Québec - Le Japon en devant de scène
Retour sur la civilisation des samouraïs
Samouraïs
Chefs-d’oeuvre de la collection Ann et Gabriel Barbier-Muller
Jusqu’au 27 janvier 2013
Rêves de manga
Kimonos
La région du Tôhoku : reconstruire pour un avenir prometteur
Du 12 juin au 3 septembre 2012
Musée de la civilisation de Québec
Québec - Le point de départ de cette aventure japonaise : les 150 flamboyants ensembles de la riche collection privée d’Ann et Gabriel Barbier-Muller, prêtée cet été au musée pour l’exposition Samouraï, inaugurée le 4 avril dernier. Comme le principal critère des Barbier-Muller pour acquérir un objet se base sur l’esthétisme, cette salle nous donne à voir des armures plus excentriques les unes que les autres. Les pièces proviennent pour la plupart de la période Edo, une longue période de paix allant de 1615 à 1868, qui a permis aux artisans et aux armuriers de rivaliser de créativité.
Dans une scénographie au design zen tout à fait approprié, la lumière tamisée, l’ambiance ténébreuse et le décor rouge, blanc et noir mettent en relief et font scintiller le raffinement des équipements baroques de ces guerriers orientaux. Des attirails dans lesquels les détails fourmillent, les couleurs foisonnent et les formes s’éclatent. De véritables oeuvres d’art, tant dans l’exubérance de leur ensemble que dans la finesse d’une gravure sur un plastron.
Les nombreux casques, quant à eux, fascinent par leurs allures à la fois intimidantes et carnavalesques. Certains ont la forme d’un coquillage, d’un démon ou d’une hache, tandis que d’autres sont rehaussés d’un dragon, d’un vire-vent ou de flammes forgées en fer. Le plat de résistance : l’armure du clan Mori. Il s’agit du seul ensemble complet répertorié à l’extérieur du Japon. Tout y est, jusqu’aux blasons familiaux, sabres, arcs et éventails.
Et, dans quelques mois, un parcours avec iPod sera offert aux 6 à 12 ans pour guider leur visite. Un jeu, sous la forme d’un manga, y offrira une quête qui permettra aux plus jeunes de s’amuser tout en apprenant les vertus et le code d’honneur des samouraïs.
Mangas et kimonos
À partir du 12 juin, une autre exposition se penchera spécifiquement sur les bandes dessinées et les films d’animation japonais ou, du moins, sur leur impact. Rêves de manga présentera les portraits que les photographes Jonathan Anderson et Edwin Low ont croqués de jeunes amateurs costumés personnifiant des héros imaginaires. Des effets visuels graphiques, numériques et calligraphiques transforment ces clichés en fantaisies pour réfléchir sur l’identité de la jeunesse nippone, aujourd’hui profondément façonnée par cette culture fantastique.
Toujours le 12 juin, le MCQ sortira à nouveau sa collection de kimonos, qui avait déjà été présentée en 1996 et 1997. Ces vêtements soignés, tous confectionnés à la main dans les règles de l’art, avaient été légués au MCQ par Hajime Miwa.
Il est à noter que, à l’entrée de ces deux dernières expositions, le consulat général du Japon à Montréal en propose une, plus modeste, composée de photographies saisissant la reconstruction qui a suivi le séisme et le tsunami dévastateurs en 2011.
Plusieurs activités reliées à la thématique sont aussi au menu de cet été. Hélène Pagé, directrice du service de la médiation culturelle et éducative du MCQ, souligne que le hall du musée et le Carrefour Japon seront très animés. « Ça va être très intense et très touffu, de l’ouverture du musée jusqu’à la fermeture », promet-elle pour chaque journée.
À compter du 24 juin, des ateliers permettront au grand public de réaliser un court dessin animé à la sauce japonaise. Aussi, les familles et les camps de jour pourront s’atteler à la fabrication de koi-nobori, ces manches à aire en forme de carpes flottant au vent lors de certaines fêtes. Des cérémonies traditionnelles de thé, des ateliers d’arts martiaux, des séances de calligraphie, des films, des conférences et des chorégraphies de danses contemporaines ponctueront aussi la saison estivale, toujours sous le signe du pays du Soleil levant.
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Collaborateur







