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Exposition à Washington - Les soldats d'argile de Xian toujours en marche

Agence France-Presse   20 novembre 2009  Arts visuels
Washington — Les soldats d'argile du premier empereur de Chine entament leur dernier périple aux États-Unis, exposés à Washington par la National Geographic Society jusqu'au 31 mars, après une tournée victorieuse dans trois villes américaines.

L'exposition Terra Cotta Warriors (Les Guerriers de terre cuite), qui présente une quinzaine de soldats de la tombe de l'empereur Qin Shi Huangdi (259-210 avant J.-C.), représente le plus important contingent de ces guerriers jamais montré aux États-Unis, a indiqué la conservatrice Susan Norton.

Fantassin, officier, cavalier, arbalétrier debout ou archer agenouillé, ces soldats, qui mesurent souvent plus de 1,80 mètre et pèsent près de 200 kilos, «sont tous uniques avec des traits, une coiffure, une armure différente», a indiqué la conservatrice.

Certains portent encore les traces fanées des peintures au sang de boeuf et au blanc d'oeuf qui les recouvraient.

À partir de 1974, près de 2000 d'entre eux ont été exhumés de la tombe de l'empereur Qin à Xian, qui en contenait 7000.

Après avoir attiré 215 000 visiteurs à Santa Ana, en Californie, 400 000 à Atlanta, en Géorgie, et 260 000 à Houston, au Texas, les guerriers d'argile promettent aussi de captiver les foules à Washington: «Au moment où je vous parle, nous avons prévendu 100 000 billets d'entrée», a dit la conservatrice à l'AFP, à la veille de l'ouverture de l'exposition hier.

La National Geographic Society, qui édite depuis 1890 le fameux magazine de reportages photographiques du même nom, a obtenu de façon exceptionnelle le privilège de recevoir les guerriers de l'empereur, qui devaient initialement être exposés dans seulement trois villes américaines.

Mais à la fin des années 1970, le magazine a été l'un des premiers à envoyer un journaliste photographe occidental pour immortaliser cette armée monumentale enterrée il y a plus de 2000 ans.

«Grâce aux relations amicales développées par notre photographe Lou Mazzatenta sur place, le National Geographic a entretenu une coopération chaleureuse avec les officiels de Xian» et a été autorisé à être l'hôte des guerriers d'argile avant qu'ils ne repartent en Chine, a expliqué la conservatrice.
 
 
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