Art contemporain - Une oeuvre de la documenta s'effondre sous la tempête
Template, de l'artiste chinois Ai Weiwei, a ainsi gagné en popularité
22 juin 2007
Arts visuels
Berlin — Une oeuvre de la grande exposition d'art contemporain, la documenta, Template, de l'artiste chinois Ai Weiwei, s'est effondrée sous une tempête mercredi à Kassel, ce qui a eu pour effet d'accroître sa notoriété.
L'installation, située sur la pelouse devant l'un des pavillons, était une tour de 12 mètres constituée d'encadrements de fenêtres et de portes en bois issus de maisons des dynasties Ming et Qing, détruites dans les projets immobiliers massifs que connaît la Chine d'aujourd'hui.
«C'est mieux qu'avant, a réagi l'artiste de 50 ans. Maintenant, la force de la nature est visible. Et c'est par ce genre d'émotions que l'art devient beau.» Ai Weiwei, qui participe en tant qu'architecte à la construction du stade de Pékin pour les Jeux olympiques de 2008, s'est voulu rassurant: «N'ayez crainte, je sais faire la différence entre architecture et art».
«D'un côté, c'est une catastrophe relative. De l'autre, les ruines permettent maintenant beaucoup d'associations et c'est exactement ce que l'art veut: stimuler» la pensée, a souligné le commissaire de la douzième documenta, l'Allemand Roger Buergel.
Un expert devait évaluer la valeur de l'oeuvre transformée hier. «Le prix a ainsi doublé», s'est amusé Ai Weiwei.
L'artiste chinois avait déjà attiré l'attention par une autre idée originale: il a invité 1001 Chinois originaires de milieux et provinces diverses, à venir découvrir la documenta XII, qui s'est ouverte le 16 juin pour 100 jours.
Aucun d'entre eux n'est jamais venu en Allemagne, et rares sont ceux à être déjà sortis de leur pays. À Kassel, le groupe est hébergé dans des dortoirs installés au sein d'une ancienne usine, où l'artiste cuisine pour ses compatriotes et leur coupe les cheveux.
L'installation, située sur la pelouse devant l'un des pavillons, était une tour de 12 mètres constituée d'encadrements de fenêtres et de portes en bois issus de maisons des dynasties Ming et Qing, détruites dans les projets immobiliers massifs que connaît la Chine d'aujourd'hui.
«C'est mieux qu'avant, a réagi l'artiste de 50 ans. Maintenant, la force de la nature est visible. Et c'est par ce genre d'émotions que l'art devient beau.» Ai Weiwei, qui participe en tant qu'architecte à la construction du stade de Pékin pour les Jeux olympiques de 2008, s'est voulu rassurant: «N'ayez crainte, je sais faire la différence entre architecture et art».
«D'un côté, c'est une catastrophe relative. De l'autre, les ruines permettent maintenant beaucoup d'associations et c'est exactement ce que l'art veut: stimuler» la pensée, a souligné le commissaire de la douzième documenta, l'Allemand Roger Buergel.
Un expert devait évaluer la valeur de l'oeuvre transformée hier. «Le prix a ainsi doublé», s'est amusé Ai Weiwei.
L'artiste chinois avait déjà attiré l'attention par une autre idée originale: il a invité 1001 Chinois originaires de milieux et provinces diverses, à venir découvrir la documenta XII, qui s'est ouverte le 16 juin pour 100 jours.
Aucun d'entre eux n'est jamais venu en Allemagne, et rares sont ceux à être déjà sortis de leur pays. À Kassel, le groupe est hébergé dans des dortoirs installés au sein d'une ancienne usine, où l'artiste cuisine pour ses compatriotes et leur coupe les cheveux.
|
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
|
Envoyer Fermer
Haut de la page

