L'ordinateur de poche fait son entrée dans un musée québécois
Le Musée de la civilisation de Québec souhaite attirer dans ses murs les 14-25 ans dans le cadre de son exposition Gratia Dei
11 juin 2003
Arts visuels
L’exposition Gratia Dei explique la culture médiévale sur un mode lumineux et actuel. — Source: Source Musée de la Civilisation
Québec — Une première dans l'histoire muséale du Québec. En utilisant des ordinateurs de poche dans le cadre de son exposition Gratia Dei, le Musée de la civilisation de Québec souhaite attirer dans ses murs les 14-25 ans.
Les adolescents sont déjà fascinés par l'époque médiévale et l'univers des chevaliers. Le Musée de la civilisation de Québec «cherchait toutefois un moyen d'intéresser les jeunes à venir davantage au musée», explique Hélène Deneau, chargée de projet au musée.
Pendant la phase de recherche d'un outil susceptible d'attirer la clientèle cible, l'utilisation d'un PC de poche est envisagée. Mme Deneau fait alors appel à la réalisatrice en multimédia Louise Fantini pour concocter une visite alternative de l'exposition Gratia Dei. Cette dernière avait déjà tâté le terrain des ordinateurs de poche dans le cadre d'Expo-Cité.
«Les jeunes ont besoin d'arguments convaincants pour se déplacer, estime celle qui a conçu la structure et le scénario du jeu. Les PC de poche, en tant que tel, ce n'est pas nouveau», faisant référence au fait que le musée s'est servi de la technologie élaborée dans l'application NaviPocket par la compagnie grenobloise Ophrys Systems depuis déjà cinq ans. «Ce qui est innovateur, c'est la façon de les utiliser dans un musée.»
Un chevalier, un moine, un marchand et une paysanne
Quatre personnages médiévaux, un chevalier, un moine, un marchand et une paysanne, donnent rendez-vous aux visiteurs à l'entrée de l'expo. Ce sont ces personnages que le visiteur retrouve dans l'ordinateur. Studios Artmédia de Québec s'est vu confier la tâche, par les gestionnaires du projet, d'animer ces quatre personnages.
À travers les thèmes explorés dans Gratia Dei comme les savoirs et la communication, les pèlerinages et les croisades ou la terre et les paysans, le jeu électronique, remis à ceux qui le désirent, propose de découvrir, sous forme de rallye, les objets qui concernent la vie du personnage choisi par l'utilisateur.
Pour s'y retrouver, «chaque personnage est identifié par une icone que le visiteur repère sur les panneaux explicatifs de l'exposition», rappelle Denis Lachance, l'un des responsables techniques au Musée de la civilisation. Au total, 15 épreuves sont proposées au joueur pour lesquelles il obtient un résultat global: se faire sacrer chevalier, gagner des lopins de terre, faire son entrée au monastère ou dans la confrérie des marchands.
Sur place, en plein samedi après-midi, une quarantaine d'ordinateurs sur les 50 offerts ont trouvé preneur, moyennant 2 $. Une expérience qui semble plaire aux visiteurs rencontrés, qu'ils soient ados ou jeunes adultes.
«L'utilisation de l'ordinateur nous force à observer davantage les informations», confie Jean-François Pelletier de Montréal. Cédric Gelin et Carole-Anne Baussart, jeunes ados montréalais, ne regrettent pas leur location, si ce n'est que de n'avoir pas réussi «à trouver toutes les réponses dans l'exposition!». Pour Alexandre Larose, jeune pré-ado, «il manquait un peu d'effets sonores, mais le jeu nous amenait à lire les inscriptions, ce qui était très bien».
De son côté, Nathaly Isabelle, spécialiste du multimédia, estime qu'il aurait été judicieux d'utiliser tout le potentiel d'un tel ordinateur après une bonne ou une mauvaise réponse. «Par exemple, du son, des images, des animations des personnages après chaque choix plutôt que des réponses écrites, afin de compléter la lecture qui se fait déjà dans le musée. Cependant, le jeu est très intéressant, il ouvre la porte à de nombreuses pistes à exploiter.»
En un sens, cette critique est confirmée par Louise Fantini. «Nous n'avons pas utilisé ces machines à leur pleine capacité.» Question de ne pas dépasser un budget qui oscille déjà dans les 100 000 $ et dont près de la moitié est consacrée à l'achat des appareils? «Pas du tout. Il faut comprendre que notre intention est de tourner les regards vers ce qui est présenté à l'exposition. Ces ordinateurs sont un complément à Gratia Dei.»
«Il a fallu aussi tenir compte de l'autonomie des piles, explique la réalisatrice. Un programme trop élaboré obligerait les gens du musée à recharger les appareils pendant la journée, ce qu'ils voulaient éviter.»
Présenté jusqu'au 28 mars 2004, Gratia Dei partira, non pas sur le chemin de Compostelle mais vers d'autres contrées, emportant dans ses bagages les ordinateurs de poche. «Outre le français, nous avons pris soin d'avoir des versions en allemand et en anglais» afin de répondre aux besoins des musées où devrait s'arrêter l'exposition, précise Hélène Deneau.
Une fois l'expérience des ordis de poche évaluée, s'il n'en tient qu'à Hélène Deneau, il n'est pas impossible de revoir les PC au Musée de la civilisation. «J'ai adoré explorer cette technologie dans un contexte muséologique», a-t-elle dit. «Ma grande joie, c'est que les gens du musée soient allés de l'avant», de lui répondre Louise Fantini.
Les adolescents sont déjà fascinés par l'époque médiévale et l'univers des chevaliers. Le Musée de la civilisation de Québec «cherchait toutefois un moyen d'intéresser les jeunes à venir davantage au musée», explique Hélène Deneau, chargée de projet au musée.
Pendant la phase de recherche d'un outil susceptible d'attirer la clientèle cible, l'utilisation d'un PC de poche est envisagée. Mme Deneau fait alors appel à la réalisatrice en multimédia Louise Fantini pour concocter une visite alternative de l'exposition Gratia Dei. Cette dernière avait déjà tâté le terrain des ordinateurs de poche dans le cadre d'Expo-Cité.
«Les jeunes ont besoin d'arguments convaincants pour se déplacer, estime celle qui a conçu la structure et le scénario du jeu. Les PC de poche, en tant que tel, ce n'est pas nouveau», faisant référence au fait que le musée s'est servi de la technologie élaborée dans l'application NaviPocket par la compagnie grenobloise Ophrys Systems depuis déjà cinq ans. «Ce qui est innovateur, c'est la façon de les utiliser dans un musée.»
Un chevalier, un moine, un marchand et une paysanne
Quatre personnages médiévaux, un chevalier, un moine, un marchand et une paysanne, donnent rendez-vous aux visiteurs à l'entrée de l'expo. Ce sont ces personnages que le visiteur retrouve dans l'ordinateur. Studios Artmédia de Québec s'est vu confier la tâche, par les gestionnaires du projet, d'animer ces quatre personnages.
À travers les thèmes explorés dans Gratia Dei comme les savoirs et la communication, les pèlerinages et les croisades ou la terre et les paysans, le jeu électronique, remis à ceux qui le désirent, propose de découvrir, sous forme de rallye, les objets qui concernent la vie du personnage choisi par l'utilisateur.
Pour s'y retrouver, «chaque personnage est identifié par une icone que le visiteur repère sur les panneaux explicatifs de l'exposition», rappelle Denis Lachance, l'un des responsables techniques au Musée de la civilisation. Au total, 15 épreuves sont proposées au joueur pour lesquelles il obtient un résultat global: se faire sacrer chevalier, gagner des lopins de terre, faire son entrée au monastère ou dans la confrérie des marchands.
Sur place, en plein samedi après-midi, une quarantaine d'ordinateurs sur les 50 offerts ont trouvé preneur, moyennant 2 $. Une expérience qui semble plaire aux visiteurs rencontrés, qu'ils soient ados ou jeunes adultes.
«L'utilisation de l'ordinateur nous force à observer davantage les informations», confie Jean-François Pelletier de Montréal. Cédric Gelin et Carole-Anne Baussart, jeunes ados montréalais, ne regrettent pas leur location, si ce n'est que de n'avoir pas réussi «à trouver toutes les réponses dans l'exposition!». Pour Alexandre Larose, jeune pré-ado, «il manquait un peu d'effets sonores, mais le jeu nous amenait à lire les inscriptions, ce qui était très bien».
De son côté, Nathaly Isabelle, spécialiste du multimédia, estime qu'il aurait été judicieux d'utiliser tout le potentiel d'un tel ordinateur après une bonne ou une mauvaise réponse. «Par exemple, du son, des images, des animations des personnages après chaque choix plutôt que des réponses écrites, afin de compléter la lecture qui se fait déjà dans le musée. Cependant, le jeu est très intéressant, il ouvre la porte à de nombreuses pistes à exploiter.»
En un sens, cette critique est confirmée par Louise Fantini. «Nous n'avons pas utilisé ces machines à leur pleine capacité.» Question de ne pas dépasser un budget qui oscille déjà dans les 100 000 $ et dont près de la moitié est consacrée à l'achat des appareils? «Pas du tout. Il faut comprendre que notre intention est de tourner les regards vers ce qui est présenté à l'exposition. Ces ordinateurs sont un complément à Gratia Dei.»
«Il a fallu aussi tenir compte de l'autonomie des piles, explique la réalisatrice. Un programme trop élaboré obligerait les gens du musée à recharger les appareils pendant la journée, ce qu'ils voulaient éviter.»
Présenté jusqu'au 28 mars 2004, Gratia Dei partira, non pas sur le chemin de Compostelle mais vers d'autres contrées, emportant dans ses bagages les ordinateurs de poche. «Outre le français, nous avons pris soin d'avoir des versions en allemand et en anglais» afin de répondre aux besoins des musées où devrait s'arrêter l'exposition, précise Hélène Deneau.
Une fois l'expérience des ordis de poche évaluée, s'il n'en tient qu'à Hélène Deneau, il n'est pas impossible de revoir les PC au Musée de la civilisation. «J'ai adoré explorer cette technologie dans un contexte muséologique», a-t-elle dit. «Ma grande joie, c'est que les gens du musée soient allés de l'avant», de lui répondre Louise Fantini.
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