Double présidence de la coalition - Donner un sens à la ville
«La culture est un investissement, pas une dépense.»
Photo : Jacques Grenier
Lise Bissonnette, la directrice générale de la Grande bibliothèque.
Pour Jean Perrault, maire de Sherbrooke et coprésident du 15e colloque de la coalition Les Arts et la ville, la culture joue un rôle essentiel dans le dynamisme des municipalités: «Pour améliorer la qualité de vie et apporter un dynamisme.»
Si Jean Perrault s'est d'abord fait connaître par son implication dans le domaine sportif, il a tôt fait, dès son entrée en politique active, de se convaincre de l'importance de la culture dans la vie urbaine. M. Perrault a été conseiller municipal pendant 12 ans avant d'être élu maire de Sherbrooke; il en est à son troisième mandat, qui se terminera en 2005. En 1983, alors que M. Perrault faisait partie du conseil municipal, Sherbrooke était une des premières villes du Canada à se doter d'une politique culturelle. L'administration Perrault s'affaire présentement à renouveler celle-ci alors que, la semaine dernière, la présidente du Comité culture, Chantal L'Espérance, dirigeait une séance de consultation publique. L'adoption de la nouvelle politique culturelle, qui vise entre autres à intégrer les anciennes villes de Rock Forest, Fleurimont, Bromptonville et Lennoxville, est prévue pour la fin de 2002 ou le début de 2003.
Culture et centre-ville
«Je crois beaucoup à la vitalité culturelle, affirme M. Perrault. C'est pour moi tout aussi important que n'importe quel autre volet de la vie municipale. Une ville sans culture, ça n'a aucun sens. C'est un investissement, pas une dépense.» S'il trouve nécessaire d'encourager les artistes, M. Perrault estime essentiel, alors qu'il fait le bilan des réalisations de son administration, l'apport de la culture dans un plan d'urbanisme. «J'arrive de Québec, où on peut apprécier l'apport de la culture dans le nouveau quartier Saint-Roch. À Sherbrooke, il y a peu, le centre-ville était laissé à l'abandon, hypothéqué par l'extension commerciale dans les périphéries.» Sa revitalisation est passée par la revalorisation du patrimoine architectural, avec entre autres, la réfection du théâtre Granada — «aucun théâtre au Canada ne possède une telle richesse ornementale» — grâce à un don de 200 000 $ de l'avocat Louis Lagacé, la rénovation de l'Hôtel de Ville (construit en 1904) et la localisation du Musée des beaux-arts de Sherbrooke dans l'ancienne Banque des Cantons, érigée vers 1875.
«Je crois beaucoup à la vitalité culturelle, affirme M. Perrault. C'est pour moi tout aussi important que n'importe quel autre volet de la vie municipale. Une ville sans culture, ça n'a aucun sens. C'est un investissement, pas une dépense.» S'il trouve nécessaire d'encourager les artistes, M. Perrault estime essentiel, alors qu'il fait le bilan des réalisations de son administration, l'apport de la culture dans un plan d'urbanisme. «J'arrive de Québec, où on peut apprécier l'apport de la culture dans le nouveau quartier Saint-Roch. À Sherbrooke, il y a peu, le centre-ville était laissé à l'abandon, hypothéqué par l'extension commerciale dans les périphéries.» Sa revitalisation est passée par la revalorisation du patrimoine architectural, avec entre autres, la réfection du théâtre Granada — «aucun théâtre au Canada ne possède une telle richesse ornementale» — grâce à un don de 200 000 $ de l'avocat Louis Lagacé, la rénovation de l'Hôtel de Ville (construit en 1904) et la localisation du Musée des beaux-arts de Sherbrooke dans l'ancienne Banque des Cantons, érigée vers 1875.
Un des accomplissements dont le maire Perrault est le plus fier, c'est la relocalisation de l'ancien Musée du Séminaire dans l'usine Kayser, abandonnée depuis plus de 15 ans et défigurant le coeur de la municipalité. Le Musée du Séminaire avait la réputation d'être un des plus grands concepteurs d'expositions en sciences naturelles au Canada mais depuis plus de 10 ans, l'institution ne répondait plus aux impératifs de conservation de ses collections (température, éclairage, etc.) et à la nécessité d'augmenter sa clientèle. «Ça a pris six ans d'énergie à un haut niveau pour réaliser ce projet, affirme M. Perrault, qui rappelle le scepticisme de la population et du conseil municipal. À être inauguré le 9 octobre prochain, le Musée du Séminaire, rebaptisé Musée de la nature et des sciences, partage l'immeuble Kayser avec une résidence pour personnes âgées. «Je voulais démonter l'apport économique de ces musées dans le centre-ville: ça l'aide à prendre son sens, améliore sa qualité de vie et apporte du dynamisme.»
Le bicentenaire de Sherbrooke
L'administration Perrault travaille présentement à un projet majeur, le Centre de production des arts de la scène, un lieu d'expertise pour tout ce qui concerne la création de costumes, de décors, d'éclairage, etc. «La ville, affirme le maire, fournira la moitié des 3,3 M$ nécessaires à sa construction. Dans le cadre du programme Agir, nous avons demandé le reste de la somme à la ministre Diane Lemieux et nous attendons sa réponse.»
La ville de Sherbrooke est membre de Les Arts et la ville depuis les tout débuts de la coalition et savoure particulièrement le fait d'accueillir ce colloque annuel — qu'incidemment M. Perrault copréside avec Lise Bissonnette — au moment-même où la ville célèbre son 200e anniversaire. Par-delà les activités liées à ces deux événements, Sherbrooke présentera en octobre la dixième édition de son Festival du conte, le Salon du livre de l'Estrie et, jusqu'au 10 novembre, la 48e Exposition florale des serres municipales Carl-Camirand, au domaine Howard.
Le 15e colloque de la coalition Les Arts et la ville se tiendra en divers lieux de la ville de Sherbrooke les 9, 10 et 11 octobre prochains. Le thème retenu cette année est «La vitalité culturelle locale: l'affaire de qui?».
Si Jean Perrault s'est d'abord fait connaître par son implication dans le domaine sportif, il a tôt fait, dès son entrée en politique active, de se convaincre de l'importance de la culture dans la vie urbaine. M. Perrault a été conseiller municipal pendant 12 ans avant d'être élu maire de Sherbrooke; il en est à son troisième mandat, qui se terminera en 2005. En 1983, alors que M. Perrault faisait partie du conseil municipal, Sherbrooke était une des premières villes du Canada à se doter d'une politique culturelle. L'administration Perrault s'affaire présentement à renouveler celle-ci alors que, la semaine dernière, la présidente du Comité culture, Chantal L'Espérance, dirigeait une séance de consultation publique. L'adoption de la nouvelle politique culturelle, qui vise entre autres à intégrer les anciennes villes de Rock Forest, Fleurimont, Bromptonville et Lennoxville, est prévue pour la fin de 2002 ou le début de 2003.
Culture et centre-ville
«Je crois beaucoup à la vitalité culturelle, affirme M. Perrault. C'est pour moi tout aussi important que n'importe quel autre volet de la vie municipale. Une ville sans culture, ça n'a aucun sens. C'est un investissement, pas une dépense.» S'il trouve nécessaire d'encourager les artistes, M. Perrault estime essentiel, alors qu'il fait le bilan des réalisations de son administration, l'apport de la culture dans un plan d'urbanisme. «J'arrive de Québec, où on peut apprécier l'apport de la culture dans le nouveau quartier Saint-Roch. À Sherbrooke, il y a peu, le centre-ville était laissé à l'abandon, hypothéqué par l'extension commerciale dans les périphéries.» Sa revitalisation est passée par la revalorisation du patrimoine architectural, avec entre autres, la réfection du théâtre Granada — «aucun théâtre au Canada ne possède une telle richesse ornementale» — grâce à un don de 200 000 $ de l'avocat Louis Lagacé, la rénovation de l'Hôtel de Ville (construit en 1904) et la localisation du Musée des beaux-arts de Sherbrooke dans l'ancienne Banque des Cantons, érigée vers 1875.
«Je crois beaucoup à la vitalité culturelle, affirme M. Perrault. C'est pour moi tout aussi important que n'importe quel autre volet de la vie municipale. Une ville sans culture, ça n'a aucun sens. C'est un investissement, pas une dépense.» S'il trouve nécessaire d'encourager les artistes, M. Perrault estime essentiel, alors qu'il fait le bilan des réalisations de son administration, l'apport de la culture dans un plan d'urbanisme. «J'arrive de Québec, où on peut apprécier l'apport de la culture dans le nouveau quartier Saint-Roch. À Sherbrooke, il y a peu, le centre-ville était laissé à l'abandon, hypothéqué par l'extension commerciale dans les périphéries.» Sa revitalisation est passée par la revalorisation du patrimoine architectural, avec entre autres, la réfection du théâtre Granada — «aucun théâtre au Canada ne possède une telle richesse ornementale» — grâce à un don de 200 000 $ de l'avocat Louis Lagacé, la rénovation de l'Hôtel de Ville (construit en 1904) et la localisation du Musée des beaux-arts de Sherbrooke dans l'ancienne Banque des Cantons, érigée vers 1875.
Un des accomplissements dont le maire Perrault est le plus fier, c'est la relocalisation de l'ancien Musée du Séminaire dans l'usine Kayser, abandonnée depuis plus de 15 ans et défigurant le coeur de la municipalité. Le Musée du Séminaire avait la réputation d'être un des plus grands concepteurs d'expositions en sciences naturelles au Canada mais depuis plus de 10 ans, l'institution ne répondait plus aux impératifs de conservation de ses collections (température, éclairage, etc.) et à la nécessité d'augmenter sa clientèle. «Ça a pris six ans d'énergie à un haut niveau pour réaliser ce projet, affirme M. Perrault, qui rappelle le scepticisme de la population et du conseil municipal. À être inauguré le 9 octobre prochain, le Musée du Séminaire, rebaptisé Musée de la nature et des sciences, partage l'immeuble Kayser avec une résidence pour personnes âgées. «Je voulais démonter l'apport économique de ces musées dans le centre-ville: ça l'aide à prendre son sens, améliore sa qualité de vie et apporte du dynamisme.»
Le bicentenaire de Sherbrooke
L'administration Perrault travaille présentement à un projet majeur, le Centre de production des arts de la scène, un lieu d'expertise pour tout ce qui concerne la création de costumes, de décors, d'éclairage, etc. «La ville, affirme le maire, fournira la moitié des 3,3 M$ nécessaires à sa construction. Dans le cadre du programme Agir, nous avons demandé le reste de la somme à la ministre Diane Lemieux et nous attendons sa réponse.»
La ville de Sherbrooke est membre de Les Arts et la ville depuis les tout débuts de la coalition et savoure particulièrement le fait d'accueillir ce colloque annuel — qu'incidemment M. Perrault copréside avec Lise Bissonnette — au moment-même où la ville célèbre son 200e anniversaire. Par-delà les activités liées à ces deux événements, Sherbrooke présentera en octobre la dixième édition de son Festival du conte, le Salon du livre de l'Estrie et, jusqu'au 10 novembre, la 48e Exposition florale des serres municipales Carl-Camirand, au domaine Howard.
Le 15e colloque de la coalition Les Arts et la ville se tiendra en divers lieux de la ville de Sherbrooke les 9, 10 et 11 octobre prochains. Le thème retenu cette année est «La vitalité culturelle locale: l'affaire de qui?».
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