Le nouveau Musée national de Singapour pensé et réalisé par des Québécois
Un musée griffé québécois en plein coeur de l'Asie? Deux fois plutôt qu'une! C'est en effet à des designers de Montréal que Singapour vient de faire appel pour renouveler la totalité du contenu de son musée national, rouvert en décembre dernier après avoir été requinqué et agrandi au coût de 70 millions de dollars.
Pas un pouce de la nouvelle superficie de 18 375 mètres carrés dédiés aux salles d'exposition n'a échappé aux planches à dessin des designers de GSM design, l'entreprise québécoise qui a raflé ce contrat au nez de grandes firmes internationales. Le groupe de designers montréalais était ainsi sollicité pour une seconde fois, après avoir complété en 2004 l'aménagement du Musée national des civilisations asiatiques dans l'archipel singapourien.
«Ce nouveau musée représente un contrat de 24 millions dans un projet total de rénovation de 70 millions. Ils ont aimé notre approche non conventionnelle, très prisée des visiteurs car elle allie la multidisciplinarité et le multimédia», a expliqué au Devoir Yves Mayrand, président de GSM design.
Dès 1999, des émissaires de la république de Singapour, qui planifiaient de moderniser leurs institutions muséales, auraient craqué pour le modèle québécois, après avoir fait le tour du musée McCord, des musées des civilisations à Ottawa et à Québec, du Musée des sciences et d'autres musées où GSM design a laissé sa griffe sur le contenu et l'aménagement au cours des ans. La voie était tout ouverte pour un grand saut sur le continent asiatique.
Au Musée national de Singapour (NAMOS), dans la vieille bâtisse coloniale de 120 ans maintenant drapée de sa nouvelle aile hyper-moderne en verre, GSM design a créé et aménagé le contenu de la salle maîtresse de 30 000 pieds carrés, la History Gallery, dédiée à l'histoire du pays, ainsi que les quatre autres salles abritant des expositions semi-permanentes consacrées aux quatre «f»: food, fashion, film et photography.
À l'inauguration officielle, en décembre dernier, le responsable du National Heritage Board de Singapour, Michael Koh, affirmait: «Il s'agit d'une nouvelle façon de découvrir et d'interpréter notre culture et notre identité.»
Dans ce pays qui compte quatre langues nationales, le musée, exempt de toute information imprimée ou affichette descriptive, n'a plus rien du musée traditionnel. Les designers ont plutôt développé un compagnon virtuel, sorte de guide portable multimédia qui fonctionne à l'aide d'un système de reconnaissance (GPS) permettant de localiser l'endroit où se trouve le visiteur pour lui livrer dans la langue de son choix les informations utiles au moment opportun.
Dans la «Living Gallery», les designers ont aussi misé sur des présentations sonores et visuelles, regorgeant d'éléments interactifs et ludiques, notamment des distributeurs d'odeurs dans la zone réservée à la nourriture. «Là-bas, la nourriture est très riche, et représentative de la mixité des cultures et de la vie de tous les jours. Nous avons donc ajouté au contenu: les odeurs, l'éclairage et la conception audio sont très importants dans l'exposition», explique M. Mayrand.
GSM design, qui a fait ses classes lors de l'expo 67, est déjà bien établi au Canada. L'entreprise a réalisé plusieurs expositions permanentes dans les musées québécois et a mis la main notamment au musée McCord, au Musée des sciences, aux musées de la civilisation de Québec et d'Ottawa, et il vient de terminer le Musée de la Ville de Washington et le musée d'histoire de la Ville de Strasbourg. Il a maintenant ouvert un bureau à Singapour, où travaillaient jusqu'en décembre 25 personnes.
Cette antenne en Asie lui permet déjà de rayonner dans d'autres pays du continent, notamment dans l'émirat arabe de Dubaï, où GSM design participe à l'aménagement de l'observatoire qui coiffera le 124e étage de la plus haute tour du pays, la Burj Dubaï. «Nous travaillons déjà à ce projet qui comprendra l'équivalent de 40 000 pieds carrés d'exposition, si l'on tient compte de l'observatoire, du tunnel qui reliera la tour à l'entrée et des ascenseurs qui seront habités d'animations multimédias», ajoute le designer. À Montréal, on prépare déjà l'ouverture d'un troisième bureau dans ce petit émirat riche en pétrole, où bourgeonnent les mégaprojets de construction, plus démentiels les uns que les autres.
Pas un pouce de la nouvelle superficie de 18 375 mètres carrés dédiés aux salles d'exposition n'a échappé aux planches à dessin des designers de GSM design, l'entreprise québécoise qui a raflé ce contrat au nez de grandes firmes internationales. Le groupe de designers montréalais était ainsi sollicité pour une seconde fois, après avoir complété en 2004 l'aménagement du Musée national des civilisations asiatiques dans l'archipel singapourien.
«Ce nouveau musée représente un contrat de 24 millions dans un projet total de rénovation de 70 millions. Ils ont aimé notre approche non conventionnelle, très prisée des visiteurs car elle allie la multidisciplinarité et le multimédia», a expliqué au Devoir Yves Mayrand, président de GSM design.
Dès 1999, des émissaires de la république de Singapour, qui planifiaient de moderniser leurs institutions muséales, auraient craqué pour le modèle québécois, après avoir fait le tour du musée McCord, des musées des civilisations à Ottawa et à Québec, du Musée des sciences et d'autres musées où GSM design a laissé sa griffe sur le contenu et l'aménagement au cours des ans. La voie était tout ouverte pour un grand saut sur le continent asiatique.
Au Musée national de Singapour (NAMOS), dans la vieille bâtisse coloniale de 120 ans maintenant drapée de sa nouvelle aile hyper-moderne en verre, GSM design a créé et aménagé le contenu de la salle maîtresse de 30 000 pieds carrés, la History Gallery, dédiée à l'histoire du pays, ainsi que les quatre autres salles abritant des expositions semi-permanentes consacrées aux quatre «f»: food, fashion, film et photography.
À l'inauguration officielle, en décembre dernier, le responsable du National Heritage Board de Singapour, Michael Koh, affirmait: «Il s'agit d'une nouvelle façon de découvrir et d'interpréter notre culture et notre identité.»
Dans ce pays qui compte quatre langues nationales, le musée, exempt de toute information imprimée ou affichette descriptive, n'a plus rien du musée traditionnel. Les designers ont plutôt développé un compagnon virtuel, sorte de guide portable multimédia qui fonctionne à l'aide d'un système de reconnaissance (GPS) permettant de localiser l'endroit où se trouve le visiteur pour lui livrer dans la langue de son choix les informations utiles au moment opportun.
Dans la «Living Gallery», les designers ont aussi misé sur des présentations sonores et visuelles, regorgeant d'éléments interactifs et ludiques, notamment des distributeurs d'odeurs dans la zone réservée à la nourriture. «Là-bas, la nourriture est très riche, et représentative de la mixité des cultures et de la vie de tous les jours. Nous avons donc ajouté au contenu: les odeurs, l'éclairage et la conception audio sont très importants dans l'exposition», explique M. Mayrand.
GSM design, qui a fait ses classes lors de l'expo 67, est déjà bien établi au Canada. L'entreprise a réalisé plusieurs expositions permanentes dans les musées québécois et a mis la main notamment au musée McCord, au Musée des sciences, aux musées de la civilisation de Québec et d'Ottawa, et il vient de terminer le Musée de la Ville de Washington et le musée d'histoire de la Ville de Strasbourg. Il a maintenant ouvert un bureau à Singapour, où travaillaient jusqu'en décembre 25 personnes.
Cette antenne en Asie lui permet déjà de rayonner dans d'autres pays du continent, notamment dans l'émirat arabe de Dubaï, où GSM design participe à l'aménagement de l'observatoire qui coiffera le 124e étage de la plus haute tour du pays, la Burj Dubaï. «Nous travaillons déjà à ce projet qui comprendra l'équivalent de 40 000 pieds carrés d'exposition, si l'on tient compte de l'observatoire, du tunnel qui reliera la tour à l'entrée et des ascenseurs qui seront habités d'animations multimédias», ajoute le designer. À Montréal, on prépare déjà l'ouverture d'un troisième bureau dans ce petit émirat riche en pétrole, où bourgeonnent les mégaprojets de construction, plus démentiels les uns que les autres.
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