Christine St-Pierre maintient sa confiance au MACM
La ministre de la Culture ne désavoue ni le processus, ni la conclusion de la nomination d'une nouvelle directrice au Musée d'art contemporain. Elle demande par contre à l'institution de s'ouvrir davantage et d'attirer plus de visiteurs.
La ministre de la Culture dit bien entendre «les inquiétudes du milieu», mais elle n'en maintient pas moins sa confiance dans le processus de nomination d'une nouvelle directrice du Musée d'art contemporain de Montréal (MACM) comme dans le conseil d'administration de l'institution.
«Je comprends que le conseil a fait appel à un chasseur de tête et a suivi les procédures adéquates, dit Christine St-Pierre, interviewée hier par Le Devoir. Le conseil d'administration a toute ma confiance et le président également.»
La ministre ne néglige pas pour autant l'ampleur et la profondeur de la fronde en cours, qu'elle qualifie d'«inusitée». Près d'une centaine de personnalités du secteur ont maintenant signé une lettre à la fois pour s'étonner de la nomination de Paulette Gagnon à la tête du Musée et pour manifester leur «indignation» devant la procédure ayant mené à ce choix.
La missive pétitionnaire a été envoyée vendredi dernier à Marc DeSerres, président du conseil d'administration du MACM, avec copie conforme envoyée à Mme St-Pierre, puisque l'institution est une Société d'État. Le directeur Marc Mayer a quitté l'institution en janvier. Sa remplaçante, une conservatrice rentrée au MACM il y a près de 30 ans, a été annoncée le 16 juin.
«Ce n'est pas rien, évidemment, une centaine de gens, surtout dans un petit milieu, dit la ministre. J'entends les inquiétudes du milieu, mais il faut laisser la chance à la nouvelle direction. [...] On qualifie le processus de leurre, et je n'ai vraiment pas l'impression que c'est ce qui s'est produit. Il y a par contre un défi de communication.»
Mme St-Pierre précise ne pas encore avoir reçu copie de la lettre, dont elle a pris connaissance dans Le Devoir du week-end, et que le choix d'un nouveau dirigeant demeure de toute manière la prérogative du conseil d'administration du musée. M. DeSerres est en vacances en Grèce et la ministre n'avait pas encore pu lui parler hier après-midi pour obtenir ses commentaires.
Quand ils se rencontreront «dans les prochaines semaines», elle lui réitérera ses souhaits pour le développement de l'institution. Dans une lettre qu'elle lui adressait il y a tout juste un an, le 3 juillet 2008, Mme St-Pierre demandait notamment au musée de s'ouvrir davantage sur la ville et de collaborer pleinement à la réalisation du Quartier des spectacles.
En entrevue, elle ajoute souhaiter l'ouverture d'un nouveau lien direct avec la Place des festivals, là encore de façon à augmenter l'achalandage. Le MACM a précisé au Devoir hier que ce nouvel accès demeure dans les projets «à moyen terme», sans que rien de concret ne puisse être annoncé pour l'instant.
«II faut développer de nouveaux publics, conclut Mme St-Pierre. [...] Je veux que la fréquentation du musée soit augmentée et, pour ça, il faut des aménagements parce que ce n'est pas évident de trouver la porte. [...] Le musée doit aussi faire profiter l'ensemble de la population du Québec de sa collection permanente.»
La ministre de la Culture dit bien entendre «les inquiétudes du milieu», mais elle n'en maintient pas moins sa confiance dans le processus de nomination d'une nouvelle directrice du Musée d'art contemporain de Montréal (MACM) comme dans le conseil d'administration de l'institution.
«Je comprends que le conseil a fait appel à un chasseur de tête et a suivi les procédures adéquates, dit Christine St-Pierre, interviewée hier par Le Devoir. Le conseil d'administration a toute ma confiance et le président également.»
La ministre ne néglige pas pour autant l'ampleur et la profondeur de la fronde en cours, qu'elle qualifie d'«inusitée». Près d'une centaine de personnalités du secteur ont maintenant signé une lettre à la fois pour s'étonner de la nomination de Paulette Gagnon à la tête du Musée et pour manifester leur «indignation» devant la procédure ayant mené à ce choix.
La missive pétitionnaire a été envoyée vendredi dernier à Marc DeSerres, président du conseil d'administration du MACM, avec copie conforme envoyée à Mme St-Pierre, puisque l'institution est une Société d'État. Le directeur Marc Mayer a quitté l'institution en janvier. Sa remplaçante, une conservatrice rentrée au MACM il y a près de 30 ans, a été annoncée le 16 juin.
«Ce n'est pas rien, évidemment, une centaine de gens, surtout dans un petit milieu, dit la ministre. J'entends les inquiétudes du milieu, mais il faut laisser la chance à la nouvelle direction. [...] On qualifie le processus de leurre, et je n'ai vraiment pas l'impression que c'est ce qui s'est produit. Il y a par contre un défi de communication.»
Mme St-Pierre précise ne pas encore avoir reçu copie de la lettre, dont elle a pris connaissance dans Le Devoir du week-end, et que le choix d'un nouveau dirigeant demeure de toute manière la prérogative du conseil d'administration du musée. M. DeSerres est en vacances en Grèce et la ministre n'avait pas encore pu lui parler hier après-midi pour obtenir ses commentaires.
Quand ils se rencontreront «dans les prochaines semaines», elle lui réitérera ses souhaits pour le développement de l'institution. Dans une lettre qu'elle lui adressait il y a tout juste un an, le 3 juillet 2008, Mme St-Pierre demandait notamment au musée de s'ouvrir davantage sur la ville et de collaborer pleinement à la réalisation du Quartier des spectacles.
En entrevue, elle ajoute souhaiter l'ouverture d'un nouveau lien direct avec la Place des festivals, là encore de façon à augmenter l'achalandage. Le MACM a précisé au Devoir hier que ce nouvel accès demeure dans les projets «à moyen terme», sans que rien de concret ne puisse être annoncé pour l'instant.
«II faut développer de nouveaux publics, conclut Mme St-Pierre. [...] Je veux que la fréquentation du musée soit augmentée et, pour ça, il faut des aménagements parce que ce n'est pas évident de trouver la porte. [...] Le musée doit aussi faire profiter l'ensemble de la population du Québec de sa collection permanente.»
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