Le peintre Rauschenberg est mort
14 mai 2008
Arts visuels
Photo : Agence Reuters
Robert Rauschenberg devant le musée Guggenheim de Bilbao, qui organisait une rétrospective de son oeuvre en 1998.
New York — Robert Rauschenberg, l'un des grands artistes américains du vingtième siècle, héritier de Marcel Duchamp et inventeur de nouvelles formes d'art, est mort à 82 ans sur l'île Captive en Floride (sud-est des États-Unis), où il vivait et travaillait.
Le peintre est mort dans la nuit de lundi à hier, a indiqué Jennifer Roy, porte-parole de la galerie Pace Wildenstein à New York.
Né en 1925 à Port Arthur au Texas, Milton Ernest Rauschenberg — il changera de prénom à l'âge adulte — a marqué l'histoire de l'art contemporain dès les années 1950, lorsqu'il a marqué la transition entre l'expressionnisme abstrait et le pop-art.
Il avait alors réagi à des peintres comme Willem de Kooning et réalisé une série de monochromes, White, Black and Red Paintings, qui vont marquer l'art de ces années.
«J'aimais l'expressionnisme abstrait, mais j'ai été très attentif à ne rien en apprendre», avait-il déclaré dans une interview au quotidien français Le Monde en 2005, à l'occasion d'une rétrospective de son oeuvre au Musée d'art contemporain de Nice. Robert Rauschenberg a étudié l'art à la fin des années 1940 à Paris, où il a rencontré Susan Weil, une jeune artiste de New York avec qui il a été brièvement marié par la suite et dont il a eu un fils, Christopher.
Il a reçu ensuite au Black Mountain College, en Caroline du Nord (sud-est des États-Unis), l'enseignement de Josef Albers, peintre, dessinateur et important théoricien.
Utilisant dans ses créations toutes sortes de matériaux, cordes, bouts de tissus, objets de consommation courante, ami du compositeur John Cage, il est considéré avec Jasper Johns comme l'un des précurseur du pop-art.
Pour sa part, il souhaitait échapper aux étiquettes, qu'il s'agisse de pop-art ou de «néo-dadaïsme». «Cela ne m'importe pas plus que d'être rattaché au pop-art», assurait-il dans la même interview.
«Je n'ai presque aucun rapport avec le pop-art, car mon approche de l'objet [...] est complètement différente, et mon but n'est pas le même». Les artistes pop «ont une révérence vis-à-vis de l'objet [...] moi, ce qui m'intéresse, c'est transformer l'objet», disait-il encore.
Sa série Combine Paintings, mêlant sculpture, photographie et collage, lui a valu une première exposition à la galerie Léo Castelli à New York en 1958.
Quelques années après, Rauschenberg devenait le premier Américain à recevoir le Grand Prix de peinture de la Biennale de Venise en 1964, inaugurant une période de domination de l'art américain.
Également sculpteur, chorégraphe, photographe et même compositeur, Robert Rauschenberg est l'un des artistes les plus cotés sur le marché de l'art contemporain.
Trois de ses oeuvres sont proposées aux enchères de printemps ce soir par le marchand d'art Sotheby's. L'une d'elle, Overdrive (1963), était estimée entre 10 et 15 millions de dollars dans le catalogue, édité avant le décès de l'artiste.
Le peintre est mort dans la nuit de lundi à hier, a indiqué Jennifer Roy, porte-parole de la galerie Pace Wildenstein à New York.
Né en 1925 à Port Arthur au Texas, Milton Ernest Rauschenberg — il changera de prénom à l'âge adulte — a marqué l'histoire de l'art contemporain dès les années 1950, lorsqu'il a marqué la transition entre l'expressionnisme abstrait et le pop-art.
Il avait alors réagi à des peintres comme Willem de Kooning et réalisé une série de monochromes, White, Black and Red Paintings, qui vont marquer l'art de ces années.
«J'aimais l'expressionnisme abstrait, mais j'ai été très attentif à ne rien en apprendre», avait-il déclaré dans une interview au quotidien français Le Monde en 2005, à l'occasion d'une rétrospective de son oeuvre au Musée d'art contemporain de Nice. Robert Rauschenberg a étudié l'art à la fin des années 1940 à Paris, où il a rencontré Susan Weil, une jeune artiste de New York avec qui il a été brièvement marié par la suite et dont il a eu un fils, Christopher.
Il a reçu ensuite au Black Mountain College, en Caroline du Nord (sud-est des États-Unis), l'enseignement de Josef Albers, peintre, dessinateur et important théoricien.
Utilisant dans ses créations toutes sortes de matériaux, cordes, bouts de tissus, objets de consommation courante, ami du compositeur John Cage, il est considéré avec Jasper Johns comme l'un des précurseur du pop-art.
Pour sa part, il souhaitait échapper aux étiquettes, qu'il s'agisse de pop-art ou de «néo-dadaïsme». «Cela ne m'importe pas plus que d'être rattaché au pop-art», assurait-il dans la même interview.
«Je n'ai presque aucun rapport avec le pop-art, car mon approche de l'objet [...] est complètement différente, et mon but n'est pas le même». Les artistes pop «ont une révérence vis-à-vis de l'objet [...] moi, ce qui m'intéresse, c'est transformer l'objet», disait-il encore.
Sa série Combine Paintings, mêlant sculpture, photographie et collage, lui a valu une première exposition à la galerie Léo Castelli à New York en 1958.
Quelques années après, Rauschenberg devenait le premier Américain à recevoir le Grand Prix de peinture de la Biennale de Venise en 1964, inaugurant une période de domination de l'art américain.
Également sculpteur, chorégraphe, photographe et même compositeur, Robert Rauschenberg est l'un des artistes les plus cotés sur le marché de l'art contemporain.
Trois de ses oeuvres sont proposées aux enchères de printemps ce soir par le marchand d'art Sotheby's. L'une d'elle, Overdrive (1963), était estimée entre 10 et 15 millions de dollars dans le catalogue, édité avant le décès de l'artiste.
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