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    Galeries et centres d’artistes - Portés par l’engagement et les échanges

    25 août 2012 |Marie-Ève Charron | Arts visuels
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	L’installation de Stéphane Gilot, Multiversité/Métacampus, porte à réfléchir sur l’institution universitaire. </div>
    Photo: Galerie de l’Uqam
    L’installation de Stéphane Gilot, Multiversité/Métacampus, porte à réfléchir sur l’institution universitaire. 

    Forcément partiel, ce regard sur la rentrée dans les galeries et les centres d’artistes retient quelques moments qui, s’ils n’ont pas à voir avec le soulèvement populaire des derniers mois, ouvrent sur des ailleurs inspirants.


    AmourAnarchie, c’est le cri du coeur de Jonathan Demers, commissaire de l’exposition et directeur du centre Axenéo7 à Gatineau. Au moment fort de la crise sociale du printemps, il a trouvé dans les mots de Ferré un apaisement, qu’il a transposé dans une exposition collective regroupant notamment les oeuvres de Mathieu Beauséjour, de Manon de Boer et de Jean-Luc Verna. D’engagement et d’implication courageuse, il sera question (6 septembre au 21 octobre).


    La grève étudiante a également inspiré la programmation de Skol, qui cet automne se fera sous le signe du politique. Dès le 19 octobre, aux côtés des Archives « vivantes » d’Occupons Montréal (Koby Rogers Hall Frédéric Biron Carmel), l’installation d’Arkadi Lavoie Lachapelle invitera les gens à donner la cadence à un siège berçant long de sept mètres.


    L’exposition de Stéphane Gilot à la Galerie de l’UQAM, en septembre, sera aussi des plus à propos avec sa réflexion sur l’institution universitaire. Multiversité/Métacampus est une installation complexe et interdisciplinaire abordant l’université comme utopie, à travers l’exemple de l’UQAM, un cas fécond pour l’artiste qui en a fouillé l’histoire. Tout devrait y passer : architecture, idéologies fondatrices, archives… Un ouvrage richement illustré, coproduit avec le Musée national des beaux-arts du Québec, sera aussi lancé sur le travail de Gilot, qui sera plus que jamais célébré en cette saison.


    La dimension éducative sera également dans la mire de Leonard Bina Ellen à Concordia, l’autre galerie universitaire, qui fête d’ailleurs ses 50 ans. La saison s’amorcera avec Interactions, une exposition qui aura pour objet la relation parfois controversée de l’art contemporain avec ses publics.

     

    À teneur événementielle


    Le travail de réseautage réalisé par le centre Clark depuis plusieurs années s’incarnera avec éclat cet automne. Le centre du quartier Mile-End est l’instigateur du projet d’échange Montréal-Brooklyn, qui met dans le coup huit espaces de diffusion montréalais et autant de Brooklyn, avec la participation de près de 40 artistes. Optica, la Galerie Sas et le Musée d’art contemporain de Montréal font notamment partie de ce projet fédérateur présenté, ici, à compter d’octobre et, là-bas, en janvier 2013.


    L’autre échange à surveiller sera entre la Suisse et le Québec, rencontre qui se fera par le truchement de l’exposition Rejouer/déjouer le folklore, à la Maison de la culture Frontenac, dès le 6 septembre, qui ira ensuite à Berne. Les artistes québécois BGL, Nathalie Bujold et Maude Léonard-Contant font entre autres partie de la sélection.


    C’est l’événement qui nous fait réfléchir sur ce qu’il y a dans notre assiette en faisant se croiser l’art actuel et l’agroalimentaire. Pour sa quatrième édition, ORANGE s’intitule Les mangeurs, invoquant les rapports complexes de l’humain avec la nourriture, puisque sa survie et son bien-être en dépendent. Toujours dans le giron du centre Expression à Saint-Hyacinthe, l’événement étirera ses tentacules jusqu’ailleurs dans la ville, à la Ressourcerie, rassemblant au passage des experts et 19 artistes d’ici et de l’étranger (15 septembre au 28 octobre).


    De retour cet automne, la Rencontre internationale d’art performance de Québec (6-8, 13-15septembre) et la Biennale d’art performatif de Rouyn-Noranda (centre l’Écart, 18-20octobre) continuent de faire de la ville de Québec et de Rouyn-Noranda des plaques tournantes internationales de la performance, des événements cette année qui s’annoncent encore truffés de surprises.

     

    Coup d’envoi et rétrospectives


    La galerie Antoine Ertaskiran est un nouveau venu, qui a pignon sur rue dans le quartier de Griffintown. Bien que discrètement en activité depuis le printemps, la galerie donnera son coup d’envoi officiel le 5 septembre avec une exposition inaugurale. Cet élan de départ sera fait d’abstraction picturale géométrique, dont les conventions sont revisitées par les artistes Jeff Depner, Luce Meunier et Jeanie Riddle, qui, dans leurs oeuvres, brouillent l’orthodoxie du genre par des opérations ludiques et subtilement transgressives.


    La Galerie Trois Points n’a pas bougé du Belgo, mais elle a fait peau neuve pendant l’été. Ses espaces agrandis accueilleront pour ouvrir la saison les tableaux de Sylvain Bouthillette. Dès le 8 septembre.


    Plusieurs expositions en solo se font attendre alors que d’autres ont déjà parti le bal. C’est le cas de Milutin Gubash chez Joyce Yahouda, en cours depuis jeudi dernier. En plus de photographies, l’artiste d’origine serbe y présente l’intégral en six épisodes de Born Rich, Getting Poorer. Parodiant la forme du sitcom, les vidéos mettent en scène l’artiste qui, dans une autofiction drolatique, fait intervenir les membres de sa famille. Plus qu’une coïncidence, la rétrospective en tournée qui survole le travail de l’artiste depuis les 10 dernières années s’amorcera à la fin du mois de septembre au Musée d’art de Joliette. Une publication majeure est à venir pour couronner le tout.


    Et, finalement, toute saison a ses nouvelles figures, de qui il y a beaucoup à espérer. Chloé Desjardins sera l’une d’elles avec ses étonnantes sculptures qui repensent la technique du moulage, lors d’une première exposition en solo, chez B-312 (11 octobre au 10 novembre).


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    Collaboratrice

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	L’installation de Stéphane Gilot, Multiversité/Métacampus, porte à réfléchir sur l’institution universitaire. </div>
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	NY5, de Miru Kim, de la série The Pig That Therefore I Am, 2010. L’œuvre fait partie de l’exposition Les mangeurs.</div>
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	L’installation d’Arkadi Lavoie Lachapelle : un banc berçant long de sept mètres.</div>












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