-
Lorsque nous causons design, que ce soit en mode, en déco, appareils électroniques, caméras, voitures, peu importe, les premiers pays qui s'imposent logiquement comme références incontournables sont bien sûr l'Italie, la France, l'Allemagne, le Japon et les États-Unis.
-
Entretenir un rapport intime avec des œuvres d'art est un grand privilège. Les vrais collectionneurs le savent mieux que moi. Me serais-je intéressée à Marc-Aurèle Fortin si dans mon enfance une de ses aquarelles accrochée au mur de la salle à manger familiale — achetée jadis pour une poignée de dollars par mon père — n'avait suscité cette curiosité-là? Mes tantes possédaient d'autres toiles de ses paysages de Charlevoix, que je voyais à travers les yeux du peintre durant mes vacances passées dans cette région. Au fil des héritages, les aquarelles ont passé de main en main, intégrées à nos univers. Et je reluque la ligne de maisons aujourd'hui disparues à Saint-Hilarion, les silhouettes humaines à peine esquissées, en tâchant de saisir au vol l'inspiration de cet artiste-là.
-
Cette semaine, je suis allée jeter un oeil à l'exposition Titanic, au 5e étage du Centre Eaton. Un lieu familier. Combien de films ai-je vus là-bas, quand Famous Players y tenait ses écrans de cinéma? Des centaines. Les rares salles francophones du Centre-ville de Montréal tombent comme des mouches: Le Parisien, le Centre Eaton en dernière hécatombe. Mais passons, puisqu'il faut passer...