Construire au fil du temps
Les deux corps de bâtiments s’articulent sur trois étages autour d’une passerelle très lumineuse.
(Photo Alain Laforest)
En achetant un terrain et sa petite maison en bois datant de 1811, les propriétaires décident de sauver ce témoignage du passé et proposent d'ajouter une seconde construction qui sera reliée à la maisonnette par un passage vitré. Le projet se transforme en un merveilleux voyage dans le temps et dans les arbres...
Quelque part sur l'île de Montréal, dans un quartier aux allures de village, une petite maison traditionnelle en bois naturel, avec son toit en pente et ses fenêtres à l'ancienne, campe fièrement en bordure de la route. Lorsqu'on s'approche d'un peu plus près, on aperçoit, à l'arrière de la bâtisse, une autre construction avec le même bois de cèdre mais dans un style beaucoup plus contemporain. Celle-ci vient s'accoler délicatement à la petite maison, sans la défigurer mais, au contraire, en lui permettant de révéler tout son caractère.
Ce projet est l'oeuvre de Pierre Thibault, architecte, mais aussi d'Yves Belley, un entrepreneur qui a su parfaitement respecter la proposition architecturale tout en soignant la mise en oeuvre. Le résultat est un remarquable mariage entre deux univers, qui communiquent à l'extérieur comme à l'intérieur, au-travers de ce passage construit qui devient non seulement un espace de promenade et de vie mais aussi le lien entre le passé et le présent. «Je voulais développer l'idée de pouvoir vivre chez soi tout en ayant l'impression de voyager, de déambuler dans des espaces appartenant à différentes époques et qui se modifient au rythme de la nature. Chaque petit lieu de vie créé offre un choix d'activités et de rituels qui lui donnent une saveur propre... », précise Pierre Thibault. On est bien loin des constructions dans lesquelles toutes les pièces se ressemblent...
Deux corps de bâtiments
Au départ, les propriétaires, une écrivaine et un collectionneur d'art, achètent tout à fait par hasard le terrain sur lequel se trouve cette construction en très mauvais état, qui a appartenu à des gens très modestes. «À l'origine, il était question de restaurer la petite maison et d'ajouter à l'arrière, dans le jardin, un autre volume qui serait comme un espace bibliothèque», explique l'un des propriétaires. Pierre Thibault développe l'idée et revient avec une proposition de deux corps de bâtiments s'articulant sur trois étages autour d'une passerelle très lumineuse.
L'entrée, située à l'étage principal entre les deux maisons, mène vers un long plateau ouvert qui abrite le séjour et la salle à manger. En retrait par rapport à la paroi vitrée, le plateau laisse apparaître le mur qui court sur toute la hauteur de l'édifice. Spécialement consolidé et stabilisé par des câbles en acier, le mur va devoir soutenir les milliers de livres qui constitueront la future grande bibliothèque sur trois niveaux. Accolé à cet espace se trouve une cuisine minimaliste dont le meuble en bois a été volontairement détaché de la vitre de la passerelle et laissé semi-transparent pour que la lumière et le paysage pénètrent par ce côté-là. La déambulation se termine sur un petit belvédère qui offre un coin repas très aérien, directement plongé dans les arbres...
À l'opposé du belvédère, la passerelle mène vers l'univers plus sombre et enveloppant de la petite maison du XIXe siècle. La transition entre les deux maisons aux échelles, aux styles et aux luminosités très contrastés se fait en remontant deux petites marches. Ici, l'ambiance est tout autre. Le bois des murs ayant été sablé, il possède un côté presque primitif et se montre sous un jour très sensuel. La lumière qui filtre au-travers des petites fenêtres est douce et invitante. Ce lieu propice à la réflexion est devenu un coin lecture; à l'étage, où l'on accède par un petit escalier en colimaçon, se trouve l'atelier d'écriture. Ce dernier, suffisamment isolé du reste de la maison, apporte tout le calme et l'inspiration nécessaires à la création.
Quelque part sur l'île de Montréal, dans un quartier aux allures de village, une petite maison traditionnelle en bois naturel, avec son toit en pente et ses fenêtres à l'ancienne, campe fièrement en bordure de la route. Lorsqu'on s'approche d'un peu plus près, on aperçoit, à l'arrière de la bâtisse, une autre construction avec le même bois de cèdre mais dans un style beaucoup plus contemporain. Celle-ci vient s'accoler délicatement à la petite maison, sans la défigurer mais, au contraire, en lui permettant de révéler tout son caractère.
Ce projet est l'oeuvre de Pierre Thibault, architecte, mais aussi d'Yves Belley, un entrepreneur qui a su parfaitement respecter la proposition architecturale tout en soignant la mise en oeuvre. Le résultat est un remarquable mariage entre deux univers, qui communiquent à l'extérieur comme à l'intérieur, au-travers de ce passage construit qui devient non seulement un espace de promenade et de vie mais aussi le lien entre le passé et le présent. «Je voulais développer l'idée de pouvoir vivre chez soi tout en ayant l'impression de voyager, de déambuler dans des espaces appartenant à différentes époques et qui se modifient au rythme de la nature. Chaque petit lieu de vie créé offre un choix d'activités et de rituels qui lui donnent une saveur propre... », précise Pierre Thibault. On est bien loin des constructions dans lesquelles toutes les pièces se ressemblent...
Deux corps de bâtiments
Au départ, les propriétaires, une écrivaine et un collectionneur d'art, achètent tout à fait par hasard le terrain sur lequel se trouve cette construction en très mauvais état, qui a appartenu à des gens très modestes. «À l'origine, il était question de restaurer la petite maison et d'ajouter à l'arrière, dans le jardin, un autre volume qui serait comme un espace bibliothèque», explique l'un des propriétaires. Pierre Thibault développe l'idée et revient avec une proposition de deux corps de bâtiments s'articulant sur trois étages autour d'une passerelle très lumineuse.
L'entrée, située à l'étage principal entre les deux maisons, mène vers un long plateau ouvert qui abrite le séjour et la salle à manger. En retrait par rapport à la paroi vitrée, le plateau laisse apparaître le mur qui court sur toute la hauteur de l'édifice. Spécialement consolidé et stabilisé par des câbles en acier, le mur va devoir soutenir les milliers de livres qui constitueront la future grande bibliothèque sur trois niveaux. Accolé à cet espace se trouve une cuisine minimaliste dont le meuble en bois a été volontairement détaché de la vitre de la passerelle et laissé semi-transparent pour que la lumière et le paysage pénètrent par ce côté-là. La déambulation se termine sur un petit belvédère qui offre un coin repas très aérien, directement plongé dans les arbres...
À l'opposé du belvédère, la passerelle mène vers l'univers plus sombre et enveloppant de la petite maison du XIXe siècle. La transition entre les deux maisons aux échelles, aux styles et aux luminosités très contrastés se fait en remontant deux petites marches. Ici, l'ambiance est tout autre. Le bois des murs ayant été sablé, il possède un côté presque primitif et se montre sous un jour très sensuel. La lumière qui filtre au-travers des petites fenêtres est douce et invitante. Ce lieu propice à la réflexion est devenu un coin lecture; à l'étage, où l'on accède par un petit escalier en colimaçon, se trouve l'atelier d'écriture. Ce dernier, suffisamment isolé du reste de la maison, apporte tout le calme et l'inspiration nécessaires à la création.
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