D’un retard à l’autre au MNBAQ
Les analyses d’optimisation des coûts doivent être évaluées par le nouveau gouvernement
« C’est sûr que le calendrier a bougé », confirme au Devoir la porte-parole du musée, Marie-Hélène Raymond. Elle assure toutefois qu’un nouvel échéancier devrait être rendu public « d’ici la fin de l’automne ».
La nouvelle équipe du Conseil du Trésor doit d’abord prendre connaissance des « analyses d’optimisation des coûts » réalisées depuis le rejet des trois offres soumises par des entrepreneurs. On peut toutefois espérer que l’agrandissement du MNBAQ de 90 millions, le plus gros chantier culturel de l’heure au Québec, qui portera la signature architecturale de la prestigieuse firme néerlandaise Office for Metropolitan Architecture - en partenariat avec l’équipe Provencher Roy et associés -, figure assez haut dans la liste des priorités culturelles du gouvernement.
Les travaux d’excavation ont été réalisés au printemps et la construction devait débuter cet automne. Mais le musée n’a retenu aucune des propositions soumises lors de l’appel d’offres lancé en avril, les budgets des trois soumissionnaires ayant dépassé les estimations de l’institution muséale. Une clause de retrait à cet effet figurait dans les documents d’appel d’offres.
Le budget total du projet d’agrandissement s’élève à 90 millions, les deux tiers étant financés à parts égales par Québec et Ottawa. L’autre tiers provient du secteur privé. La campagne de financement va d’ailleurs bon train, plus de 22,6 millions ayant déjà été amassés. Le concept architectural issu d’un concours international a été dévoilé en 2010. Le nouveau pavillon Pierre-Lassonde - nommé en l’honneur de son principal donateur et président de son conseil d’administration - devait ouvrir ses portes en 2014.








