Musées - François Pinault remporte la «bataille de Venise» contre Guggenheim
5 avril 2007 20h59
Arts visuels
Photo : Agence France-Presse
La Punta della Dogana à Venise.
Rome — L'homme d'affaires français et collectionneur d'art contemporain François Pinault a remporté la bataille qui l'opposait à la Fondation Guggenheim pour reprendre la «Pointe de la Douane» à Venise, des bâtiments désaffectés où il compte installer un nouveau centre d'exposition.
«Nous avons remporté la bataille, nous sommes très heureux», a déclaré hier à l'AFP Jean-Jacques Aillagon, conseiller de François Pinault et directeur général du Palais Grassi à Venise, où est déjà installée une partie de la vaste collection Pinault.
Le directeur du Patrimoine de Venise, Luigi Bassetto, a pour sa part confirmé que la création d'un musée dans les 5000 mètres carrés de la «Pointe de la Douane» (Punta della Dogana) avait été confiée à François Pinault au terme d'une décision qui a été prise mercredi.
«Le projet de la Fondation Guggenheim ne précisait pas les oeuvres qui seraient exposées en permanence dans le musée. Il s'agissait pourtant d'une condition indispensable dans l'appel d'offres. La commission [chargée de désigner le meilleur projet] a considéré qu'ils s'étaient auto-exclus», a-t-il expliqué à l'AFP.
Selon un communiqué de la mairie de Venise, le Palais Grassi s'est engagé à ouvrir un centre d'art à l'intérieur de la «Pointe» en juin 2009.
Il a aussi fourni une liste de 141 oeuvres d'art qui constitueront la collection permanente du nouveau musée, indique le communiqué, sans préciser de quelles oeuvres il s'agit.
L'acceptation du projet de François Pinault semblait une formalité à l'automne 2005, lorsque le propriétaire de Christie's et des griffes de luxe Gucci et Yves Saint-Laurent venait de racheter le Palais Grassi, l'ancienne vitrine culturelle de Fiat.
Mais la donne avait changé avec l'entrée en lice de la Fondation Solomon Guggenheim, déjà présente à Venise avec la «collection Peggy Guggenheim» et dont le projet était appuyé par le président de la région Vénétie, Giancarlo Galan.
Le maire de Venise, Massimo Cacciari, ne cachait pas sa préférence pour François Pinault.
«Nous sommes très fiers de pouvoir jouer à Venise un rôle encore plus important que celui que nous avons déjà avec le Palais Grassi. Nous avons conscience de l'honneur qui nous est fait de créer un centre d'art contemporain», a ajouté M. Aillagon.
M. Aillagon a précisé que ce nouveau musée «s'appuiera sur la collection François Pinault», mais «nous avons la volonté de travailler avec tous les partenaires de la vie culturelle de Venise, y compris avec le musée Guggenheim».
François Pinault, qui avait racheté le Palais Grassi en avril 2005 pour quelque 29 millions d'euros, dispose d'une collection de quelque 2000 oeuvres, qui couvre tous les champs des arts plastiques contemporains.
Il avait créé la consternation en France en mai 2005 en annonçant qu'il retirait son projet d'établir sa fondation sur le site d'anciennes usines Renault à Boulogne-Billancourt, en région parisienne. Il avait alors dénoncé «les incertitudes, les longueurs, les pesanteurs» dans lesquelles s'était enlisé le projet.
«Nous avons remporté la bataille, nous sommes très heureux», a déclaré hier à l'AFP Jean-Jacques Aillagon, conseiller de François Pinault et directeur général du Palais Grassi à Venise, où est déjà installée une partie de la vaste collection Pinault.
Le directeur du Patrimoine de Venise, Luigi Bassetto, a pour sa part confirmé que la création d'un musée dans les 5000 mètres carrés de la «Pointe de la Douane» (Punta della Dogana) avait été confiée à François Pinault au terme d'une décision qui a été prise mercredi.
«Le projet de la Fondation Guggenheim ne précisait pas les oeuvres qui seraient exposées en permanence dans le musée. Il s'agissait pourtant d'une condition indispensable dans l'appel d'offres. La commission [chargée de désigner le meilleur projet] a considéré qu'ils s'étaient auto-exclus», a-t-il expliqué à l'AFP.
Selon un communiqué de la mairie de Venise, le Palais Grassi s'est engagé à ouvrir un centre d'art à l'intérieur de la «Pointe» en juin 2009.
Il a aussi fourni une liste de 141 oeuvres d'art qui constitueront la collection permanente du nouveau musée, indique le communiqué, sans préciser de quelles oeuvres il s'agit.
L'acceptation du projet de François Pinault semblait une formalité à l'automne 2005, lorsque le propriétaire de Christie's et des griffes de luxe Gucci et Yves Saint-Laurent venait de racheter le Palais Grassi, l'ancienne vitrine culturelle de Fiat.
Mais la donne avait changé avec l'entrée en lice de la Fondation Solomon Guggenheim, déjà présente à Venise avec la «collection Peggy Guggenheim» et dont le projet était appuyé par le président de la région Vénétie, Giancarlo Galan.
Le maire de Venise, Massimo Cacciari, ne cachait pas sa préférence pour François Pinault.
«Nous sommes très fiers de pouvoir jouer à Venise un rôle encore plus important que celui que nous avons déjà avec le Palais Grassi. Nous avons conscience de l'honneur qui nous est fait de créer un centre d'art contemporain», a ajouté M. Aillagon.
M. Aillagon a précisé que ce nouveau musée «s'appuiera sur la collection François Pinault», mais «nous avons la volonté de travailler avec tous les partenaires de la vie culturelle de Venise, y compris avec le musée Guggenheim».
François Pinault, qui avait racheté le Palais Grassi en avril 2005 pour quelque 29 millions d'euros, dispose d'une collection de quelque 2000 oeuvres, qui couvre tous les champs des arts plastiques contemporains.
Il avait créé la consternation en France en mai 2005 en annonçant qu'il retirait son projet d'établir sa fondation sur le site d'anciennes usines Renault à Boulogne-Billancourt, en région parisienne. Il avait alors dénoncé «les incertitudes, les longueurs, les pesanteurs» dans lesquelles s'était enlisé le projet.
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