Rome et le musée Getty enterrent la hache de guerre
Les deux parties ont signé un accord qui met fin à un long contentieux
Rome — Le ministère italien de la Culture a annoncé hier avoir signé un accord avec le musée Getty de Los Angeles, mettant ainsi un terme à un contentieux qui durait depuis des années, Rome accusant l'établissement de recel d'antiquités sorties illégalement de la péninsule.
Le ministre italien Francesco Rutelli et le directeur du musée Getty, Michael Brand, «ont annoncé aujourd'hui être parvenus à un accord concernant les requêtes avancées par le ministère pour certains objets des collections d'art antique du musée Getty», indique un communiqué.
Aux termes de cet accord, le Getty accepte de «transférer en Italie 40 objets, dont l'Aphrodite», une statue considérée par les autorités italiennes comme l'une des plus belles pièces sorties illégalement du pays.
C'est six oeuvres de moins que ce que réclamait Rome, mais 14 de plus que ce qu'il a proposé l'an dernier, lorsque le gouvernement a menacé de couper ses relations avec le musée américain.
Les deux parties doivent établir dans les prochains mois un calendrier de ces transferts, à l'exception de l'Aphrodite «qui restera exposée au Getty jusqu'en 2010», précise le communiqué conjoint.
Le ministère italien et le musée américain ont décidé de reprendre leurs discussions sur le sort d'une deuxième statue en bronze, une «victoire», une fois que la justice italienne se sera prononcée sur cette affaire.
Les deux parties ont également décidé de lancer «une vaste coopération culturelle qui comprendra des prêts d'importantes oeuvres d'art, des expositions conjointes», assurant être «satisfaites» de la signature de l'accord.
L'Italie s'est lancée il y a plusieurs années dans des négociations avec des musées du monde entier pour récupérer les pièces archéologiques sorties de son territoire à la suite de fouilles clandestines.
Elle a entamé en 2005 à Rome un procès contre l'ancienne responsable des antiquités du musée Getty, Marion True, accusée «d'association de malfaiteurs» destinée au «recel d'oeuvres d'art», ce que cette dernière réfute.
Fondé par le milliardaire du pétrole John Paul Getty, le musée Getty a toujours affirmé ne pas avoir acheté sciemment des objets pillés mais a admis que 82 de ses pièces étaient d'origine douteuse.
L'Italie avait d'ailleurs obtenu la restitution en novembre 2005 de trois pièces du musée californien. Dans la foulée, le Getty s'était aussi engagé l'été dernier à restituer à la Grèce quatre antiquités qu'elle lui réclamait, dont une stèle funéraire gravée et un bas-relief votif archaïque.
À la même période, le Museum of Fine Arts de Boston avait lui aussi accepté de restituer 13 pièces archéologiques à l'Italie. Les objets restitués sont des vases et des amphores en céramique peinte remontant jusqu'au Ve siècle avant J.-C. ainsi qu'une statue de marbre représentant Vibia Sabina, l'épouse de l'empereur Hadrien (76-138). La valeur estimée de ces pièces uniques, originaires pour la plupart de l'Italie méridionale, n'a pas été communiquée.
En février 2006, le Metropolitan Museum of Art (MET) de New York avait quant à lui restitué plusieurs pièces à Rome, dont un vase en terre cuite vieux de 2500 ans.
Le ministre italien Francesco Rutelli et le directeur du musée Getty, Michael Brand, «ont annoncé aujourd'hui être parvenus à un accord concernant les requêtes avancées par le ministère pour certains objets des collections d'art antique du musée Getty», indique un communiqué.
Aux termes de cet accord, le Getty accepte de «transférer en Italie 40 objets, dont l'Aphrodite», une statue considérée par les autorités italiennes comme l'une des plus belles pièces sorties illégalement du pays.
C'est six oeuvres de moins que ce que réclamait Rome, mais 14 de plus que ce qu'il a proposé l'an dernier, lorsque le gouvernement a menacé de couper ses relations avec le musée américain.
Les deux parties doivent établir dans les prochains mois un calendrier de ces transferts, à l'exception de l'Aphrodite «qui restera exposée au Getty jusqu'en 2010», précise le communiqué conjoint.
Le ministère italien et le musée américain ont décidé de reprendre leurs discussions sur le sort d'une deuxième statue en bronze, une «victoire», une fois que la justice italienne se sera prononcée sur cette affaire.
Les deux parties ont également décidé de lancer «une vaste coopération culturelle qui comprendra des prêts d'importantes oeuvres d'art, des expositions conjointes», assurant être «satisfaites» de la signature de l'accord.
L'Italie s'est lancée il y a plusieurs années dans des négociations avec des musées du monde entier pour récupérer les pièces archéologiques sorties de son territoire à la suite de fouilles clandestines.
Elle a entamé en 2005 à Rome un procès contre l'ancienne responsable des antiquités du musée Getty, Marion True, accusée «d'association de malfaiteurs» destinée au «recel d'oeuvres d'art», ce que cette dernière réfute.
Fondé par le milliardaire du pétrole John Paul Getty, le musée Getty a toujours affirmé ne pas avoir acheté sciemment des objets pillés mais a admis que 82 de ses pièces étaient d'origine douteuse.
L'Italie avait d'ailleurs obtenu la restitution en novembre 2005 de trois pièces du musée californien. Dans la foulée, le Getty s'était aussi engagé l'été dernier à restituer à la Grèce quatre antiquités qu'elle lui réclamait, dont une stèle funéraire gravée et un bas-relief votif archaïque.
À la même période, le Museum of Fine Arts de Boston avait lui aussi accepté de restituer 13 pièces archéologiques à l'Italie. Les objets restitués sont des vases et des amphores en céramique peinte remontant jusqu'au Ve siècle avant J.-C. ainsi qu'une statue de marbre représentant Vibia Sabina, l'épouse de l'empereur Hadrien (76-138). La valeur estimée de ces pièces uniques, originaires pour la plupart de l'Italie méridionale, n'a pas été communiquée.
En février 2006, le Metropolitan Museum of Art (MET) de New York avait quant à lui restitué plusieurs pièces à Rome, dont un vase en terre cuite vieux de 2500 ans.
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