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Décès de la peintre surréaliste Dorothea Tanning

Le Devoir   3 février 2012  Arts visuels
La peintre surréaliste et écrivaine américaine Dorothea Tanning, qui fut l'épouse du peintre allemand Max Ernst, est morte mardi à New York à l'âge de 101 ans, a annoncé la directrice de la fondation qui porte son nom.

Tanning ne fut jamais une imitatrice du travail de son mari. La force de son imaginaire et sa lucidité maniaque ont assuré à son oeuvre une reconnaissance pleine et entière. Une de ses toiles les plus célèbres, un autoportrait de 1942 intitulé Birthay, est aujourd'hui propriété du Philadelphia Museum of Art. Elle s'intéresse à la création d'installations déstabilisantes, par exemple Hôtel du Pavot chambre 202 (1970-1973), aujourd'hui conservée par le Centre Georges Pompidou à Paris. On trouve aussi de ses oeuvres à la Tate Gallery de Londres et dans plusieurs autres grands musées.

Max Ernst avait fait sa connaissance à New York en cherchant de nouveaux artistes surréalistes dignes d'être représentés par la galerie de sa femme, Peggy Guggenheim. Il était resté à son atelier pour jouer aux échecs. Leur relation amoureuse se maintint jusqu'au décès d'Erst, dont elle a partagé la vie aux États-Unis et en France jusqu'à sa mort en 1976.

Dorothea Tanning a continué de peindre toute sa vie, accélérant même la cadence de son travail passé la barre des 70 ans. Elle a aussi publié ses mémoires.

«Septuagénaire, elle était devenue plus productive que jamais dans son atelier, et la décennie suivante, elle s'était lancée avec succès dans une nouvelle carrière d'écrivaine et de poétesse», a expliqué Pamela Johnson après avoir annoncé sa mort mercredi sur le site Internet de l'artiste. «Elle a travaillé jusqu'à la fin, publiant son second recueil de poèmes Coming to That à l'automne 2011.»

Originaire de l'Illinois où elle est née en 1910, Tanning avait rejoint le mouvement surréaliste à son arrivée à New York, dans les années 1930, après avoir cherché en vain à rejoindre le mouvement directement à Paris.

***

Avec l'Agence France-Presse
 
 
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