Au Québec - Des régions et des musées à découvrir
900, boul. Louis-Fréchette
Nicolet
819-293-6148
www.museedesreligions.qc.ca
Musée d’art contemporain des Laurentides
101, place du Curé-Labelle
Saint-Jérôme
450-432-7171
www.museelaurentides.ca
Le Musée J.-Armand-Bombardier
1001, avenue J.-A.-Bombardier
Valcourt
450-532-5300
www.museebombardier.com
Musée des beaux-arts de Sherbrooke
241, rue Dufferin (angle Frontenac)
Sherbrooke
819-821-2115
www.mbas.qc.ca
Musée québécois de culture populaire
200, rue Laviolette
Trois-Rivières
819-372-0406
www.culturepop.qc.ca
Nicolet, Saint-Jérôme, Valcourt, Sherbrooke et Trois-Rivières ne sont qu’à quelques kilomètres de Montréal. Dans chacune de ces villes se cache un musée tout à fait original qui vaut le déplacement. Voici un petit aperçu de ce qu’on y a programmé pour l’été.
Religions du monde
Nicolet, cette ville située sur la rive sud du fleuve, est à 140 kilomètres de Montréal. Depuis quelques années, la ville accueille le Musée des religions du monde. C’est un musée unique en Amérique. L’établissement est à la fois un centre de recherche et d’exposition. Sa mission est la préservation, l’étude et la diffusion du patrimoine multireligieux canadien et québécois, y compris dans ses dimensions religieuses amérindiennes et inuites… Ce qui n’est pas rien ! Ses collections sont accessibles tant au public en général qu’aux chercheurs spécialisés dans l’étude des grandes traditions religieuses mondiales.
Présentement, le musée ne présente pas d’exposition permanente. Mais, dès le 29 mai prochain, on inaugurera l’exposition Êtes-vous près ?, qui, dans une même salle, présentera les cinq grandes religions du monde. L’équipe du musée qui travaille à l’élaboration de cette expo depuis des mois est avare de détails et garde jalousement le secret jusqu’à l’ouverture des portes… À suivre ! Mais, ce qu’on sait déjà, c’est que ce sera un concept unique qui permettra au visiteur d’explorer différents rituels de ces religions.
En plus de sa future exposition permanente, le Musée des religions du monde propose trois autres expositions. Tabarnak : l’expo qui jure, où on explore l’univers des sacres, des jurons et des blasphèmes au Québec, jusqu’au 3 septembre. La chapelle des fous, l’oeuvre inachevée de Carmelo Arnoldin qui représente le travail de toute une vie : une chapelle toute décorée, dont le musée présente les différentes parties non assemblées, mais en dimensions réelles, du 29 mai au 21 octobre. Et, finalement, on pourra voir La groSSe plaisanterie, une installation de l’artiste Richard Purdy, du 20 juin au 3 septembre.
Laurentides
À la porte des Laurentides, dans la ville de Saint-Jérôme, se cache le Musée d’art contemporain des Laurentides. C’est l’ancien palais de justice de l’endroit, un édifice de style néoclassique qui fut construit en 1923, qui accueille le musée ainsi que la Maison de la culture Claude-Henri-Grignon. Longtemps appelé « Galerie du Vieux Palais », c’est en 1986 que le ministère des Affaires culturelles inclut le lieu dans son réseau d’établissements muséaux, qui devient dès lors le Centre d’exposition du Vieux Palais. Le musée se donne pour mission de « faire connaître, de promouvoir et de diffuser la production des artistes en arts visuels en mettant l’accent sur l’art contemporain et actuel. Son mandat est également de conserver, documenter, diffuser et rendre accessibles les oeuvres de la collection de la Fondation du musée, laquelle est principalement composée d’oeuvres d’artistes des Laurentides. »
Cet été, on y verra les oeuvres de Jacques Payette : Le corps, ce seul lieu habitable. Cette exposition regroupe des oeuvres de l’artiste qui travaille de très grands formats, très réalistes, peints selon la technique de l’encaustique (du 17 juin au 2 septembre).
J.-Armand-Bombardier
Valcourt, une petite ville du Val-Saint-François en Estrie, a vu naître en 1907 Joseph-Armand Bombardier, le célèbre inventeur de la motoneige. Le Musée J.-Armand-Bombardier y a fêté ses 40 ans en 2011. Le musée a donc ouvert ses portes en 1971.
Aujourd’hui, le musée présente trois expositions permanentes : le garage original datant de 1929 de M. Bombardier, une exposition sur la vie et l’oeuvre du célèbre inventeur, dont une quinzaine de véhicules en exposition. Finalement, on visite une troisième exposition avec un volet international sur la motoneige, de 1959 à nos jours.
L’exposition temporaire qui sera présentée jusqu’en février 2013 montre un portrait actuel de la multinationale qu’est devenu Bombardier. L’exposition se décline en six zones : d’abord, une zone historique, puis, une zone où on retrouve des objets marquants dans l’histoire de Bombardier. Vient ensuite la zone démontrant la présence mondiale de Bombardier, puis les zones 4 et 5 décrivent les deux secteurs d’activité de l’entreprise, soit l’aéronautique et le transport. Finalement, dans la dernière zone du parcours, on se penche sur la responsabilité sociale de Bombardier.
En 2012, on innove au musée grâce à un partenariat avec l’usine de fabrication de véhicules récréatifs motorisés. En effet, les visiteurs du musée peuvent aussi visiter l’usine et pourront ainsi observer comment se fabriquent les fameux produits Bombardier.
Une entrée au musée permet aussi au public de visiter le Centre culturel Yvonne-L.-Bombardier. On y expose les oeuvres de MAJ Fortier, l’artiste qui a sculpté les bronzes des Légendes du Canadien de Montréal exposés à côté du Centre Bell. C’est donc d’une pierre trois coups qu’on fera cet été à Valcourt !
Sherbrooke
Le Musée des beaux-arts de Sherbrooke est situé en plein centre-ville, dans un magnifique bâtiment historique qui abritait anciennement le siège social de l’Eastern Townships Bank. La mission du musée est de promouvoir les beaux-arts tant nationaux que régionaux. Le musée compte trois salles et présente chaque année une dizaine d’expositions.
Les deux expositions estivales que propose le musée permettront aux visiteurs de réfléchir à la surconsommation. Déroutantes et ludiques, ces deux expositions ne laisseront personne indifférent.
L’artiste peintre Éloïse Brodeur aime les vaches. Elle les peint empreintes de calme et d’impassibilité. Mais derrière cette apparente tranquillité se cache la dénonciation de notre manière de vivre et de consommer de l’abondance et du surplus, de la surproduction et aussi de la domestication de l’animal (du 9 juin au 30 septembre).
De son côté, le photographe Jean-François Bouchard s’intéresse aux mondes parallèles ainsi qu’aux nouveaux moyens de communication. C’est en parcourant le monde qu’il fait la connaissance de gens ayant des intérêts et des styles de vie hors de l’ordinaire. Souvent, ces individus appartiennent à des communautés virtuelles constituées à partir de l’isolement de ses membres. L’exposition Still life, présentée du 16 juin au 14 octobre, explore les relations qu’entretiennent des hommes avec des poupées érotiques d’un réalisme étonnant. Ces relations vont souvent bien au-delà de la sexualité et les poupées sont traitées comme de véritables conjointes. Les grands formats représentent ces êtres de latex et sont accompagnés de citations tirées du discours de leur propriétaire…
Culture populaire
À Trois-Rivières, c’est un musée très jeune, au propre comme au figuré, qu’on retrouve. Inauguré en 2003, le Musée québécois de culture populaire est un musée de société, un musée-sujet, qui met en valeur toutes les cultures populaires d’hier et d’aujourd’hui. On le qualifie de plus fou des musées ! On a réussi à y faire entrer la culture populaire de Passe-Partout et le répertoire de La bonne chanson, en passant par les Têtes à claques et les déménagements du 1er juillet. La programmation estivale promet d’être haute en couleurs.
L’idéologie de la droite conservatrice, ça vous dit quelque chose ? Bien sûr, on a M. Harper pour lui redonner vie, mais, ici au Québec, on a eu Maurice Duplessis. Jusqu’au 9 septembre, l’exposition Duplessis donne à sa province fait découvrir des méthodes de communication très avant-gardistes pour l’époque. Afin de procéder à une vaste « mise en marché » de Maurice Duplessis, on n’a pas hésité à utiliser la radio, des films, des slogans et de la publicité par l’objet, comme on le verra dans cette exposition.
L’exposition Météorites à bâbord propose aux visiteurs de partir à la rencontre des corps célestes qui risquent de heurter la Terre. C’est un voyage galactique auquel on est convié. À l’occasion de cette exposition, ce sera un Plutonien qui accueillera les visiteurs, et cet extraterrestre veut savoir si la vie sur Terre est possible pour lui. Évidemment, il sollicitera l’aide du public pour le découvrir !
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Collaboratrice







