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Les prix Pierre-Ayot - Le travail de Michel de Broin et d'Alain Paiement est récompensé

Bernard Lamarche   4 décembre 2002  Arts visuels
Michel de Broin (à gauche) et Alain Paiement (à droite) en compagnie d’Helen Fotopulos, responsable de la Culture au comité exécutif de Montréal.
Photo : Jacques Grenier
Michel de Broin (à gauche) et Alain Paiement (à droite) en compagnie d’Helen Fotopulos, responsable de la Culture au comité exécutif de Montréal.
Michel de Broin et Alain Paiement ont reçu hier, respectivement, les prix Pierre-Ayot pour la relève en arts visuels et Louis-Comtois pour les artistes en mi-carrière.

Dans le cas d'Alain Paiement, qui a été mis en vedette lors de la dernière Biennale de Montréal, le jury s'est dit unanimement impressionné par «la constance et le renouvellement exemplaire de sa trajectoire artistique». Paiement, dont les reconstructions d'espaces volumétriques par la photographie ont pris plusieurs formes depuis le début de sa carrière, vient tout juste de décrocher sa spectaculaire installation photographique à la galerie de l'UQAM, qui lui a valu les éloges de la critique.

Michel de Broin, qui se retrouve comme plusieurs dans la catégorie des inclassables — «hors disciplines», a stipulé le jury —, a été récompensé en vertu de l'originalité, de l'ingéniosité et de l'intelligence de son travail, toutes des qualités avérées. De Broin s'est fait remarquer l'été dernier pour son intervention dans l'événement Artefact 2001 Sculptures urbaines, pour lequel il avait réalisé Entrelacement, une oeuvre éphémère, sorte d'excroissance au sol de la piste cyclable qui semblait s'être complètement emballée. On pouvait voir jusqu'en octobre dernier une autre de ses interventions, Trou, dans le cadre de l'exposition urbaine La Demeure, organisée par le centre Optica, soit une roulotte itinérante visible sur la voie publique, à l'intérieur du périmètre délimité par le boulevard René-Lévesque et la rue Sainte-Catherine, comprenant le boulevard Saint-Laurent, les rues Clark, Saint-Dominique et la place du Marché, percée d'un orifice semblant avaler les passants désirant s'y lover.

Le prix Pierre-Ayot est doté d'une bourse de 3000 $, montant auquel s'ajoutent 2500 $ pour l'organisation d'une exposition solo. Le prix Louis-Comtois vient quant à lui avec une bourse de 5000 $, en plus d'une somme de 2500 $ pour organiser une exposition. La Ville de Montréal s'engage de plus à acquérir une oeuvre des deux artistes. L'an dernier, ces prix avaient été remportés par Guy Pellerin (Louis-Comtois) et Nathalie Grimard (Pierre-Ayot).

Présidé par l'artiste Serge Tousignant, le jury était formé de Stéphane Aquin, conservateur de l'art contemporain au Musée des beaux-arts de Montréal, Josée Bélisle, conservatrice de la collection permanente du Musée d'art contemporain de Montréal, Serge Fisette, directeur de la revue Espace, et Pierre Leblanc, sculpteur.
 
 
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