Rétrospective à Markham et à Buffalo - Les Automatistes exposés aux États-Unis
Alors que l'on célébrait timidement le 60e anniversaire du Refus global l'an dernier, deux institutions de chaque côté de la frontière canado-américaine présentent cette saison une exposition majeure sur le mouvement automatiste québécois et son héritage immédiat.
La Varley Art Gallery (du nom d'un des peintres du Groupe des Sept) de Markham, située en banlieue de Toronto, s'est associée à la prestigieuse Albright-Knox Gallery de Buffalo pour monter The Automatiste Revolution: Montreal 1941-1960, sous la gouverne du commissaire (et enseignant) Roal Nasgaard. La « petite institution aux grandes ambitions » de la banlieue de Toronto signe ainsi une collaboration « que les grands musées n'ont jamais réussi à conclure », souligne M. Nasgaard, qui fut longtemps commissaire en chef de l'Art Gallery of Ontario.
La rétrospective réunit 60 oeuvres empruntées aux grands musées québécois et canadiens (les musées des beaux-arts de Montréal, du Québec et du Canada ainsi que le Musée d'art contemporain de Montréal) ainsi qu'à divers collectionneurs canadiens. Des photographies, des livres et d'autres documents complètent la rétrospective pour bien représenter l'aspect multidisciplinaire du mouvement artistique, qui fut autant littéraire, critique et chorégraphique que pictural. Ce volet est orchestré par Ray Ellenwood, historien de l'art spécialiste du mouvement québécois, à la veille de publier une biographie de Jeanne Renaud, héritière des Automatistes. Tous deux signent le catalogue de l'exposition.
« Je crois que c'est la première exposition aussi vaste à être réalisée sur les Automatistes au Canada anglais, indique M. Nasgaard. Ça sera certainement la première fois que les Automatistes auront une exposition aux États-Unis. »
L'événement retrace les débuts du mouvement québécois avec les premiers tableaux abstraits de son instigateur, Paul-Émile Borduas, jusqu'à la mort de ce dernier en 1960, en passant par la production des autres signataires du manifeste du Refus global (Jean-Paul Riopelle, Marcel Barbeau, Pierre Gauvreau, Françoise Sullivan, Françoise Riopelle) et celle de leurs héritiers immédiats (Rita Letendre, Guido Molinari, Claude Tousignant). L'effervescence de cette période a culminé avec le Refus global et posé les jalons de la Révolution tranquille des années 1960.
« Borduas, sur la base de l'automatisme surréaliste, a encouragé la créativité et la liberté d'expression à une époque où plusieurs artistes étaient insatisfaits de l'enseignement des arts. »
L'exposition commencera vendredi à Markham et se poursuivra jusqu'au 28 février 2010 avant de se déplacer à Buffalo, où elle tiendra l'affiche dès le mois de mars, dans le cadre d'un événement plus large consacré aussi à l'expressionnisme abstrait américain, contemporain du mouvement automatiste.
Du côté canadien, on propose aussi une programmation de films de danse de Jeanne Renaud ainsi qu'une performance de danse signée Françoise Sullivan, interprétée par Ginette Boutin.
La Varley Art Gallery (du nom d'un des peintres du Groupe des Sept) de Markham, située en banlieue de Toronto, s'est associée à la prestigieuse Albright-Knox Gallery de Buffalo pour monter The Automatiste Revolution: Montreal 1941-1960, sous la gouverne du commissaire (et enseignant) Roal Nasgaard. La « petite institution aux grandes ambitions » de la banlieue de Toronto signe ainsi une collaboration « que les grands musées n'ont jamais réussi à conclure », souligne M. Nasgaard, qui fut longtemps commissaire en chef de l'Art Gallery of Ontario.
La rétrospective réunit 60 oeuvres empruntées aux grands musées québécois et canadiens (les musées des beaux-arts de Montréal, du Québec et du Canada ainsi que le Musée d'art contemporain de Montréal) ainsi qu'à divers collectionneurs canadiens. Des photographies, des livres et d'autres documents complètent la rétrospective pour bien représenter l'aspect multidisciplinaire du mouvement artistique, qui fut autant littéraire, critique et chorégraphique que pictural. Ce volet est orchestré par Ray Ellenwood, historien de l'art spécialiste du mouvement québécois, à la veille de publier une biographie de Jeanne Renaud, héritière des Automatistes. Tous deux signent le catalogue de l'exposition.
« Je crois que c'est la première exposition aussi vaste à être réalisée sur les Automatistes au Canada anglais, indique M. Nasgaard. Ça sera certainement la première fois que les Automatistes auront une exposition aux États-Unis. »
L'événement retrace les débuts du mouvement québécois avec les premiers tableaux abstraits de son instigateur, Paul-Émile Borduas, jusqu'à la mort de ce dernier en 1960, en passant par la production des autres signataires du manifeste du Refus global (Jean-Paul Riopelle, Marcel Barbeau, Pierre Gauvreau, Françoise Sullivan, Françoise Riopelle) et celle de leurs héritiers immédiats (Rita Letendre, Guido Molinari, Claude Tousignant). L'effervescence de cette période a culminé avec le Refus global et posé les jalons de la Révolution tranquille des années 1960.
« Borduas, sur la base de l'automatisme surréaliste, a encouragé la créativité et la liberté d'expression à une époque où plusieurs artistes étaient insatisfaits de l'enseignement des arts. »
L'exposition commencera vendredi à Markham et se poursuivra jusqu'au 28 février 2010 avant de se déplacer à Buffalo, où elle tiendra l'affiche dès le mois de mars, dans le cadre d'un événement plus large consacré aussi à l'expressionnisme abstrait américain, contemporain du mouvement automatiste.
Du côté canadien, on propose aussi une programmation de films de danse de Jeanne Renaud ainsi qu'une performance de danse signée Françoise Sullivan, interprétée par Ginette Boutin.
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