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25e Symposium international d'art contemporain - Agitation artistique à Baie-Saint-Paul

Des projets avec le Cirque du Soleil pour 2009

Frédérique Doyon   13 juin 2007  Arts visuels
À l'engagement des artistes répond celui de la société dans son ensemble envers l'art et la culture. Le 25e Symposium international d'art contemporain de Baie-Saint-Paul le clamera haut et fort, du 3 août au 2 septembre prochain, en s'articulant autour du thème Ici et maintenant, s'engager dans l'art.

Vingt-cinq artistes — pour le 25e anniversaire — créeront une véritable «agitation artistique», selon les termes du directeur général de l'événement, Jacques Saint-Gelais Tremblay, appelant le public à réfléchir sur le rôle et la place de l'art dans nos vies. Ils relanceront par la bande la question de l'art contemporain en régions, débat qui a secoué les bases mêmes du Symposium l'an dernier, pour mieux affirmer sa vitalité nouvelle.

«Pour ce 25e, nous voulions un parti pris clair, une problématique forte, a indiqué le commissaire du Symposium, Nicolas Mavrikakis. On demande souvent aux artistes de s'impliquer de toutes sortes de manières, mais en retour comment notre société s'engage-t-elle dans la culture?»

Le commissaire montre du doigt le désengagement de l'État, notamment à l'échelle fédérale. «Pour avoir une culture forte, il n'y a pas de secret», dit-il. La vision artistique prime, mais il faut aussi «mettre de l'argent». Et il s'interroge: pourquoi les Québécois achètent si peu d'oeuvres de leurs artistes?

Certains artistes aborderont d'ailleurs de front ces questions, comme l'Albertain Mathieu Lefebvre, qui «va créer un faux organisme à but non lucratif pour offrir de faux conseils» aux artistes et lever le voile sur la «machine effrayante» de la production artistique, explique M. Mavrikakis. Felicity Taylor plantera son chevalet devant le paysage charlevoisien mais copiera plutôt l'oeuvre d'un paysagiste canadien connu, afin d'élucider pourquoi on préfère les paysages à la peinture contemporaine.

L'engagement se déclinera tantôt en vert avec l'Action terroriste socialement acceptable (ATSA), qui présente Squat polaire, expression de son ras-le-bol devant la surinformation écologiste sans résultats, tantôt en vert poubelle avec l'oeuvre monumentale du Saskatchewanais Griffith Baker, créée à partir de bouchons de plastique glanés à Baie-Saint-Paul.

Une rétrospective des 24 symposiums précédents est déjà en cours pour saluer les 25 ans. Mais, après la crise qui a failli mettre un terme à l'aventure artistique charlevoisienne, l'équipe du Symposium s'occupe surtout de son avenir. On remet en question le site où se déploie l'événement — l'aréna — et on prépare des projets avec le Cirque du Soleil pour 2009, pour les 25 ans de l'entreprise circassienne «qui a connu ses premiers balbutiements» dans la région, comme le rappelait M. Saint-Gelais Tremblay.
 
 
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