’institution a le vent dans les voiles, portée par le succès mondial de ses plus récentes expositions, qui voyageront dans six villes en 2013. « On a plus d’activités à l’extérieur qu’à Montréal », résume Mme Bondil. Après Dallas et San Francisco en 2012, La planète mode de Jean Paul Gaultier poursuit sa tournée phénoménale à Madrid, New York, Rotterdam et Stockholm. L’exposition estivale de 2012, de Tom Wesselman, atterrira à Richmond (Virginie) au printemps, et celle sur le Pérou est déjà promise à Seattle à l’automne prochain. Les fruits de cette exportation permettent d’amortir les coûts de production des expositions.
     
    Projet colossal

    L’exposition sur le Pérou, qui s’inscrit dans la foulée de ¡ Viva Cuba ! et la volonté d’explorer cette autre Amérique, a requis un travail « colossal », racontait la directrice. « C’est un projet qui va se définir par son ampleur historique puisqu’on va retracer près de 3000 ans d’histoire. Il y a un prétexte : comprendre l’identité péruvienne », essentiellement retracée grâce à l’archéologie.

    À l’heure où le pays s’affaire à recouvrer des milliers d’artefacts du site Machu Picchu confiés pour analyse à l’Université Yale par l’archéologue américain Hiram Bingham, le musée accueillera quelque 350 œuvres issues tant de l’époque précolombienne que de l’ère coloniale, mais aussi de l’époque indigéniste plus récente. Céramiques, ornements en or et en argent, textiles, photographies, tableaux, sculptures provenant de 50 collections publiques et privées raconteront l’histoire à travers des thèmes comme la construction des mythes, l’affirmation nationaliste et le pillage archéologique. Plus d’une centaine de ces pièces ne sont jamais sorties du pays.
     
    Le Musée profite de cette exposition pour offrir une véritable saison des cultures du monde. Trois nouvelles galeries vouées aux arts de l’Islam, de la Chine et du Japon permettront de (re)découvrir les œuvres de ses collections permanentes, dernier chapitre de leur réinstallation globale. En tout, 500 objets sortiront des salles d’entreposage. Les salles dédiées aux arts africains et précolombiens seront aussi remaniées.
     
    « Ce n’est plus simplement les cultures anciennes ; c’est un regard croisé, d’aujourd’hui vers les cultures d’hier », a précisé la conservatrice en chef, devant la photo d’un tapis de bombes réalisé au Pakistan par des réfugiés afghans en 2001. En témoigne aussi l’exposition d’art contemporain consacrée à l’artiste montréalais d’origine taïwanaise Chih-Chien Wang, qui s’ouvrait mardi, fruit d’une résidence d’un an en collaboration avec la Fonderie Darling.
     
    De Chihuly à la musique ancienne

    Les deux autres grandes expositions seront consacrées au verre contemporain de Dale Chihuly et à la musique vénitienne. Considéré comme le Tiffany de notre époque, l’Américain Chihuly proposera à l’été son travail installatif, des pièces monumentales défiant leur matériau si fragile, dont une installation créée spécialement pour le musée montréalais.
     
    À l’automne, Splendore a Venezia explorera les liens entre l’art et la musique à Venise de la Renaissance au baroque. « Les artistes de cette époque ont tous une relation proche avec les musiciens », rappelle Mme Bondil. Quelque 150 peintures, gravures et dessins des Giogione, Titien et autres Véronèse se conjugueront ici aux partitions musicales. Le programme musical de la salle Bourgie s’y arrimera.
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	Mille Fiori (détail), de Dale Chihuly, (Chihuly Garden and Glass, Seattle, Washington, 2012, 58 x 20 pieds)</div>
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	Cet ornement, qui représente une divinité marine de la culture mochica, a « valeur d’icône », selon Nathalie Bondil. Pillé en 1988, localisé dans une collection à Londres en 2006, il a été restitué à Lima, qui l’a érigé en véritable Mona Lisa péruvienne.</div>
     
     
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