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Qui sera nommé à la direction du MACM?

L'avocat-collectionneur Maurice Forget dans la machine à rumeurs

Le musée d’art contemporain de Montréal
Photo : Jacques Grenier
Le musée d’art contemporain de Montréal
La course pour trouver un nouveau directeur au Musée d'art contemporain de Montréal tire à sa fin. Le comité de sélection a terminé ses entrevues et le conseil d'administration devrait trancher le lundi 15 juin. Les informations qui filtrent du processus accordent la faveur à quatre finalistes de prestige.

Au moins quatre femmes et un seul homme, quatre grandes spécialistes de l'art contemporain (Louise Déry, Diana Nemiroff, Francine Périnet et Chantal Pontbriand) et un collectionneur (Maurice Forget): voilà ce que ramène le filet à rumeurs passé par Le Devoir autour du siège de directeur du Musée d'art contemporain de Montréal (MACM).

Le poste est vacant depuis le départ de Marc Mayer, parti diriger le Musée des beaux-arts du Canada en décembre dernier, après quatre ans au MACM. La nomination est attendue dans une dizaine de jours et l'entrée en fonction avant l'automne.

La plus grande surprise concerne la candidature éventuelle de Maurice Forget, avocat rattaché au cabinet Falken-Martineau, ex-président du Conseil des arts de Montréal, grand collectionneur d'art québécois contemporain. Une partie de sa collection (350 oeuvres au total) a été léguée au Musée d'art de Joliette en 1995.

Me Forget lui-même nie être intéressé. «Je n'ai pas de compétences particulières pour occuper ce poste, dit-il en entrevue téléphonique. Je souhaite seulement que le siège, libre depuis trop longtemps, soit rapidement comblé.»

Le chasseur de têtes Patrick Kenniff, de la firme Kenniff & Racine, a ratissé au pays et à l'étranger au cours des derniers mois. Le comité de sélection a rencontré des candidats au cours des dernières semaines et encore il y a quelques jours à peine.

La recommandation finale sera déposée sous peu et le conseil d'administration devrait trancher à sa réunion du 15 juin. Le président du conseil d'administration, Marc DeSerres, confirme au Devoir sa préférence pour une conclusion du processus à cette date. Le nouveau directeur rentrerait en poste avant l'automne, répétant alors à peu près à l'identique le scénario qu'avait connu Marc Mayer il y a cinq ans.

La «short list», constituée à l'aide d'informateurs auprès du conseil d'administration et de personnalités influentes du milieu, comprend quatre fortes têtes de l'art contemporain québécois et canadien. Les candidates identifiées ne sont pas nécessairement des candidates déclarées. Des surprises nationales ou étrangères pourraient encore surgir. M. DeSerres fait de l'obligation de parler français une condition essentielle d'embauche.

Louise Déry dirige la galerie de l'UQAM depuis des années. Elle en a fait un haut lieu de l'art le plus exigeant. C'est elle qui a récemment exposé à Montréal une des délirantes machines à caca (le Cloaca No 5, un tube digestif artificiel) du Belge Wim Delvoye. C'est aussi elle qui a organisé la présentation de la star de l'art contemporain David Altmedj au pavillon du Canada de la Biennale de Venise 2007.

Diana Nemiroff est à la tête de la Carleton University Art Gallery depuis 2005. Elle enseigne aussi l'histoire de l'art à l'Université d'Ottawa. Originaire de Montréal, parfaitement bilingue, elle jouit d'une forte expérience de travail en milieu muséal.

Francine Périnet gère les Oakville Galleries depuis 1992, une institution spécialisée en art contemporain. Diplômée de l'Université de Montréal et de l'université Concordia, elle a notamment cofondé Artexte, un centre de documentation unique en son genre au Canada, dirigé le centre Optica, enseigné les arts visuels à l'Université d'Ottawa et travaillé pour le magazine spécialisé Parachute.

La fondatrice (et sabordeuse) de cette publication, Chantal Pontbriand, a toujours figuré dans les rangs des happy fews cherchant à prendre la tête d'une institution muséale à Montréal. C'était déjà le cas lors de la nomination de Marc Mayer il y a plus de quatre ans. Elle a également tenté de remplacer Pierre Théberge quand le poste est finalement revenu à Guy Cogeval à la fin des années 90.
 
 
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