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Exposition virtuelle - Un autre point de vue sur les Habitations Jeanne-Mance

Frédérique Doyon   9 mars 2010  Arts visuels
Les HJM ont certes créé une rupture dans la trame urbaine.
Photo : Archive de Montréal
Les HJM ont certes créé une rupture dans la trame urbaine.
Souvent taxées de ghetto, les Habitations Jeanne-Mance (HJM) ont passé le cap des 50 ans en septembre dernier. Le Centre d'histoire de Montréal leur consacre une exposition virtuelle (www2.ville.montreal.qc.ca/chm).

Derrière l'architecture un peu brutaliste des HJM, inspirée du modernisme des années 1920-1930, il y a les gens qui ont habité et animent encore ce complexe résidentiel à loyer modique. C'est à 45 d'entre eux que le Centre d'histoire de Montréal (CHM) a donné la parole dans de courtes capsules vidéo qui font mentir toutes les critiques de ce projet social des années 1950.

«Pour nous, c'était un château, avec des prélarts [sic] sans trou, pas de rats, des vraies fenêtres, se souvient Huguette Émond, la voix étranglée par l'émotion. Ma mère payait selon son revenu, et son revenu, c'était l'aide sociale.»

«Ce ne sont pas juste des bâtisses; c'est un environnement exceptionnel», dit Berthe Marcotte, qui vit aux HJM depuis 1967.

Ces témoignages sont répartis en quatre thèmes (Impressions et mémoires des HJM, Grandir aux HJM, La communauté des HJM et Le futur des HJM) sobrement mais efficacement mis en page.

«Depuis 2001, on explore la mémoire des Montréalais, explique Jean-François Leclerc, directeur général de la petite institution paramunicipale. On a créé les "cliniques" de mémoire: on se rend là où habitent les gens pour recueillir leur témoignage.»

L'exposition virtuelle constitue le premier étage d'une exposition plus ambitieuse qui occupera les locaux du CHM en avril 2011. Les Quartiers disparus mettra aussi en valeur les photographies des Archives de Montréal qui documentent la démolition et la reconstruction de ces quartiers.

Inaugurées en 1959, les HJM visaient à démolir les taudis du secteur délimité par les rues Ontario, Sanguinet, Boisbriand et Saint-Dominique, pour faire place aux premiers logements sociaux du Québec. Sur environ un kilomètre carré, 28 bâtiments (tours d'habitation, multiplex en rangées et maisons de ville) abritent aujourd'hui 788 logements, soit 1800 résidants, dont près de 500 jeunes de moins de 18 ans.

Les HJM ont certes créé une rupture dans la trame urbaine. Le projet de revitalisation mené par la Corporation d'habitation Jeanne-Mance, qui gère le complexe, vise d'ailleurs à mieux intégrer les HJM au centre-ville, reconnaît la directrice générale, Danielle Juteau.
 
 
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  • sabaya
    Inscrit
    mardi 9 mars 2010 09h20
    Habitations Jeanne-Mance
    Bonjour Mme ou M, je ne suis pas sûr, mais avec Frédérique, je pencherais pour madame, peu importe, bonjour donc.

    Votre article m'a touché, car j'ai habité et aimé Les Habitation Jeanne-Mance qu'on appelaient Le Plan Dozois à l'époque. Mes plus beaux souvenirs d'adolescence s'y trouvent, ou plutôt résistent enc ore un peu aux transformations. Je parle ici des parcs attenants à chacun des immeubles à 12 et 14 étages qui m'ont servi de terrain de jeu et d'exutoire aux pulsions de mes 16 ans.

    Il m'est arrivé d'écrire un court texte, relatant l'époque et je voudrais le partager avec vous.

    Enfin j'essaie de vous l'envoyer, mais je ne suis pas féru en informatique, alors rien n'est sûr, à vous de voir.

    Merci encore d'avoir ramené à ma mémoir des souvenirs rieurs.

    Yves Daigneault

  • Carole Anne
    Inscrit
    mercredi 10 mars 2010 09h18
    A l'attention d'Yves Daigneault
    Bonjour Monsieur Daigneault,

    Travaillant à la Corporation d'habitation Jeanne-Mance, je serai très intéressée de lire votre texte concernant votre enfance. Pourriez vous me le faire suivre à mon adresse couriel: c.aguenier@chjm.ca.

    Vous remerciant par avance,

    Carole Anne

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