La Manufacture des Gobelins dévoile ses trésors à Paris
10 mai 2007
Arts visuels
Paris — D'une tenture exceptionnelle du XVIIe siècle à un fauteuil design, la Manufacture des Gobelins à Paris, qui célèbre cette année ses 400 ans, dévoile ses trésors, chefs-d'oeuvre du passé ou créations contemporaines, à l'occasion de la réouverture de la «Galerie des Gobelins».
Fermée depuis 35 ans, cette galerie construite au début du XXe siècle par Jean-Camille Formigé (1845-1926) dans l'enceinte de la Manufacture (13e arrondissement de Paris) rouvre samedi au public après 13 ans de travaux.
Sa rénovation lui permet de mener à bien sa mission d'origine, servir d'espace d'expositions — comme cela existe à Beauvais depuis 1976 — aux tapisseries, meubles et objets d'art issus des ateliers de création ou de restauration du Mobilier national et des Manufactures.
«Les Gobelins, ce sont quatre siècles de continuité dans ces missions, celles d'aménager le décor officiel de l'État et de passer commande aux artistes du temps», a indiqué Bernard Schotter, administrateur général du Mobilier national et des Manufactures des Gobelins.
«En 2007 comme en 1607» [lorsque Henri IV fonde les ateliers de tissage du Faubourg Saint-Marcel, devenus manufacture des Gobelins] —, «c'est toujours le même mécénat d'État», dit-il.
En rouvrant la Galerie parisienne, «nous voulons partager ces trésors avec le plus grand nombre», a ajouté le patron de l'institution, qui a rappelé que «déjà, sous l'Ancien Régime, on visitait les tapisseries et les trésors du roi».
Pour célébrer sa réouverture, la Galerie propose Les Gobelins 1607-2007, trésors dévoilés - Quatre siècles de création (du 12 mai au 30 septembre), une exposition en trois volets qui démarre délibérément, au rez-de-chaussée, par les créations les plus contemporaines.
Quand il pense aux Gobelins, le public «pense à Louis XIV», a dit M. Schotter, «mais nous voulons montrer que c'est un lieu bien vivant, apprécié des créateurs. Nous sommes d'abord une institution culturelle dont l'objectif est de perpétuer le savoir-faire et être un lieu de création».
Une cinquantaine de meubles, tapis ou tapisseries, dont certaines à peine «tombées de métier», portent les noms d'Alechinsky, Hains, Portzamparc, Othoniel ou Matali Crasset. Une chaise design signée Christophe Pillet sert depuis 2000 à meubler la tribune présidentielle du 14 juillet place de la Concorde à Paris.
En montant au premier étage, le visiteur fait un grand bond en arrière pour découvrir les origines des trois manufactures — Gobelins, Beauvais, Savonnerie — avec des tapisseries les célébrant.
Clou de l'exposition, une tenture — terme désignant un ensemble de tapisseries — exceptionnelle, la Tenture royale d'Artémise, est, pour la première fois depuis sa création, au XVIIe siècle, reconstituée avec ses 15 tapisseries.
Fermée depuis 35 ans, cette galerie construite au début du XXe siècle par Jean-Camille Formigé (1845-1926) dans l'enceinte de la Manufacture (13e arrondissement de Paris) rouvre samedi au public après 13 ans de travaux.
Sa rénovation lui permet de mener à bien sa mission d'origine, servir d'espace d'expositions — comme cela existe à Beauvais depuis 1976 — aux tapisseries, meubles et objets d'art issus des ateliers de création ou de restauration du Mobilier national et des Manufactures.
«Les Gobelins, ce sont quatre siècles de continuité dans ces missions, celles d'aménager le décor officiel de l'État et de passer commande aux artistes du temps», a indiqué Bernard Schotter, administrateur général du Mobilier national et des Manufactures des Gobelins.
«En 2007 comme en 1607» [lorsque Henri IV fonde les ateliers de tissage du Faubourg Saint-Marcel, devenus manufacture des Gobelins] —, «c'est toujours le même mécénat d'État», dit-il.
En rouvrant la Galerie parisienne, «nous voulons partager ces trésors avec le plus grand nombre», a ajouté le patron de l'institution, qui a rappelé que «déjà, sous l'Ancien Régime, on visitait les tapisseries et les trésors du roi».
Pour célébrer sa réouverture, la Galerie propose Les Gobelins 1607-2007, trésors dévoilés - Quatre siècles de création (du 12 mai au 30 septembre), une exposition en trois volets qui démarre délibérément, au rez-de-chaussée, par les créations les plus contemporaines.
Quand il pense aux Gobelins, le public «pense à Louis XIV», a dit M. Schotter, «mais nous voulons montrer que c'est un lieu bien vivant, apprécié des créateurs. Nous sommes d'abord une institution culturelle dont l'objectif est de perpétuer le savoir-faire et être un lieu de création».
Une cinquantaine de meubles, tapis ou tapisseries, dont certaines à peine «tombées de métier», portent les noms d'Alechinsky, Hains, Portzamparc, Othoniel ou Matali Crasset. Une chaise design signée Christophe Pillet sert depuis 2000 à meubler la tribune présidentielle du 14 juillet place de la Concorde à Paris.
En montant au premier étage, le visiteur fait un grand bond en arrière pour découvrir les origines des trois manufactures — Gobelins, Beauvais, Savonnerie — avec des tapisseries les célébrant.
Clou de l'exposition, une tenture — terme désignant un ensemble de tapisseries — exceptionnelle, la Tenture royale d'Artémise, est, pour la première fois depuis sa création, au XVIIe siècle, reconstituée avec ses 15 tapisseries.
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