Lettres - Montréal traîne de la patte, loin derrière Québec
Montréalais que je suis, j'ai eu l'occasion encore une fois récemment de me rendre dans la belle ville de Québec et de voir le fabuleux Moulin à images de Robert Lepage.
J'ai pu encore constater les grandes et belles transformations qui ont cours dans notre capitale nationale depuis une dizaine d'années. Que ce soit le réaménagement du Vieux-Port, la promenade Samuel-De Champlain ou les abords du parlement avec notamment la fontaine de Tourny, tout est beau et bien fait tout en respectant le caractère historique de la ville. La qualité de vie des résidants s'améliore sans cesse et les gens de passage comme moi sont charmés.
Je me désole en comparant avec notre Montréal, notre métropole. Depuis le réaménagement du Vieux-Port, le canal de Lachine ou les abords du fleuve dans le sud-ouest de la ville, il y a des lunes aucun projet d'envergure n'a vu le jour si l'on exclut le Quartier des spectacles dont nous verrons enfin les fruits dans les prochaines années et le parc des Faubourgs à la sortie du pont Jacques-Cartier, qui est une belle réussite. Il y a bien des projets de petite envergure dans les parcs de quartier ou des kilomètres ajoutés aux pistes cyclables, mais rien de grandiose pour susciter notre fierté; rien pour améliorer collectivement et substantiellement notre qualité de vie. Et ce n'est pas avec de mauvais projets morts nés comme le casino Pointe-Saint-Charles ou l'autoroute Notre-Dame, ou encore le béton du futur échangeur Turcot que les autorités municipales susciteront notre enthousiasme.
Et que dire des activités comme les festivals, feux d'artifice ou spectacles en plein air que nous avons plaisir fréquenter, mais qui, année après année, se répètent sans grande nouveauté? Notre ville baye aux corneilles et est en train de s'endormir avec son maire actuel.
Depuis le légendaire et autoritaire maire Jean Drapeau, nous sommes orphelins à Montréal d'une maire ou d'une mairesse qui a une vision pour sa ville, de l'envergure comme personne et une bonne force de conviction. Les Lucien Lallier, Andrée Boucher ou Régis Labeaume manquent cruellement à Montréal. Peut-être Richard Bergeron, urbaniste de profession, chef de Projet Montréal et responsable de l'urbanisme au comité exécutif de Montréal est-il le maire dont nous avons besoin pour lancer résolument Montréal dans l'espace urbain moderne et écologique du XXIe siècle?
***
Yves Chartrand, Montréal, le 26 juillet 2010
J'ai pu encore constater les grandes et belles transformations qui ont cours dans notre capitale nationale depuis une dizaine d'années. Que ce soit le réaménagement du Vieux-Port, la promenade Samuel-De Champlain ou les abords du parlement avec notamment la fontaine de Tourny, tout est beau et bien fait tout en respectant le caractère historique de la ville. La qualité de vie des résidants s'améliore sans cesse et les gens de passage comme moi sont charmés.
Je me désole en comparant avec notre Montréal, notre métropole. Depuis le réaménagement du Vieux-Port, le canal de Lachine ou les abords du fleuve dans le sud-ouest de la ville, il y a des lunes aucun projet d'envergure n'a vu le jour si l'on exclut le Quartier des spectacles dont nous verrons enfin les fruits dans les prochaines années et le parc des Faubourgs à la sortie du pont Jacques-Cartier, qui est une belle réussite. Il y a bien des projets de petite envergure dans les parcs de quartier ou des kilomètres ajoutés aux pistes cyclables, mais rien de grandiose pour susciter notre fierté; rien pour améliorer collectivement et substantiellement notre qualité de vie. Et ce n'est pas avec de mauvais projets morts nés comme le casino Pointe-Saint-Charles ou l'autoroute Notre-Dame, ou encore le béton du futur échangeur Turcot que les autorités municipales susciteront notre enthousiasme.
Et que dire des activités comme les festivals, feux d'artifice ou spectacles en plein air que nous avons plaisir fréquenter, mais qui, année après année, se répètent sans grande nouveauté? Notre ville baye aux corneilles et est en train de s'endormir avec son maire actuel.
Depuis le légendaire et autoritaire maire Jean Drapeau, nous sommes orphelins à Montréal d'une maire ou d'une mairesse qui a une vision pour sa ville, de l'envergure comme personne et une bonne force de conviction. Les Lucien Lallier, Andrée Boucher ou Régis Labeaume manquent cruellement à Montréal. Peut-être Richard Bergeron, urbaniste de profession, chef de Projet Montréal et responsable de l'urbanisme au comité exécutif de Montréal est-il le maire dont nous avons besoin pour lancer résolument Montréal dans l'espace urbain moderne et écologique du XXIe siècle?
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Yves Chartrand, Montréal, le 26 juillet 2010
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