Expérience interactive - Laisser libre cours à sa folie
Mais également ceux du visiteur lui-même, appelé à interagir avec le fou virtuel. L’expérience interactive Amentia dure de trois à cinq minutes, selon le degré de participation du visiteur. Un temps ridiculement court pour entrer en relation avec l’Autre. Mais l’intérêt n’est pas là, selon l’artiste Jean-François Mayrand. La folie est en fait un prétexte pour susciter chez le visiteur l’empathie ou la peur, le dialogue ou la rage.
Il ou elle peut crier, pleurer, sauter, danser, grimacer, chanter ou ne rien faire. Personne ne l’entend ni ne le voit. C’est son moment de folie. Et le clou de l’expérience se trouve à la sortie, dans l’expression graphique de cet accès de démence passager. Un dessin unique, envoyé par courriel à chacun. Calligraphie de son délire, que l’on peut ensuite partager en ligne. Joli clin d’oeil au pouvoir créateur de l’anormalité !
Sachez que les artistes Karine Vanasse, Marie Brassard, Denis Gagnon, Sylvie Moreau et Bruce McDonald ont déjà signé leur moment de folie, qu’on peut voir sur amentia.com. Reste que, pour donner sens et poids à l’expérience, une version de plus longue durée rapprocherait Amentia d’une véritable interaction avec l’Autre, avec la Différence, plutôt que de la cantonner à une distrayante performance de soi à soi.



La journaliste du Devoir s'est prêtée au jeu pour vous.
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