Exposition - Szilasi et James, deux photographes à voir
Photo : Source Musée d’art de Joliette
Geoffrey James, Bassin du jardin d’hiver, en direction nord, Central Park, New York 1994, (Collection Centre canadien d’architecture, Montréal).
L'un s'est fait un nom par ses images du Québec rural des années 1970. L'autre, depuis presque la même époque, dirige son objectif vers des paysages et jardins de luxe, tant aux États-Unis qu'en Europe. Par leur pratique, Gabor Szilasi et Geoffrey James ont hissé la photographie de type documentaire à un niveau rarement atteint au Québec. Un niveau consacré aujourd'hui dans les musées, comme le prouvent deux expositions et les catalogues publiés pour l'occasion.
Gabor Szilasi. L'éloquence du quotidien et sa centaine de photos couvrant quatre décennies est arrivée (enfin) à Montréal en octobre. Lancée en 2009, d'abord au Musée d'art de
Joliette (avec la collaboration du Musée canadien de la photographie contemporaine), puis au Musée des beaux-arts du Canada, elle se trouve jusqu'en février au Musée McCord, avant de continuer sa route pancanadienne. Cette vaste rétrospective, qui comprend autant des vues de Montréal qu'une récente série de portraits, avait été annonciatrice du prix Borduas remis à Szilasi il y a un an.
Paix et principes humanitaires
Utopie/Dystopie, première rétrospective du travail de Geoffrey James, s'est, elle, arrêtée cet automne au Musée d'art de Joliette, deux ans après ses débuts au Musée des beaux-arts du Canada. Composée également d'une centaine de photos, entre des vues de villas italiennes et d'autres des mines de Thedford Mines, cette expo est en cours jusqu'en janvier sur les murs de l'établissement lanaudois.
Szilasi (né à Budapest en 1928) et James (né à St. Asaph, au pays de Galles, en 1942) se sont établis à Montréal pour des raisons similaires, en quête de paix et de principes humanistes. Le premier, en 1958, fuyait le régime totalitaire de sa Hongrie natale. Le second, en 1966, quittait les États-Unis, où il s'était établi en réaction à la guerre du Vietnam — il réside aujourd'hui à Toronto. De Montréal, chacun à sa manière a contribué à la reconnaissance de la photographie en tant que discipline contemporaine.
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Collaborateur du Devoir
Gabor Szilasi. L'éloquence du quotidien et sa centaine de photos couvrant quatre décennies est arrivée (enfin) à Montréal en octobre. Lancée en 2009, d'abord au Musée d'art de
Joliette (avec la collaboration du Musée canadien de la photographie contemporaine), puis au Musée des beaux-arts du Canada, elle se trouve jusqu'en février au Musée McCord, avant de continuer sa route pancanadienne. Cette vaste rétrospective, qui comprend autant des vues de Montréal qu'une récente série de portraits, avait été annonciatrice du prix Borduas remis à Szilasi il y a un an.
Paix et principes humanitaires
Utopie/Dystopie, première rétrospective du travail de Geoffrey James, s'est, elle, arrêtée cet automne au Musée d'art de Joliette, deux ans après ses débuts au Musée des beaux-arts du Canada. Composée également d'une centaine de photos, entre des vues de villas italiennes et d'autres des mines de Thedford Mines, cette expo est en cours jusqu'en janvier sur les murs de l'établissement lanaudois.
Szilasi (né à Budapest en 1928) et James (né à St. Asaph, au pays de Galles, en 1942) se sont établis à Montréal pour des raisons similaires, en quête de paix et de principes humanistes. Le premier, en 1958, fuyait le régime totalitaire de sa Hongrie natale. Le second, en 1966, quittait les États-Unis, où il s'était établi en réaction à la guerre du Vietnam — il réside aujourd'hui à Toronto. De Montréal, chacun à sa manière a contribué à la reconnaissance de la photographie en tant que discipline contemporaine.
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