Mois de la photo - La sueur des yeux, le temps suspendu
Un événement comme une biennale de la photographie est toujours constitué de deux pôles: il y a d'un côté les expositions proprement dites et de l'autre, le catalogue de l'exposition. Il arrive parfois que le catalogue entre en compétition avec l'événement tellement les images qui y sont reproduites passent mieux sous ce format. À l'inverse, il est fréquent qu'une fois réduites au format catalogue, certaines images photographiques perdent de leur singularité et deviennent plus banales. Dans ce dernier cas, le médium de l'exposition est non seulement plus approprié, il est rationnellement justifié. «Mais qu'est-ce qu'on a à vouloir tout foutre sur les murs?», s'écriait le critique et théoricien français Jean-François Chevrier lors d'une table ronde organisée par le Mois de la photo il y a quelques années. Et de fait, non seulement la question mérite d'être posée et reposée en fonction de chacune des participations, elle surgit d'elle-même dès que l'on consulte les images du catalogue et qu'on essaie de les rattacher à l'expérience de l'exposition.
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